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La Capitale

COVID-19: Lévis passe à la coercition

À l’approche de la fête de Pâques, la Ville de Lévis a décidé de lever le ton. Elle abandonne le mode sensibilisation pour entrer dans un mode coercition. Non seulement les policiers de la brigade COVID-19 seront plus présents sur le territoire, plus d’effectifs seront déployés, mais ils pourraient être moins tolérants pour ceux et celles ne suivant pas les consignes de la Santé publique.

«On commence à se dire que ça ne se peut comme pas que le message ne soit pas passé. Alors là, la bonne foi, la mauvaise foi...  Les gens qui vont nous dire ‘’je ne le savais pas moi qu’il y a une distance de deux mètres». [...] Les citoyens qui portent plainte souvent vont nous dire que ces gens-là sont de mauvaise foi. C’est sur cette mauvaise foi-là que l’on va commencer à jouer. Parce qu’un moment donné il y a des limites à dire. «je ne le savais pas». Moi «je le savais pas», je commence à avoir des problèmes avec ça!» a lancé le maire de Lévis Gilles Lehouillier lors d’un point de presse diffusé sur sa page Facebook de même que sur celle de la ville. Du même souffle il a annoncé que Lévis allait mettre en œuvre des moyens supplémentaires pour marteler le message de la Santé publique qui est de respecter les consignes.

«C’est ça qui est le nerf de la guerre aujourd’hui si on veut s’assurer que, comme le mentionnais le gouvernement, le «peak» de la pandémie soit atteint vers la mi-avril», a lancé le premier magistrat lévisien. «Si on veut maintenir cette position enviable là, il faut continuer à faire des efforts. Oui il est clair qu’au niveau économique, les mesures ont des répercussions importantes. Mais il ne fait pas oublier que plus on est disciplinés et plus vite le rétablissement pourra arriver de façon positive.»

Afin de rappeler aux gens les recommandations de la Santé publique, la ville a conclu une entente qui permettra à la ville d’utiliser 23 panneaux électroniques et quatre panneaux géants déjà installés sur le territoire Lévisien. Elle a aussi loué 10 panneaux électroniques mobiles à messages variables qui seront installés sur le territoire de même sur lesquels seront diffusés en boucle de courts messages sur l’importance du respect des consignes de la Santé publiques. Le maire a aussi demandé à ses citoyens de respecter les consignes plus spécifiques au territoire lévisien comme d’éviter les longs déplacements sur le territoire, de s’approvisionner le plus près possible de son lieu de résidence, d’éviter les rassemblements intérieurs et extérieurs, et d’éviter tout rassemblement familial.

Un constat d’infraction

Le maire de Lévis l’a mentionné, la collaboration de population est exemplaire. À preuve, même si les policiers ont dû faire, à la suite de dénonciations, 113 interventions auprès de commerces offrant des services non-essentiels qui étaient ouverts et 256 interventions auprès de citoyens entre le 23 mars et le 6 avril, ils n’ont donné qu’un seul constat d’infraction.

La contravention de 1546 $ a été remise à un citoyen qui n’a pas respecté les règles. «Cette personne s’est présentée dans un dépanneur alors qu’elle avait des symptômes possibles de la COVID-19. Notre service de police a dû diriger la personne vers les milieux de soins et émettre le constat approprié», a expliqué Gaétan Drouin, coordonnateur municipal de la sécurité civile,»

Le maire Lehouillier a indiqué que Lévis avait donné tout le pouvoir nécessaire à ses policiers pour contrôler les allées et venues dans ses différents parcs. Si l’achalandage devenait problématique dans certains parcs, les policiers auront le pouvoir de les fermer.

«Le parc des Chutes de la Chaudière fera l’objet d’un suivi particulier allant même au contrôle  des entrées et des sorties», a mentionné le premier magistrat. «Nous avons constaté qu’il pouvait y avoir une problématique. Le parc des Chutes de la Chaudière, c’est un peu les plaines d’Abraham de Lévis. C’est normal qu’il y ait plus de gens qui désirent s’y rendre. Mais on va contrôler le tout.»

Gaétan Drouin a mentionné que les policiers continueront aussi de patrouiller aux abords des résidences privées pour aînés pour s’assurer que les gens respectent les règles de confinement. Toute intervention est cependant faite à la demande de la Santé publique. Jusqu’ici, les demandes concernaient autant des gens qui voulaient absolument visiter une personne aînée que des aînés qui désiraient sortir de la sa résidence.

Le maire Lehouillier a indiqué qui n’était pas question pour Lévis de se doter d’un règlement visant à baisser le montant des amendes des constats d’infraction. «Il fait que les gens sachent qu’il y a une coercition.»

Depuis mardi, l’Hôtel-Dieu de Lévis est illuminé aux couleurs de l’arc-en-ciel afin de souligner le travail exceptionnel du personnel du domaine de la santé. Une initiative du Groupe Satir Productions.

Affaires

COVID-19: aucun droit de refus de travailler accepté à ce jour par la CNESST

MONTRÉAL - La CNESST a reçu «un certain nombre de réclamations» de travailleurs qui affirment être tombés malades après avoir été en contact avec une personne infectée par le coronavirus, mais à ce jour, aucune décision n’a encore été rendue quant à ces réclamations.

C’est le ministre du Travail et de l’Emploi, Jean Boulet, qui a donné cette information, mercredi, alors qu’il participait à un échange avec le président de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, Michel Leblanc, dans le contexte de la pandémie.

«On a eu un certain nombre de réclamations à la CNESST (Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail) de personnes qui disent avoir subi un accident de travail ou avoir développé de quoi, en raison de contacts avec une personne infectée, ou de contacts avec une personne symptomatique ou parce qu’il y avait des outils de travail qui n’étaient pas désinfectés - là, ça va prendre la preuve d’un lien de causalité - ou parce que la personne n’a pas pu se laver les mains», a rapporté le ministre Boulet.

Toutefois, «à ce jour, aucune décision encore rendue», a-t-il pris soin d’ajouter.

Droit de refus

De même, «beaucoup» de salariés ont voulu exercer leur droit de refus de travailler, en invoquant la Loi sur la santé et la sécurité du travail. Celle-ci permet dans certains cas de le faire, lorsqu’un travailleur croit que sa santé ou sa sécurité serait en danger.

«Il y a beaucoup de droits de refus qui ont été exercés, en vertu de la Loi sur la santé et la sécurité du travail - des salariés qui étaient anxieux, qui disaient «moi, il y a un risque à ma santé-sécurité, il y en a un autre qui tousse près de moi, il y en a un qui est symptomatique dans mon environnement», donc qui revendiquent de refuser d’exercer leur travail, en raison de ce danger-là perçu», a résumé le ministre Boulet.

