Dans l’ordre habituel, la directrice générale du CNETE, Nancy Déziel, en compagnie de l’équipe du CNETE spécialisée en biologie moléculaire dirigée par Jean-François Lemay, chercheur et complétée par Patrik Quessy, assistant de recherche, Mohamed Rahni, chercheur, et Anthony Guedon, technicien.
Dans l’ordre habituel, la directrice générale du CNETE, Nancy Déziel, en compagnie de l’équipe du CNETE spécialisée en biologie moléculaire dirigée par Jean-François Lemay, chercheur et complétée par Patrik Quessy, assistant de recherche, Mohamed Rahni, chercheur, et Anthony Guedon, technicien.

COVID-19: le CNETE en appui à la recherche

Brigitte Trahan
Brigitte Trahan
Le Nouvelliste
SHAWINIGAN — Le Centre national en électrochimie et en technologies environnementales (CNETE) de Shawinigan vient en appui aux chercheurs en vue du développement d’un éventuel vaccin contre la COVID-19.

À la mi-juillet, le CNETE a en effet livré un premier lot de protéine N (nucléocapside) du virus en question, le SARS-CoV-2, à divers chercheurs universitaires et compagnies québécoises et canadiennes.

Cette protéine permettra la réalisation de tests cliniques pour mesurer en quelques minutes les anticorps exprimés à la suite d’une infection à la COVID-19 et l’élaboration d’un vaccin.

Déjà, les premiers résultats issus de son utilisation ont démontré d’excellentes performances en termes d’efficacité. L’expertise et l’équipement du CNETE, un des centres de transfert technologique du Cégep de Shawinigan, permettent l’instauration d’un emplacement local de production de cette protéine tout en rendant accessibles à ses collaborateurs des protéines personnalisées, selon leurs besoins.

Dès ce mois-ci, d’ailleurs, le CNETE entamera la production d’autres protéines en lien avec la COVID-19 en plus gros volume.

Ce soutien aux chercheurs est d’autant plus important que dès le début du mois d’avril, les équipes impliquées dans le développement de vaccins et de tests de détection ont été confrontées à de graves difficultés d’approvisionnement en protéine provenant du SARS-CoV-2. Encore à ce jour, cette pénurie est mondiale et donne lieu à des délais et des conditions de livraison inacceptables.

Par exemple, des produits ont été acheminés sans la réfrigération nécessaire et à des prix trop élevés qui ont triplé.

Par exemple, une fraction de milligramme de ces produits se vend à plus de 2000 $, ce qui est nettement insuffisant pour permettre des travaux de recherche.

Au CNETE, l’équipe de biologie moléculaire dirigée par Jean-François Lemay a réussi à produire 4 mg de protéine N au prix de 4000$.