Des arcs-en-ciel de toutes les tailles et de toutes les couleurs se sont mis à apparaître dans les fenêtres des chaumières.

Des arcs-en-ciel porteurs d'espoir

C’est une invitation qui s’est propagée sur les réseaux sociaux telle une traînée de poudre, prouvant que de bonnes idées peuvent aussi être virales. Histoire d’occuper les enfants un moment, puis de partager un message d’espoir aux passants de leur quartier, les citoyens de la région embellissent leurs fenêtres avec des arcs-en-ciel.

On ne sait pas qui est derrière ce mouvement qui est désormais d’ampleur provinciale. Mais signe que l’idée a séduit, de nombreux citoyens ont emboîté le pas. Des arcs-en-ciel de toutes les tailles et de toutes les couleurs se sont mis à apparaître dans les fenêtres des chaumières, mais certains ont été dessinés à la craie sur les pavés. Souvent, avec la mention « ça va bien aller », signe qu’on demeure optimiste à travers la tourmente.

Confectionner un gigantesque arc-en-ciel en mosaïque a occupé Rose, Anastasia, Émeraude et Mila pendant « un bon deux heures, deux heures et demie », à Saint-Pie, indique leur mère, Anabelle Riber. 

Celle-ci a découvert la tendance sur Facebook, alors que des mères françaises ont partagé le fruit du travail de leur marmaille. « J’ai tellement aimé ça que je l’ai moi aussi relayé, et tout d’un coup, plein d’autres familles ont embarqué », raconte-t-elle.

Confinée à la maison avec ses quatre enfants, dont un poupon de six semaines, Marie-Audrey Lussier a elle aussi mis bien en vue l’arc-en-ciel bricolé par Olivier, Benjamin et Raphaël, les trois aînés de la fratrie.

L’entrepreneure, franchisée avec son conjoint des restaurants Planète Poutine et Wakamé Sushi de la rue Robitaille, juge que l’initiative permet de dédramatiser la situation, qui apporte son lot de stress aux commerçants locaux. « Quand on est à la maison, on essaie de penser à autre chose », confie-t-elle.

C’est également sur des groupes de parents sur Facebook que la Granbyenne a découvert le mouvement ; sa fille aînée en a pour sa part pris connaissance sur YouTube. « Quand j’ai vu ça, je me suis dit : ça va mettre de la couleur, ça fait quelque chose à faire aux enfants ! C’est génial ! », lance Mme Lussier.

Elsa Labrie Desroches, de Nala et Ciboulette répit, appose un arc-en-ciel à sa fenêtre.

Aussi pour les plus vieux

Il n’y a pas que les enfants qui ont contribué à colorer les fenêtres de leur quartier. Seule chez elle alors que son conjoint est au travail, Éloïse Brodeur a elle-même confectionné un petit arc-en-ciel. C’est d’ailleurs elle qui a lancé la chaîne dans les Boisés Martel, où elle demeure à Granby.

« Je trouvais l’idée géniale. Nous sommes un quartier très actif avec plusieurs familles et je trouvais cela intéressant de rendre les promenades encore plus amusantes », affirme celle qui profite également de la vue lors de ses sorties.

Même si elles n’ont pas d’enfants, Marie-Claude Robitaille et Alexandra Lapierre ont également pris part au mouvement. Avec humour, elles ont dessiné un nuage qui crache un arc-en-ciel. C’est sur la page Spotted Ange-Gardien qu’elles ont pris connaissance de l’invitation à laquelle elles ont été ravies de répondre.

« C’est vraiment une bonne idée pour s’amuser, on les cherche dans notre quartier ! , affirme Mme Robitaille. Ça rend le temps moins long... »

Au passage de La Voix de l’Est dans les Boisés Martel, Elsa Labrie Desroches s’affairait à accrocher un arc-en-ciel à sa fenêtre, elle qui se trouve au centre de répit pour enfants avec des besoins particuliers Nala et Ciboulette. « J’ai partagé une photo sur ma page Facebook, ça montre aux enfants qu’on pense à eux et qu’on s’ennuie d’eux ! », lance-t-elle.

Confectionner un gigantesque arc-en-ciel en mosaïque a occupé Rose, Anastasia, Émeraude et Mila pendant « un bon deux heures, deux heures et demie ». — Photos tirées de Facebook

Faire sourire

Une fois réalisée, l’oeuvre d’art doit être admirée. C’est d’ailleurs l’objectif du mouvement, dont les instigateurs laissent jusqu’à vendredi aux citoyens pour afficher leur arc-en-ciel, après quoi ils invitent les familles à sortir prendre l’air et à arpenter les rues de leur quartier à la recherche de ces décorations colorées. 

Une manière utile de joindre l’utile à l’agréable tout en marquant l’arrivée du printemps, disent-ils.

« C’est une bonne idée pour les enfants, surtout qu’ils ne voient pas leurs amis, estime Mme Lussier. Quand on marche dehors et qu’on voit des arcs-en-ciel, ça fait sourire tout le monde, les jeunes et les vieux ! Ça fait du bien. »

Histoire d’occuper les enfants un moment, puis de partager un message d’espoir aux passants de leur quartier, les citoyens de la région embellissent leurs fenêtres avec des arcs-en-ciel.