Là encore, «je vous dirais qu’à ce jour, il n’y a pas de droit de refus qui ont été acceptés spécifiquement en raison de la COVID», a précisé le ministre du Travail.

M. Boulet a rappelé que la CNESST emploie 300 enquêteurs et que ceux-ci «sont allés dans beaucoup d’entreprises» pour constater la situation.

Programmes de formation après

Sur un autre thème, le président de la Chambre s’est félicité des programmes pour favoriser la formation des employés, pendant la pandémie, que le ministre Boulet vient d’annoncer. Et il a demandé au ministre si ceux-ci pourraient être maintenus après la crise.

«Ce qui aura été mis en place et qui sera justifié par la conjoncture, dans six mois, dans un an, dans un an et demi, bien on va le maintenir. Et s’il y a des ajustements à faire, on va les faire», a répondu le ministre du Travail.

Monde

La Finlande découvre que des masques achetés à la Chine sont inadaptés

HELSINKI — Deux millions de masques achetés par la Finlande à la Chine pour se protéger du nouveau coronavirus ne sont pas adaptés à une utilisation à l’hôpital, a admis mercredi le gouvernement finlandais.

Mardi le ministre de la Santé Aino-Kaisa Pekonen avait posté sur twitter une photo de l’arrivée à l’aéroport d’Helsinki de la première cargaison des deux millions de masques chirurgicaux et 230 000 respirateurs arrivant de Chine, précisant que ce matériel serait «vérifié et testé» avant usage.

Mais mercredi, des responsables finlandais ont découvert que les masques ne respectaient pas les normes de protection contre le coronavirus requises pour être utilisés dans un environnement médical.

«C’est bien sûr un peu décevant», a déclaré la secrétaire permanente du ministère de la Santé Kirsi Varhila en conférence de presse.

Les masques pourront cependant être utilisés par exemple par des soignants qui rendent visite à domicile, a-t-elle souligné.

D’autres pays européens ont eu la même fâcheuse surprise avec du matériel venu de Chine, car le marché chinois est «très chaotique» en raison de la forte demande de masques, selon Tomi Lounema, chargé de la logistique pour lutter contre la pandémie.

«Les prix n’arrêtent pas de monter, il faut acheter rapidement et payer d’avance, a-t-il expliqué. Le risque commercial est très élevé».

Ces dernières semaines, l’Espagne, les Pays-Bas, la Turquie et l’Australie ont dû renvoyer des masques achetés en Chine.

Le gouvernement finlandais n’a pas révélé combien il avait payé pour ces équipements non conformes.

La Finlande a annoncé mercredi une enveloppe de 600 millions d’euros (917 millions $CAN) qui seront consacrés aux équipements de protection, au matériel médical et aux médicaments.

La Finlande comptait mercredi 2.487 cas officiellement recensés de COVID-19 et déplorait 40 morts.

COVID-19

COVID-19: un nouveau décès à Ottawa

Santé publique Ottawa a annoncé mercredi qu’un nouveau décès en lien avec la COVID-19 a été répertorié à Ottawa, portant le total à 7 dans la capitale fédérale.

Les autorités sanitaires ottaviennes ont confirmé que 429 nouveaux cas ont été détectés, ce qui représente une hausse de 26 en 24 heures.

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Au total, 14 % des cas ont été hospitalisés et 5 % sont présentement aux soins intensifs.

L’agence de santé publique confirme par ailleurs des éclosions de cas dans deux autres établissements, soit le centre Madonna ainsi que le centre de soins de longue durée Carlingview Manor. 

Santé publique Ottawa note aussi une éclosion dans une autre unité de l’Hôpital Montfort. Rappelons qu’une première éclosion avait été rapportée dans l’hôpital francophone mardi.

Actualités

L’île Verte confinée et l’accès à trois MRC contrôlé

Afin de freiner la propagation de la COVID-19, Québec place en confinement les habitants de l’île Verte, au Bas-Saint-Laurent. La direction de la santé publique ordonne aussi l’installation de points de contrôle pour limiter l’accès aux MRC de Bellechasse, de L’Islet et de Montmagny.

La trentaine de résidents de l’île Verte, dans la municipalité de Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, au Bas-Saint-Laurent, ne seront plus autorisés à quitter l’île. Les seules exceptions seront pour accéder à leur résidence principale, le transport de biens, la fourniture de soins et de services de santé ainsi que pour des raisons humanitaires. Les travailleurs d’un milieu où les activités n’ont pas été suspendues ou toute personne qui aura obtenu une autorisation spéciale du directeur de la santé publique pourront sortir de l’île située à 2 km au large de L’Isle-Verte, près de Rivière-du-Loup.

Contrôle aléatoire

À la suite des recommandations de la Direction nationale de la santé publique, la Sûreté du Québec a mis en place des mesures, sur une base aléatoire, pour contrôler l’accès aux municipalités régionales de comté (MRC) de Bellechasse, de L’Islet et de Montmagny, dans la région de Chaudière-Appalaches. «Le barrage routier à l’ouest de ma circonscription se trouve donc maintenant à Beaumont près de Québec», a gazouillé sur Twitter le député de Matane-Matapédia et chef intérimaire du Parti québécois, Pascal Bérubé.

Cette mesure exercée par les forces policières vise à limiter les déplacements non essentiels et, ainsi, à protéger la population de la COVID-19. Les mesures instaurées n’empêchent évidemment pas les activités qui permettent d’obtenir et de fournir des soins et des services de santé, ni celles qui assurent le soutien humanitaire et les services essentiels pour la continuité de la chaîne d’approvisionnement de toutes les régions du Québec.

COVID-19

Un seul nouveau cas de COVID-19 en Outaouais

Un seul nouveau cas de COVID-19 a été confirmé en Outaouais mercredi. La région compte désormais 130 patients infectés.

Il s'agit d'une faible hausse de 0,8% par rapport au bilan de 129 cas observé mardi.

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Pour l'ensemble du Québec la barre des 10 000 cas confirmés a été dépassé mercredi.

La province compte désormais 10 031 cas, une hausse de 7,4% par rapport aux 9340 cas de mardi.

Vingt-cinq nouveaux décès liés à la COVID-19 ont été enregistrés au Québec, pour un total de 175. Il n'y a pour l'instant aucun décès associé au nouveau coronavirus en Outaouais.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO) a indiqué dans sa mise à jour de mercredi qu'il y avait trois patients hospitalisés au centre désigné COVID-19 de l'Hôpital de Hull, soit un de moins que la veille. Un de ces trois patients a besoin de soins intensifs.

