COVID-19: jeune ambulancière de la région de Québec infectée

Une jeune ambulancière de la région de Québec est infectée par la COVID-19.

La femme, qui travaille pour l’entreprise Dessercom basée à Lévis, ne souffre plus des symptômes de la maladie. Elle a maintenant recouvré la santé et n’attend plus que ses deux tests de dépistage négatifs pour retourner au boulot.

«La personne est sur le point de terminer son isolement. On attend les deux tests», confirme au Soleil le coordonnateur des communications chez Dessercom, Francis Brisebois.

«On ne sait pas si elle a attrapé le virus dans la pratique de son travail ou pas. La Santé publique fera sûrement une enquête, mais nous n’aurons pas ces résultats à moins que l’employée nous en fasse part.»

«Nos paramédics sont assez équipés [pour faire face à la COVID-19], assure M. Brisebois. On a toujours été proactifs, dès le début [de la crise]. Mais c’est sûr que ça amène son lot de stress pour la personne. Est-ce qu’elle a contaminé sa famille? Ses collègues? Des patients?»

L’ambulancière pouvait travailler autant à Québec qu’à Lévis, sur la rive nord comme sur la rive sud.

Jusqu’ici, quatre ambulanciers de Dessercom ont eu la COVID-19. L’entreprise regroupe 700 ambulanciers et ambulancières déployés dans 14 des 17 régions administratives du Québec. Ces intervenants ont réalisé «2900 prises en charge de cas suspectés ou confirmés à la COVID-19 qui ont mené à un transport vers un établissement de santé» pour 4500 expositions individuelles potentielles, calcule M. Brisebois.

Deux autres en Mauricie

Des trois autres ambulanciers touchés, deux travaillent en Mauricie-Centre-du-Québec et l’autre, en Abitibi. L’ambulancière de Québec et ses deux collègues de la Mauricie ont été hébergés dans des hôtels aux frais de Dessercom, le temps de leurs 14 jours d'isolement. L’ambulancier de l'Abitibi s'est trouvé un autre logement pour cette période.

Des quatre, la femme de la région de Québec s’avère la moins expérimentée dans le métier. M. Brisebois ne fait toutefois pas de lien avec son inexpérience.

«Elle portait très bien l’EPI [équipement de protection individuel]. Il est difficile de savoir comment elle a été infectée. Nos paramédics travaillent dans des zones chaudes et des zones tièdes. Mais elle a aussi pu l’attraper en faisant l’épicerie», constate-t-il.

Un autre ambulancier a aussi été dépisté positif à la COVID-19 au Saguenay, fin mars. Il est le seul des 425 ambulanciers de la Coopérative des techniciens ambulanciers du Québec (CTAQ) à avoir été touché sur quatre régions.

Ajoutons que la semaine prochaine sera la Semaine nationale des paramédics et des services préhospitaliers d’urgence.