Des gens profitent du soleil dans un parc de Montréal, dimanche.  
Des gens profitent du soleil dans un parc de Montréal, dimanche.  

Comment offrir aux citoyens des espaces fraîcheur en ces temps de pandémie?

La canicule qui envahit le Québec et l’Ontario cette semaine obligera les grandes villes à repenser la façon dont elles offraient jusqu’ici des espaces de fraîcheur en cette ère de distanciation et de confinement.

Les bibliothèques, les cinémas, les centres communautaires et les piscines, où les résidents pouvaient habituellement se rafraîchir, sont actuellement fermés en raison des restrictions de santé publique liées à la COVID-19. Or, les températures devraient dépasser les 30°C pendant quelques jours cette semaine, sans compter l’indice humidex.

À Toronto, où des centaines de ces espaces avaient été identifiés l’an dernier pour protéger la population vulnérable contre la canicule, la Ville a annoncé que six centres de refroidissement d’urgence seront ouverts dans la métropole. Ces centres sont présentés comme une solution de «dernier recours» pour les résidents qui n’ont pas accès à un peu de fraîcheur, car des protocoles stricts de prévention et de contrôle des infections y seront mis en place.

La Ville de Toronto indique que plus d’espaces seront désignés comme «centres de refroidissement d’urgence» dès qu’elle annoncera sa stratégie complète et ajustée de mitigation de la chaleur.

Environnement Canada a publié un avertissement de chaleur pour la majeure partie du Québec et une grande partie du sud et de l’est de l’Ontario. Dans la région de Montréal, par exemple, les températures maximales pourraient atteindre entre 30 et 33 degrés mardi, avec un indice humidex de 37 à 39. Pour mercredi, une augmentation du taux d’humidité et des températures entre 30 et 33 degrés occasionnera des valeurs d’humidex de plus de 40, prévoit-on.

Environnement Canada rappelle que les risques sont plus grands pour les jeunes enfants, les femmes enceintes, les personnes âgées, les personnes souffrant de maladies chroniques et celles qui travaillent ou font de l’exercice à l’extérieur.

Les citoyens des grandes villes chercheront désespérément la fraîcheur, mais les résidents des centres de soins de longue durée n’auront pas la chance de se déplacer. Le manque de climatisation dans la grande majorité des CHSLD du Québec préoccupait déjà le gouvernement. Ces établissements offraient en temps normal des îlots de fraîcheur, mais la distanciation rend cette solution difficilement applicable aujourd’hui.

«À court terme, on se fait un peu prendre avec une canicule au mois de mai, ce n’est quand même pas très très fréquent, mais on a un plan qui devait se déployer au mois de juin pour même ajouter des unités additionnelles de climatisation et on va le devancer, on va l’accélérer», a promis lundi la ministre de la Santé, Danielle McCann.