Le bilan régional est demeuré stable pour le nombre d'employés du CISSSO infectés (11). Il n'y a toujours qu'un seul centre d'hébergement pour aînés est touché dans la région.

La ville de Gatineau demeure le territoire le plus touché en Outaouais. 

Actualités

COVID-19: une Canadienne sur 10 redoute la violence familiale au foyer [VIDÉO]

MONTRÉAL - Une femme sur 10 au Canada craint qu’il y ait de la violence familiale dans son foyer alors que le confinement à la maison a été imposé pour combattre la pandémie.

Statistique Canada vient de dévoiler une récente étude qui avait pour objectif d’évaluer comment le nouveau coronavirus a des répercussions sur la santé, les comportements et les activités sociales des Canadiens.

Ainsi, le tiers des Canadiens ont déclaré craindre les tensions familiales dues au confinement.

Plus précisément, 10 % des femmes et 6 % des hommes ont indiqué ressentir «beaucoup ou énormément d’inquiétude» quant à la possibilité de violence familiale.

L’agence fédérale de statistiques relève aussi - sans surprise - que bon nombre de Canadiens s’inquiètent pour leur santé.

Mais si le tiers d’entre eux craignent d’être contaminés par le nouveau coronavirus, la majorité s’inquiète plutôt pour d’autres.

À titre d’exemple, plus de la moitié des Canadiens ont déclaré ressentir beaucoup ou énormément d’inquiétude à l’égard de la santé d’un membre de leur ménage, et 79 %, à l’égard de la santé de personnes vulnérables.

La possibilité que le système de santé ne soit complètement engorgé suscite des inquiétudes chez 84 % des Canadiens.

La grande majorité des citoyens (environ 9 Canadiens sur 10) ont déclaré suivre les consignes en matière d’éloignement physique, comme rester chez soi, pratiquer l’éloignement social lors de sorties en public et éviter les foules et les grands rassemblements. Des résultats semblables ont été obtenus à la fois pour les hommes et les femmes, et parmi les différents groupes d’âge.

Plus de 4 600 répondants dans les 10 provinces ont participé à cette enquête, qui a été menée du 29 mars au 3 avril.

Les renseignements recueillis seront utilisés par des organismes gouvernementaux, comme l’Agence de la santé publique du Canada et Emploi et Développement social Canada, en vue d’orienter la réponse du gouvernement du Canada à la COVID-19, est-il indiqué dans l’analyse.

Actualités

Maintenant 10 000 cas, mais François Legault optimiste [VIDÉO]

Voici les principaux points de la conférence de presse du 8 avril du premier ministre François Legault, accompagné de la ministre de la Santé Danielle McCann et du directeur national de la santé publique Horacio Arruda sur l’épidémie de COVID-19.

- «Ça fait quelques jours qu’on voit que c’est vraiment en train de se stabiliser dans les hospitalisations. C’est vraiment une bonne nouvelle. On est en train, si on continue comme ça de la gagner, cette bataille-là», a dit le premier ministre François Legault en évoquant une éventuelle reprise graduelle de l’économie. «Mais on en aura pour des mois avec la consigne du deux mètres.»

- 25 nouveaux décès de la COVID-19 au Québec pour un total de 175

- 10 031 personnes sont maintenant infectées par la COVID-19 au Québec, en hausse de 691 depuis la veille, 632 personnes hospitalisées dont 181 aux soins intensifs. «Une augmentation de seulement 17 aux soins intensifs. 

- À propos des personnes âgées, M. Legault indique que 89% des personnes décédées avaient 70 ans et plus. «On va continuer à tester systématiquement tout le monde dans les CHSLD, autant les employés que les résidents et résidentes.»

- Rappel des consignes aux 70 ans et plus: idéalement ne pas sortir, rester à deux mètres des gens qui viennent livrer des items. «Même pour Pâques», rappelle François Legault.

Plus de détails à venir...

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Actualités

Joindre l’utile à l’agréable durant la crise

Le comité vert de Cowansville propose aux citoyens de Brome-Missisquoi de faire un ménage du printemps dans leur environnement immédiat. Plutôt que de tenir une corvée traditionnelle où les gens se rassemblent, le comité suggère plutôt aux gens de profiter de leur marche dans leur quartier pour ramasser les déchets.

« On voit tout le monde marcher dans leur quartier, alors c’est juste de ramasser les déchets et nettoyer un peu leur environnement pour que tous puissent en profiter, explique Alexandra Lamontagne, du comité vert. On veut éviter que ces déchets-là se retrouvent dans notre lac, notre rivière, et que les mégots de cigarettes ne polluent pas l’eau qu’on boit. »

COVID-19

COVID-19: 614 cas en Mauricie-Centre-du-Québec

Il y a maintenant 614 cas de la COVID-19 en Mauricie-Centre-du-Québec, en hausse de 25.

Par ailleurs, durement touchée par la pandémie de coronavirus, Shawinigan met ses drapeaux en berne en soutien aux familles endeuillées.

«Nous vivons une situation très éprouvante actuellement à Shawinigan», a souligné le maire Michel Angers, par voie de communiqué.

Rappelons qu’en date de mardi, douze résidents du CHSLD Laflèche sont décédés de la COVID-19. Au total, seize personnes ont perdu la vie en en Mauricie-Centre-du-Québec. Le Centre-de-la-Mauricie dénombre 207 cas de coronavirus, c’est le nombre le plus élevé dans la région.

Le conseil a donc demandé la mise en berne des drapeaux sur tous les immeubles municipaux «afin d’exprimer sa sympathie envers toutes les familles des personnes décédées de la COVID-19, notamment celles des résidentes et résidents du CHSLD Laflèche».

 «Tous les conseillers municipaux se joignent à moi pour offrir nos plus sincères condoléances aux familles endeuillées par cette pandémie de la COVID-19. Nos pensées se dirigent de façon particulière envers nos aînés qui résident au CHSLD Laflèche», a déclaré le maire Angers. Les drapeaux seront mis en berne jusqu’à la fin de l’urgence sanitaire décrétée par le gouvernement du Québec.

La Capitale

Les préparatifs de l'après COVID-19 déjà en branle à Québec

Régis Labeaume le répète à chaque point de presse: «Il faut penser à l’après-crise». À ce chapitre, la Ville de Québec fait figure de leader avec la préparation d’un plan de rétablissement vers une vie… presque normale.

«Le rétablissement, c’est le parent pauvre des différentes phases d’une crise.» Julie-Maude Normandin est doctorante en politique de gestion de crise. Elle est aussi codirectrice de Cité-ID Livinglab en gouvernance de la résilience urbaine à l’École nationale d’administration publique. 

