De nombreux événements estivaux se tiendront en présence dans les prochains jours au sanctuaire Notre-Dame-du-Cap.
De nombreux événements estivaux se tiendront en présence dans les prochains jours au sanctuaire Notre-Dame-du-Cap.

COVID-19: un été pas comme les autres au Sanctuaire

Pierrick Pichette
Le Nouvelliste
TROIS-RIVIÈRES — Les fidèles seront enchantés d’apprendre qu’ils pourront, malgré les circonstances, assister à des événements en présence cet été au sanctuaire Notre-Dame-du-Cap. Bien que différente des années antérieures, l’offre de l’endroit promet d’être «centrée sur l’histoire» de ce lieu de culte.

À l’occasion du 300e anniversaire de l’établissement, dont les festivités devaient débuter le 22 juillet, date à laquelle y a été prononcée la toute première messe, l’administration du sanctuaire Notre-Dame-du-Cap trouvait primordial de ne pas annuler la totalité des événements qu’elle avait prévus. C’est donc dans l’optique d’offrir aux pèlerins un moyen de se recueillir en toute sécurité que cette version revampée des activités estivales de la basilique a vu le jour.

«C’est certain que nous ne tiendrons pas une grosse saison, comme nous avions l’habitude de le faire. Nous avons plutôt choisi de mettre l’accent sur la riche histoire du lieu et de nous concentrer sur notre vocation première d’endroit de recueillement, qui a fait notre renommée au cours des dernières années. Ces jours-ci, beaucoup de gens disent avoir besoin de réconfort et ce sera un moyen pour eux d’en obtenir», a indiqué le coordonnateur aux communications et aux événements du sanctuaire Notre-Dame-du-Cap, Marc-André Pelletier.

Les visiteurs auront l’occasion d’assister à une édition repensée du festival de l’Assomption, qui se déroulera sous le thème de la solidarité. Ainsi, du 7 au 15 août, des prédications présidées par différents orateurs québécois, diverses célébrations eucharistiques ainsi qu’une grande procession autour de la basilique seront organisées sur le terrain de la basilique.

«La programmation de cet été permettra à un certain nombre de gens de venir se recueillir chez nous. De plus, bon nombre d’événements seront dédiés aux personnes qui ont perdu des proches en raison du coronavirus», a indiqué Marc-André Pelletier.

Deux spectacles s’y tiendront également, l’un mettant en vedette la formation Rose Loup, menée par Rosie Lafrance-Marcottre, le 8 août prochain, et l’autre la pianiste Anne-Marie Dubois, le 15 août.

COVID-19 oblige, l’ensemble de ces activités se dérouleront dans le respect des mesures sanitaires mises en place par le gouvernement. C’est donc dire qu’un nombre limité de gens pourront assister aux spectacles, qui se tiendront à l’intérieur du petit sanctuaire. Si rien ne change, un maximum de 50 personnes par activité sera visé par l’établissement.

Organisé chaque année, le Symposium des arts visuels de l’endroit aura lui aussi lieu, mais de façon numérique et exclusivement régionale. Dès le 27 juillet, les artistes de la Mauricie seront invités à envoyer leurs œuvres en ligne aux organisateurs de l’événement. Les prix seront remis le 14 août prochain dans le cadre du festival de l’Assomption.

Réalisée devant public, l’annonce de la programmation estivale de la basilique a été accompagnée d’un goûter et de plusieurs jeux effectués en compagnie, notamment, des Oblats, gardiens du sanctuaire. Sur la photo: Mgr Pierre-Olivier Tremblay

En outre, le personnel du sanctuaire fera appel à Cap-Jeunesse afin d’organiser de nombreuses journées d’animation pour les enfants de 5 à 14 ans. Pour les plus vieux, les jeunes de l’organisme assureront des visites historiques permettant d’en apprendre un peu plus sur les 300 ans d’histoire de la basilique.

Le personnel prêt à affronter une deuxième vague

Malgré les récentes permissions accordées par la Direction nationale de santé publique en raison de l’aplanissement de la courbe de propagation du virus, la province n’est pas à l’abri d’une éventuelle deuxième vague. Si celle-ci devait se produire, la tenue de déploiements en présence serait évidemment compromise.

Qu’à cela ne tienne, le personnel de l’endroit assure être prêt à toute éventualité. «Quand on a imaginé notre été 2020, on a développé des plans A, B, jusqu’à W. C’est pourquoi nous avons des solutions pour pallier les différents problèmes qui pourraient se présenter. Par exemple, en cas d’interdiction d’événements en présence, nous tiendrons nos activités à huis clos et diffuserons le tout en ligne», a fait savoir M. Pelletier.

Le sanctuaire «en santé, mais toujours fragile»

Comme la vaste majorité des entreprises ayant dû fermer leurs portes en raison de la pandémie, les lieux de culte du Québec ont subi des conséquences dévastatrices en étant contraints de cesser leurs activités lors des derniers mois.

«C’est certain qu’on ne peut échapper aux conséquences. D’un autre côté, la pandémie nous a poussés à nous diversifier plus que jamais. Nous avons même augmenté nos activités en ligne, ce que nous avions un peu plus de difficulté à faire auparavant. La réouverture était une excellente nouvelle, mais il faut continuer d’agir avec prudence», a souligné le coordonnateur.

Par ailleurs, bien que la basilique ait été relativement fragilisée par les derniers mois, l’administration de l’établissement s’estime en bonne posture financière grâce aux différents sacrifices qui ont été effectués afin de préserver l’avenir de cet endroit tricentenaire.

«Il est clair qu’on a eu des choix déchirants à faire. Comme d’autres entreprises, on a été obligés de mettre à pied certains employés et d’en payer d’autres à l’aide de programmes gouvernementaux pour préserver l’avenir du sanctuaire. On se considère en bonne santé financière, même si on ne peut se permettre de folies», soutient Marc-André Pelletier.

Selon ce qu’affirme le recteur de l’endroit et évêque auxiliaire de Trois-Rivières, monseigneur Pierre-Olivier Tremblay, les fidèles attendaient avec impatience le retour en action de ce lieu de culte, qui leur aurait permis de passer plus facilement à travers les derniers mois.

Le restaurant le Sanctuaire, dans lequel s’est déroulée l’annonce, s’est offert une cure de jouvence ainsi qu’un tout nouveau menu pour cette saison estivale. Sur la photo: Mgr Pierre-Olivier Tremblay.

«Les gens nous ont presque tous dit s’être ennuyés. Dès le début de nos célébrations, tous nos pèlerins ont semblé très heureux. Je pense notamment aux personnes qui ont été touchées de près ou de loin par la COVID-19, qui viennent chez nous pour y déposer leur fardeau.»