En Italie, une étude a déjà donné un aperçu des nuits troublées par la pandémie.
En Italie, une étude a déjà donné un aperçu des nuits troublées par la pandémie.

COVID-19: des chercheurs veulent savoir comment se porte votre sommeil

Comment se porte votre sommeil durant la pandémie de COVID-19? Des chercheurs d’une dizaine de pays dans le monde — dont un professeur de l’Université Laval — souhaitent le savoir.

Les scientifiques ont commencé lundi à chercher des participants pour cette étude internationale qui évaluera l’impact de la pandémie et du confinement sur les habitudes de sommeil et la santé mentale. 

«Ça fait trois semaines qu’on a des appels conférence Zoom, et on se dit : “il faut faire quelque chose”, parce que tout le monde est interpellé par les problèmes de sommeil», dit Charles Morin, professeur à l’École de psychologique de l’Université Laval, qui pilote le volet canadien/québécois de la recherche.  

Comme le rapportait récemment Le Soleil, plusieurs signes montrent que la crise de la COVID-19 a déjà affecté le sommeil des Québécois. M. Morin et ses collègues cherchent à documenter l’ampleur de cette perturbation et à cerner ses manifestations au niveau international. 

«Nos questions sont formulées pour demander aux gens de se replacer dans le peak de la pandémie», précise Charles Morin.

Les scientifiques sont à la recherche de 1000 personnes âgées de plus de 18 ans, avec ou sans difficulté de sommeil, pour compléter un questionnaire d’environ 40 questions et qui devrait prendre environ 20 minutes. 

En plus des chercheurs du Canada, des collègues de la Finlande, de la Norvège, du Royaume-Uni, de la France, de l’Italie, de la Chine, du Japon, de l’Allemagne et de l’Autriche travaillent sur la recherche. 

En Italie, une étude a déjà donné un aperçu des nuits troublées par la pandémie. Fin mars, les chercheurs italiens ont sondé leurs compatriotes sur la qualité de leur sommeil durant le confinement. 

Ils ont notamment remarqué que les personnes se couchaient et se réveillaient plus tard. Ils passaient aussi plus de temps au lit, mais, paradoxalement, ils dormaient moins bien. 

L’augmentation des difficultés de sommeil était plus forte pour les personnes présentant un niveau plus élevé de dépression, d’anxiété et de stress. 

L’étude internationale à laquelle contribue Charles Morin permettra de documenter plus précisément les difficultés de sommeil et de comparer les résultats de la dizaine de pays sondés. 

Le questionnaire anonyme est déjà en ligne et sera disponible pour environ trois semaines. Charles Morin espère qu’il y aura le plus de répondants possible. «Si on en a 2000, on va tous les prendre!» dit-il.

Le questionnaire est disponible ici