À la suite des inondations majeures du printemps 2017, elle a travaillé de concert avec l’Association de la sécurité civile du Québec (ASCQ) pour préparer un plan municipal de rétablissement standard. Ce qu’elle appelle un plan «tout risque». «Le but était d’améliorer les pratiques municipales pour l’ensemble des gestions de crise. On a développé une démarche globale», explique-t-elle. Ce modèle générique a été présenté en février, juste avant la pandémie.

Il se trouve que la présidente de l’ASCQ, Carolyne Larouche, est aussi, surtout, directrice du bureau de la sécurité civile de la Ville de Québec. On comprend mieux que l’administration Labeaume a voulu se donner rapidement les moyens d’adapter le plan de rétablissement au scénario de la COVID-19. «La Ville de Québec est parmi les leaders au Québec dans le domaine parce qu’il y a des équipes liées au rétablissement. Elle a un niveau de préparation supérieur», confirme la chercheuse.

Mais pourquoi autant s’intéresser au rétablissement? «On a souvent l’illusion que ça va aller de soi. C’est sans compter que les ressources qui ont géré la crise sont épuisées. C’est une phase complexe pour une ville qui doit rétablir son organisation à l’interne en plus de rétablir les services à la population. C’est aussi beaucoup moins « glamour» que la phase de crise. L’après-crise, on peut la gérer pendant un an et plus encore», laisse savoir Mme Normandin, sans vouloir donner son appréciation de la durée de la gestion de l’après-crise de la COVID-19. À titre d’exemple, elle mentionne que des experts estiment que certains aspects de la phase de rétablissement ne sont pas encore complétés à la suite de l’accident ferroviaire de Lac-Mégantic survenu le 6 juillet 2013. C’est tout dire.

Mme Normandin parle d’un plan intégrateur de tous les aspects de la vie civile comme la sécurité urbaine, les enjeux socioéconomiques, le rétablissement des services, les communications et les ressources humaines.

Mais attention, avertit l’experte, la pandémie présente des caractéristiques que d’autres crises n’ont pas. «La première est la complexité en termes de temporalité. Les crises sont habituellement plus restreintes dans le temps comme une inondation ou même l’attentat à la mosquée en janvier 2017. La phase d’intervention n’est pas si longue et on passe en rétablissement.

«Dans ce cas-ci, on ne sait pas quand la crise se terminera. On s’en va vers un rétablissement en demi-teinte. Et c’est fort probable qu’il y aura une seconde vague de contagion. Il faudra suivre les données épidémiologiques.»

Outre la temporalité, Mme Normandin vise aussi comme autres caractéristiques la limitation des ressources humaines et la capacité des organisations à comprendre comment le monde a changé.

En effet, personne n’échappe à la crise, même ceux qui apportent l’aide. «Les gens vont avoir subi des stress importants. Les risques d’épuisement sont réels. L’idée ce n’est pas de retourner à ce qui était avant. Il faut s’adapter aux nouveaux paramètres de vie en société. Il peut y avoir un relâchement des restrictions de distanciation sociale, mais ça ne pourra pas être un retour à la normale», conclut-elle.

Justice et faits divers

Femme de 23 ans arrêtée pour avoir craché au visage d’une personne dans un dépanneur 

La police de Québec a arrêté mercredi matin une femme de 23 ans qui était recherchée pour avoir craché au visage d’une personne dans un dépanneur Couche-Tard sur l’avenue d’Estimauville.

Le Service de police de la Ville de Québec vient d’annoncer l’arrestation de cette femme pour voie de fait et nuisance publique, «puisqu’elle aurait volontairement craché au visage d’une personne», indique David Pelletier, porte-parole du SPVQ. 

 La police de Québec était à la recherche de cette femme depuis qu’elle aurait commis ce geste dans un dépanneur, dimanche après-midi, dans un dépanneur Couche-Tard sur l’avenue d’Estimauville, à la frontière des arrondissements Beauport et la Cité-Limoilou.    

 La suspecte a été rencontrée par les enquêteurs du Module des crimes généraux du SPVQ. Elle a été libérée sous promesse de comparaître avec des conditions. Son dossier sera soumis au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), qui déterminera si des accusations criminelles seront portées contre elle. 

 Le Service de police de la Ville de Québec a voulu rappeler à la population «qu’en ce contexte d’urgence sanitaire», il prend « très au  sérieux  toutes  les  situations qui peuvent mettre à  risque  la  santé  de  la population». Les contrevenants s’exposent à être traduits en justice, avertit le SPVQ. 

COVID-19

COVID-19: « testez, testez, testez, n’arrêtez pas de tester », implore Doug Ford

TORONTO - L’Ontario signale mercredi 550 nouveaux cas de COVID-19, la plus forte augmentation en une seule journée depuis le début de la crise.

Le premier ministre de l’Ontario Doug Ford a exprimé son mécontentement, mercredi, face au nombre insuffisant de tests de dépistage de la COVID-19 effectués en province. 

« C’est inacceptable », « Ma patience s’effrite », « Ça me fait mal », « Il n’y a plus d’excuses »: voilà quelques phrases utilisées par le premier ministre Doug Ford pour exprimer son exaspération face aux quelque 3000 tests effectués par jour en Ontario actuellement.

À LIRE AUSSI : un nouveau décès à Ottawa 

Au cours des 24 dernières heures, 3200 tests on été effectués en province. 

« Les jours où l’on n’effectuait qu’environ 3000 tests par jour sont terminés. À partir de demain (jeudi), nous devons réaliser 13 000 tests par jour », s’est-il insurgé durant sa conférence de presse quotidienne à Queen’s Park. 

M. Ford demande maintenant que tous les professionnels de la santés reçoivent un test de dépistage. 

Questionnée à savoir pourquoi plusieurs personnes présentant des symptômes se sont vu refuser le dépistage, la ministre ontarienne de la Santé Christine Elliott a expliqué qu’il y avait un problème avec l’agent réactif, mais que la situation est maintenant réglée.

Le premier ministre Ford a soutenu qu’il avait été informé que la province avait suffisamment de réactifs et de kits de test en sa possession pour maintenir les 13 000 tests par jour, et qu’une commande de 900 000 tests rapides devraient bientôt être livrés en Ontario. 

Il a aussi assuré que le gouvernement fédéral aidera l’Ontario à augmenter sa capacité de dépistage de la COVID-19.

Accélérer les projets de construction

Le premier ministre Doug Ford a par ailleurs annoncé que les heures de construction seront prolongées, afin d’accélérer les projets de construction liés aux soins de santé.

