Gilles Hudon, président-directeur adjoint du CIUSSS de la Mauricie et du Centre-du-QUébec, et la Dre Marie-Josée Godi, directrice de la santé publique et de la responsabilité populationnelle.

COVID-19: les prélèvements seront bientôt analysés au CHAUR

TROIS-RIVIÈRES — Les tests de dépistage de la COVID-19 pourront se faire d’ici quelques semaines dans la région, dans un laboratoire du centre hospitalier régional de Trois-Rivières (CHAUR).

Le CIUSSS de la Mauricie et du Centre-du-Québec espère ainsi raccourcir les délais avant d’obtenir le résultat des tests. Ceux-ci sont présentement de trois à quatre jours, alors qu’ils devraient normalement être de 24 h à 48 h.

Il faudra toutefois attendre deux à trois semaines avant que ce laboratoire soit opérationnel. Jusqu’à 400 analyses pourront être réalisées chaque jour dans ce laboratoire.

Depuis la mise en place des quatre cliniques de dépistage de la région, la fin de semaine dernière, plus de 400 prélèvements ont été faits.

Le CIUSSS annonce également que 12 infirmières supplémentaires rejoindront les rangs d’Info santé (811) dans la région, pour décongestionner la ligne téléphonique.

Pas de nouveaux cas

Alors que le nombre de cas a encore grimpé mercredi au Québec, celui en Mauricie demeure inchangé depuis le 15 mars, à trois cas. Le CIUSSS s’attend toutefois à ce que ce nombre augmente dans la région.

«Il faut s’y attendre et c’est normal, rassure la Dre Marie-Josée Godi, directrice de la santé publique et de la responsabilité populationnelle du CIUSSS. Mais si on est rigoureux, la progression sera plus lente.»

Le CIUSSS ne compte toutefois pas mettre fin aux visites effectuées à domicile par ses intervenants, comme ceux à la protection de la jeunesse. On leur demande toutefois de prendre des précautions pour éviter de s’exposer au coronavirus. Des directives plus claires seront également énoncées sous peu par le ministère de la Santé et des Services sociaux en ce qui concerne les contacts avec les parents biologiques des enfants en famille d’accueil.

Enquêtes plus poussées

Les enquêtes épidémiologiques menées par la santé publique auprès des personnes qui ont contracté la COVID-19, afin de savoir si elles peuvent avoir contaminé d’autres personnes, seront désormais plus poussées. Puisque les risques de transmission du coronavirus sont jugés faibles avant que les premiers symptômes se manifestent, les équipes de la santé publique se contentaient de remonter la piste des lieux fréquentés et des contacts avec d’autres personnes jusqu’à l’apparition des premiers symptômes. Les enquêtes remonteront désormais jusqu’à 24 heures avant ce moment. Enfin, davantage de personnes doivent s’attendre à voir leur rendez-vous médical ou leur chirurgie reportés. Seuls les rendez-vous non urgents sont annulés de la sorte, assure le CIUSSS.