Le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge  
Le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge  

Faux de prétendre que les adolescents ont été oubliés, dit le ministre Roberge

Caroline Plante
La Presse Canadienne
QUÉBEC - Aucun élève québécois n’a été oublié pendant la pandémie, a déclaré mercredi en commission le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge.

Il répondait à une question de la députée libérale Marwah Rizqy, qui évoquait l’anxiété vécue par les 330 000 élèves du secondaire qui ont été oubliés, selon elle.

M. Roberge a demandé d’éviter de «galvauder» le mot «oublié», avant d’indiquer qu’il était à la veille de déposer des scénarios pour la rentrée en septembre.

Il va présenter ces scénarios au conseil des ministres mercredi, puis aux partenaires du réseau le lendemain. Le ministre prévoit ensuite consulter les députés d’opposition lundi dans le but de bonifier le plan pour la rentrée.

Contrairement à ce qu’il affirmait la semaine dernière, M. Roberge veut maintenant «écarter» le scénario prévoyant un enseignement à distance seulement pour les élèves du secondaire en septembre.

En revanche, l’idée d’une fréquentation alternée semble faire son chemin au ministère, s’est réjouie la députée péquiste Véronique Hivon.

Par ailleurs, le ministre de l’Éducation n’a pas exclu de mettre sur pied des camps de perfectionnement cet été pour les élèves du secondaire, en disant que «la réflexion avance là-dessus».

Les écoles à vocation régionale en zones chaudes pourront rouvrir «incessamment», a ajouté M. Roberge.

«Quelques personnes ont dit que les adolescents ont été oubliés. Il n’y a personne qui a été oublié, ni nos 5 ans, ni nos 8 ans, ni nos 12 ans, ni nos adolescents», a-t-il déclaré.

«Les contraintes ont été telles qu’on a été obligé de fermer nos écoles, comme à peu près dans tous les états de l’Amérique du Nord, en Occident et presque à la grandeur de la planète. Est-ce que ça veut dire que chaque état a abandonné ou oublié ses adolescents? Je pense que c’est faux de dire ça.»