COVID-19

Trudeau annonce un nouvel assouplissement de la subvention fédérale de 75% des salaires [VIDÉO]

OTTAWA - Le gouvernement fédéral assouplit une fois de plus son aide aux entreprises.

Pour avoir accès à la subvention de 75 pour cent de la masse salariale, les entreprises n’auront plus à démontrer une baisse de 30 pour cent de leurs revenus.

Ottawa abaisse la barre à 15 pour cent de pertes. Et les mois de janvier et de février pourront servir de point de référence.

Les organismes à but non lucratif et les organismes de charité pourront inclure ou exclure les subventions gouvernementales reçues pour calculer leurs pertes.

Le premier ministre Justin Trudeau a annoncé ce nouvel ajustement, mercredi matin, à son point de presse quotidien.

Le premier ministre tente manifestement d’adoucir le choc attendu jeudi alors que les statistiques de chômage pour le mois de mars seront publiées.

Et en annonçant l’assouplissement pour la subvention salariale aux entreprises, il a plaidé une fois de plus auprès des entreprises pour qu’elles réembauchent les employés mis à pied.

«Pour que notre économie survive à tout ça nous avons besoin que les entreprises survivent et que les employés soient payés», a-t-il souligné.

M. Trudeau a également annoncé des changements au programme fédéral d’emplois d’été pour les étudiants.

Ottawa offrira aux employeurs jusqu’à 100 pour cent du salaire minimum en vigueur dans la province où ils embaucheront des étudiants.

«Aujourd’hui, nous prenons un pas dans la bonne direction pour aider les jeunes à trouver du travail en ces temps difficiles, mais je veux être clair: nous allons en faire davantage», a déclaré M. Trudeau.

Le premier ministre promet que l’aide viendra aussi à ceux qui sont passés dans les mailles du filet d’aide fédérale déjà annoncée.

«Je pense par exemple aux pigistes, aux professionnels des soins à domicile et à ceux dont les heures de travail ont été réduites à 10 heures par semaine ou moins. On est en train de trouver des solutions et on va vous aider», a-t-il promis une fois de plus.

Ottawa travaille aussi à préparer «des mesures supplémentaires pour aider nos aînés les plus vulnérables bientôt».

À quand le retour à la normale?

Le premier ministre a tenté de brosser le tableau de l’après. Et c’est un après qui sera compliqué pour un certain temps, tant qu’il n’y aura pas de vaccin contre la COVID-19.

«On ne sait pas exactement quand le pic viendra», a d’abord rappelé M. Trudeau.

«Dans les mois et l’année à venir, c’est possible qu’après qu’on passe cette phase-ci du virus, on ait une résurgence ici et là du virus au Canada. Mais on va avoir des mesures pour, j’espère, mieux contrôler et (...) réduire l’impact de ces petits moments plus difficiles à quelques endroits», a-t-il ajouté.

Ces mesures: une meilleure administration des tests, l’isolement de certaines communautés vulnérables quand nécessaire, un retour graduel de l’activité économique.

Tout cela, a dit le premier ministre, sera fait afin que lorsque ces résurgences apparaîtront, «nous pourrons nous ajuster rapidement et réagir». Ainsi, les prochains épisodes ne seront pas «aussi sérieux que celui-ci».

Et on en a «pour de nombreux mois».

Pour ce qui est de partager à son tour les scénarios de l’évolution nationale de la pandémie, le premier ministre a souligné qu’il y a des «différences significatives» dans les situations des provinces, chacune étant à un moment différent de l’évolution de la pandémie sur son territoire.

«Nous tentons de comprendre à quel moment de la courbe nous sommes», en tant que pays, a indiqué M. Trudeau. Il compte encore publier ces scénarios nationaux, dans les prochains jours.

Première sortie au bureau

Justin Trudeau présidait une réunion de son conseil de ministres en personne, mercredi après-midi. Le premier ministre a réitéré, toutefois, qu’il continuera de travailler de chez lui aussi souvent que possible. Sa famille est dorénavant installée au Lac Harrington, résidence secondaire officielle des premiers ministres du Canada.

Nombre de cas

Il y a 19 170 cas confirmés et probables décelés par les tests administrés au Canada. La maladie à COVID-19 a provoqué jusqu’à maintenant la mort de 427 Canadiens.

Distribution des cas au pays, selon les plus récents bilans disponibles: 10 031 cas au Québec, dont 175 décès; 5276 cas en Ontario, dont 174 décès; 1373 cas en Alberta, dont 26 décès; 1291 cas en Colombie-Britannique, dont 43 décès; 342 cas en Nouvelle-Écosse, dont un décès; 260 cas en Saskatchewan, dont trois décès; 228 cas à Terre-Neuve-et-Labrador, dont deux décès; 217 cas au Manitoba, dont trois décès; 105 cas au Nouveau-Brunswick; 22 cas à l’Île-du-Prince-Édouard; sept cas au Yukon; cinq cas dans les Territoires-du-Nord-Ouest; aucun cas au Nunavut.

À ces bilans provinciaux et territoriaux s’ajoutent les 13 cas chez les passagers rapatriés du navire de croisière Grand Princess le 10 mars.

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Actualités

Tourisme Côte-Nord mise sur l’humour pour inciter à la distanciation sociale [PHOTOS]

Saviez-vous que huit crabes côte à côte, un marsouin ou deux Gilles Vigneault, ça fait deux mètres? La distanciation sociale peut se calculer de bien des façons et Tourisme Côte-Nord y va de sa déclinaison, fort originale, pour s’assurer des deux mètres de distance entre chaque personne.

Sur sa page Facebook, l’organisme a lancé mardi une campagne afin d’à la fois sensibiliser au respect des mesures imposées par la santé publique et mousser la région pour quand, un jour, les choses reviendront à la normale et que les gens prendront des vacances.

Il est à noter que le Yukon, la Belgique et le Royaume-Uni, notamment, ont aussi joué dans la vignette humoristique avec des messages teintés de cette crise de la COVID-19. Chez Tourisme Côte-Nord, on confie s’être inspirés de ce qui s’est fait ailleurs en l’adaptant à la sauce des particularités régionales.

«On cherche toujours à innover tout en faisant un peu d’humour. On a essayé de faire ça à la nord-côtière et c’est le résultat que ça a donné. On a vu des choses qui ressemblaient à ça ailleurs», a indiqué le responsable des communications et du marketing de l’organisme, Pierre-Olivier Normand. «On voulait faire décrocher un sourire aux gens en ces temps difficiles tout en faisant passer le message du gouvernement.»

Pas moins d’un quinzaine d’illustrations différentes imageant des villes ou des MRC du territoire avec leurs produits ou personnalités ont été créées. D’ouest en est, on retrouve un marsouin pour Tadoussac, un bébéluga pour Sacré-Cœur, beaucoup de coquillages pour Les Escoumins, cinq truites pour Forestville, trois teueikan (tambour traditionnel) pour Pessamit et huit crabes pour Baie-Comeau.

Du côté de Port-Cartier, sachez que trois Julie Bélanger côte à côte donnent deux mètres. L’animatrice est native de cette localité et est aussi la porte-parole de Tourisme Côte-Nord.

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justice

Nacime Kouddar libéré avant même son enquête sur remise en liberté

Nacime Kouddar a été libéré sous conditions avant même l’audition de son enquête sur remise en liberté.

Accusé de négligence criminelle causant des lésions alors qu’il conduisait un véhicule dans le stationnement du Walmart des Galeries 4-Saisons à Sherbrooke, Nacime Kouddar n’a pas eu besoin de présenter de preuve pour que le ministère public accepte de le remettre en liberté sous conditions.

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Les caméras jettent un nouvel éclairage

L’individu de 25 ans ne pourra notamment plus remettre les pieds en Estrie et conduire de véhicule pour la durée des procédures judiciaires.

« Il y a eu énormément de développement à la suite de l’analyse de la preuve. Nous avons l’intention de suggérer des conditions de remise en liberté », a mentionné d’entrée de jeu la procureure aux poursuites criminelles, Me Gabrielle Cloutier.

L’avocate de la défense Me Kim Dingman a confirmé au tribunal que Nacime Kouddar avait été informé de ce développement.

La juge Claire Desgens de la Cour du Québec lui a donc imposé, mercredi, des conditions de remise en liberté.

Nacime Kouddar, qui a assisté à l’audience à partir d’une cellule du Centre de détention de Sherbrooke, a consenti à respecter les conditions de remise en liberté.

Le père de l’accusé s’est engagé comme tiers au respect des conditions de son fils pour un montant de 2000$.

Monde

Le saut dans l’inconnu des premiers pays à «déconfiner»

VIENNE - Si le confinement de millions d’Européens est un défi sans précédent, les modalités d’une reprise de la vie économique et sociale s’annoncent aussi comme une opération complexe.

«Il n’y a pas de référence internationale en la matière», a relevé le chancelier autrichien Sebastian Kurz, dont le pays a, le premier dans l’Union européenne, détaillé un calendrier d’allègement progressif des restrictions.

Le Danemark et la Norvège, en régime de «semi confinement», ont aussi communiqué des dates de redémarrage. Le Portugal et la Grèce évoquent des échéances.

Dans tous les cas, la reprise se fera par étapes avec le maintien de mesures de précaution. La circulation mondiale du virus, qui nécessiterait des stratégies coordonnées, est un facteur supplémentaire d’incertitude.

Déterminer le bon moment

L’Autriche, la Norvège, le Danemark estiment avoir réussi à «aplatir» durablement la courbe des contaminations.

En Autriche, où plus de 12.500 cas positifs de Covid-19 ont été diagnostiqués, le gouvernement a annoncé son plan de déconfinement en constatant la nette décrue des nouveaux cas. Le taux quotidien d’augmentation se maintient autour de 2% depuis plusieurs jours alors qu’il était de 40% à la mi-mars.

La Norvège a jugé que l’épidémie, avec 5.863 cas recensés, était «sous contrôle» sur son sol. Selon les dernières statistiques, un malade en Norvège ne contamine plus que 0,7 personne en moyenne contre 2,5 avant l’imposition des restrictions.

Le nombre de décès dans ces pays a été contenu et les structures hospitalières n’ont pas été débordées. La maladie avait fait mercredi 243 morts en Autriche, 187 au Danemark et 69 en Norvège.

Un assouplissement graduel

Pour tous ces pays, il n’est pas question de lever du jour au lendemain les restrictions imposées mi-mars.

En Autriche, où seuls les supermarchés et les pharmacies demeuraient ouverts, le gouvernement veut rouvrir les petits commerces le 14 avril -avec les enseignes de bricolage et jardinage- puis tous les autres magasins début mai. Les hôtels et restaurants devraient suivre mi-mai.

Les Autrichiens devront continuer à limiter leurs déplacements au strict nécessaire et à télétravailler jusqu’à fin avril au moins.

Les établissements scolaires du primaire et du secondaire ne devraient pas rouvrir avant le 15 mai en Autriche. Le Danemark, lui, va étaler sur un mois, à partir du 15 avril, la reprise des cours.

En Norvège, l’accueil va reprendre dans les crèches le 20 avril. Pour une partie seulement des collèges, lycées et universités, la rentrée se fera le 27 avril.

Les étudiants autrichiens ne vont pas reprendre le chemin de l’université et vont terminer leur année via l’enseignement en ligne.

Au Danemark, aucune date de réouverture des bars, restaurants, salons de coiffures et de massages, centres commerciaux et discothèques n’a été annoncée.

Dans ces trois pays, il n’est pas question d’autoriser à ce stade les grands rassemblements ou les manifestations sportives et culturelles, ce sera au plus tôt en juillet ou août.

La Grèce a dit espérer un «retour à la normalité» en mai, tout comme le Portugal, à condition que le confinement soit scrupuleusement respecté jusqu’à ce moment-là.

Prudence et discipline

Aucun de ces pays n’a manifesté de triomphalisme, mettant en garde à maintes reprises sur le risque d’une reprise de l’épidémie.

«Nous allons vivre avec de nombreuses restrictions pendant encore de nombreux mois», a prévenu la première ministre danoise Mette Frederiksen, appelant au civisme, car «un petit dérapage» individuel peut avoir «un grand impact» sur la société.

Son homologue norvégienne Erna Solberg a prévenu que cet allègement des restrictions «ne signifie pas qu’on puisse devenir plus imprudents».

Dans ces deux pays, comme en Autriche, on souligne que les restrictions seront de retour en cas de regain de l’épidémie. L’Autrichien Sebastian Kurz a averti que le gouvernement pourrait de nouveau «appuyer sur le frein» si nécessaire.

Lavage régulier des mains, respect de la distance d’au moins un mètre dans les magasins voire limitation du nombre de clients: les «gestes barrières» restent plus que jamais d’actualité.

Reflet du débat sur l’utilité de porter un masque, l’Autriche rend son usage obligatoire dans les supermarchés et les transports collectifs, alors que le masque ne fait l’objet d’aucune recommandation en Norvège et au Danemark, où il est très peu utilisé.

Voyages, tests: les incertitudes

Avec des États membres de l’UE se trouvant à différents stades de la pandémie, les stratégies nationales de sortie du confinement risquent d’impliquer une limitation durable des déplacements internationaux.

Les frontières du Danemark restent fermées.

«Tant qu’il n’y aura pas de vaccination ou de médicament efficace, cette maladie nous accompagnera et il n’y aura pas de liberté de voyager telle que nous la connaissions», a prévenu en Autriche Sebastian Kurz.

La Commission européenne souhaite éviter que la levée des mesures se fasse «en ordre dispersé» dans l’UE et a reporté l’annonce d’une feuille de route pour une sortie coordonnée afin de ne pas brouiller les messages des pays qui exhortent à ne pas relâcher les restrictions.

À rebours de Vienne ou Copenhague, un durcissement des restrictions a été décrété par les autorités locales en France. Et un responsable italien a averti mardi: «nous sommes loin de la sortie de crise, d’une hypothétique heure H qui nous fera revenir à la situation d’avant».

Les pays relançant leurs activités vont marcher sur un fil, préviennent par ailleurs les scientifiques, car «l’immunité de groupe», qui assurerait une protection suffisante à l’ensemble de la population, y est encore faible.

«Dès que l’on assouplit les restrictions, le nombre d’infections va de nouveau augmenter un peu», prévient la virologue Elisabeth Puchhammer-Stöckl, de l’université médicale de Vienne. «Le but est que cela se déroule de façon contrôlée», avec un système hospitalier capable de traiter les cas graves et des tests en quantité suffisante pour suivre les évolutions.

Faits divers

Agression au Walmart: «Une affaire qui n’aurait jamais dû arriver»

« J’ai lu beaucoup de commentaires racistes sur les médias sociaux concernant l’accusé. Même si j’ai beaucoup d’empathie pour Philippe Jean qui a subi de graves lésions, je ne crois pas que le conducteur qui l’a frappé mérite d’être ainsi traîné dans la boue. Une affaire comme ça n’aurait jamais dû arriver. »

Tout en manifestant son appui à l’endroit de Philippe Jean qui a été gravement blessé dans cette affaire, la première personne à lui avoir porté secours dans le stationnement du Walmart des Galeries 4 — Saisons à Sherbrooke croit que la trame factuelle des événements de samedi dernier doit être précisée.

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Pascal Plamondon a tenté de bloquer le chemin au suspect

Actualités

COVID-19: le confinement agit sur les saines habitudes de vie, selon un sondage

MONTRÉAL - La crise de la COVID-19 pourrait avoir sur de nombreux Québécois des effets sur la santé qui perdureraient au-delà de la durée de la pandémie, selon des observations de l’Association pour la santé publique du Québec (ASPQ).

Les résultats d’un sondage Léger sur l’évolution de certains comportements liés à la santé depuis l’annonce de l’état d’urgence sanitaire et des premières mesures de confinement, le 13 mars, révèlent des changements dans la consommation d’alcool, de cannabis et de malbouffe de plusieurs Québécois.

Il en est de même pour leur pratique d’activité physique et pour la qualité globale de leur alimentation et de leur sommeil.

Le sondage mené du 27 au 29 mars auprès de 1001 répondants a observé que depuis le début de la crise, parmi les usagers de cannabis, 16 % ont réduit leur consommation, mais que 29 % en prennent davantage.

Parmi les consommateurs d’alcool, l’absorption a augmenté chez plus d’un répondant sur cinq alors que 17 % des gens ont réduit leur consommation.

Par ailleurs, 31 % des Québécois ont avoué manger davantage de malbouffe qu’avant la crise. En revanche, 17 % de la population dit avoir réduit sa consommation de boissons sucrées, de bonbons, de croustilles et de fritures.

Parmi les répondants, 44 % ont diminué leur pratique d’activité physique. Les sondeurs ont constaté que les jeunes âgés de 18 à 34 ans ont été plus nombreux à rapporter une alimentation de moins bonne qualité et une baisse de leur activité physique depuis le début de la crise de la COVID-19.

Corinne Voyer, directrice de la Coalition québécoise sur la problématique du poids, estime que sans accès aux modules de jeux, installations sportives et activités de loisirs, les options pour bouger sont plus restreintes, de même que les déplacements actifs normalement faits entre le travail, l’école et la maison.

Quant à la qualité du sommeil, la pandémie en affecterait négativement la qualité pour quatre Québécois sur dix.

Marianne Dessureault, porte-parole de l’ASPQ, croit possible que le sommeil perturbé soit un indicateur du niveau de stress de certains Québécois.

Corinne Voyer a pour sa part observé que des études démontrent une association entre le sommeil, les habitudes alimentaires et l’obésité, et que le manque de sommeil est associé à une consommation plus élevée de gras.

À la lumière de ces données, l’ASPQ recommande aux Québécois de maintenir de saines habitudes de vie; de conserver le moral en se divertissant à partir de la maison; de réduire le stress; de lutter contre la solitude et de trouver du soutien ou de l’aide professionnelle en cas de besoin.

Actualités

Des partys organisés à Chicoutimi et Jonquière en pleine pandémie

Les policiers de Saguenay ont remis deux constats d’infraction générale de 1546$ concernant des rassemblements interdits, dans la nuit de mardi à mercredi. Deux partys avaient été organisés dans des résidences privées, dont un à Jonquière et un à Chicoutimi.

Au total, les policiers de Saguenay ont reçu 16 appels de dénonciation citoyenne, concernant le non-respect des mesures de distanciation nécessaires pour éviter la propagation du coronavirus. 

Sur ces 16 appels, deux constats ont été remis par les policiers. Des gens avaient eu l’idée d’organiser des partys, et ce, malgré le contexte de pandémie de la COVID-19. 

«Il y a eu un party organisé dans une résidence de la rue Saint-Philippe, à Chicoutimi, et un autre à Jonquière, dans une résidence de la rue Panet. Les propriétaires des lieux ont reçu des constats d’infraction générale, qui seront soumis au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP). Ces constats s’élèvent à 1546$ avec les frais. Les gens ont également été sommés de rentrer chacun chez soi», a expliqué le porte-parole du Service de police de Saguenay, Bruno Cormier. 

Il n’a pas été possible de savoir combien de personnes précisément étaient réunies dans ces deux résidences ni l’âge des contrevenants. 

Les policiers du Québec ont maintenant les pouvoirs d’émettre des constats aux récalcitrants, qui ne respectent pas les mesures ordonnées par le gouvernement du Québec. 

La ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbeault, a d’ailleurs invité les citoyens à dénoncer les mauvais comportements, qui minent les efforts des gens respectueux des consignes. 

Actualités

Le point sur la pandémie de COVID-19 dans le monde [8 avril]

PARIS - Nouveaux bilans, nouvelles mesures, faits marquants: un point sur les dernières évolutions de la pandémie de Covid-19, qui a fait près de 83.000 morts dans le monde.

Pire bilan journalier aux États-Unis

Près de 2.000 personnes contaminées par le nouveau coronavirus sont mortes aux États-Unis en 24 heures, selon le comptage mardi à 20H30 locales de l’université Johns Hopkins. Il s’agit du pire bilan journalier dans le monde depuis le début de la pandémie.

Près de 83.000 morts dans le monde

La pandémie a contaminé plus de 1,4 million de personnes et fait au moins 82.721 morts dans 192 pays depuis son apparition en décembre en Chine, selon un comptage AFP à partir de sources officielles mercredi vers 10h00 GMT.

L’Italie compte au moins 17.127 décès, l’Espagne 14.555, les États-Unis 12.911, la France 10.328, le Royaume-Uni 6.159.

La France en récession

Le produit intérieur brut (PIB) français a chuté d’environ 6% au premier trimestre, pire performance trimestrielle depuis 1945 qui marque l’entrée du pays en récession, selon la Banque de France.

En Allemagne, l’économie devrait se contracter de près de 10% au deuxième trimestre, prévoient les principaux instituts économiques.

Ruée dans les gares à Wuhan

Des dizaines de milliers de voyageurs se sont rués mercredi dans les gares routières et ferroviaires pour quitter la ville chinoise de Wuhan, berceau de la pandémie, après la levée de deux mois et demi de bouclage.

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COVID-19

Elle tente à tout prix de rapatrier ses 266 «enfants» des Philippines

Bien qu’elle ait été mise à pied temporairement, Clara Toscani ne chôme pas. Depuis que la crise sanitaire mondiale de la COVID-19 a mené à la fermeture des frontières partout dans le monde, la dame ne s’accorde aucun répit pour rapatrier son fils bromontois, mais aussi 265 autres Canadiens coincés aux Philippines.

Le fils de Mme Toscani, Jeffrey Hamel, était parti rejoindre son épouse philippine le 9 février dernier, bien avant que la pandémie n’éclate à travers le monde. Il se trouvait dans un village situé à plus de quatre heures et demie de route de la capitale Manille, où se trouve également l’aéroport international philippin.

COVID-19

La désinfection des masques N95 en attente d’autorisation

Si la compagnie américaine 3M assurait lundi être en mesure de fournir des exemplaires des fameux masques N95 au Canada, l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) a retenu deux avenues prometteuses pour désinfecter ces équipements de protection en cas de pénurie, ces derniers étant essentiels pour protéger la santé des anges gardiens des Québécois.

Cependant, Santé Canada n’a pas encore approuvé aucune de ces options — le peroxyde d’hydrogène et les rayons ultra-violets — pour désinfecter les masques N95, une étape incontournable de la mise en application de ces technologies.

Musique

Le coronavirus emporte l’auteur-compositeur-interprète John Prine

John Prine, le populaire auteur-compositeur-interprète qui a exploré les thèmes du chagrin, de l’indignité et des absurdités de la vie quotidienne dans Angel from Montgomery, Sam Stone, Hello in there et des dizaines d’autres chansons marquantes, est décédé mardi à l’âge de 73 ans.

Sa famille a annoncé qu’il est mort après des complications provoquées par la COVID-19; il est décédé au Vanderbilt University Medical Center à Nashville au Tennessee.

Son épouse Fiona a déclaré le mois dernier qu’elle avait été testée positive à la COVID-19 et qu’elle s’est rétablie depuis, mais son mari a été hospitalisé le 26 mars pour des symptômes liés au coronavirus.

Il a été mis sous ventilateur et il est resté dans l’unité des soins intensifs pendant plusieurs jours.

Gagnant d’un Grammy saluant l’ensemble de sa carrière plus tôt cette année, John Prine était considéré par plusieurs de ses pairs comme un virtuose.

Sa créativité, son sens du détail et son humour vif et surréaliste lui ont valu la plus grande admiration des critiques, mais aussi de pairs tels que Bob Dylan et Kris Kristofferson, et de vedettes plus jeunes comme Jason Isbell et Kacey Musgraves, qui ont même nommé une chanson en son honneur.

COVID-19

Buzz Lightyear dans une ville de Québec déserte

Pour nous faire sourire un peu en cette période de confinement, notre photographe Patrice Laroche s’est amusé à simuler une expédition spatiale du célèbre Buzz Lightyear à Québec, en pleine épidémie de la COVID-19.

Quelle impression aurait un extraterrestre en débarquant dans notre capitale déserte? s’est demandé Patrice. Heureux hasard, son fils de 2 ans avait en main la figurine d’Histoire de jouets. 

Dans la série de photos, Buzz se pose notamment à la Place D’Youville et confirme à son «astro-base» : «il n’y a aucune vie sur cette planète». Selon la rumeur, l’astronaute se déplace maintenant vers Gatineau, où nos collègues du Droit sont à l’affût... 

Monde

Les angoisses de l’accouchement multipliées par la pandémie

MADRID — Ainhoa Martinez Garcia attend des jumeaux et, en pleine pandémie, se doute qu’il n’est pas prudent de continuer tous les jours à servir la clientèle de sa boutique de thé des environs de Madrid.

Tout le commerce non alimentaire a fermé ses portes depuis trois semaines pour freiner la contagion du nouveau coronavirus, qui a tué plus de 13 000 personnes en Espagne.

Ainhoa, 36 ans, n’a pas d’autre choix que de travailler pour gagner sa vie. Mais ce qui l’effraie vraiment, c’est d’aller faire l’échographie des 20 semaines de grossesse dans un hôpital débordé par l’afflux massif de patients atteints de la COVID-19.

«On m’a dit que l’examen des 20 semaines est très très important, et c’est ma première grossesse, mais je ne veux pas prendre de risque», dit-elle.

«Et si j’y vais avec mon mari et que la police nous arrête?», s’interroge-t-elle alors qu’elle est censée s’y rendre seule à cause des mesures de confinement.

«Nous ferions perdre son temps à un policier et, au bout du compte, c’est peut-être lui qui est infecté... c’est fou», lâche-t-elle.

En Espagne, les autorités verbalisent ceux qui bravent l’interdiction de sortir si ce n’est pour acheter de la nourriture, des médicaments ou en cas d’urgence médicale.

La pandémie meurtrière a provoqué une poussée d’anxiété chez les femmes enceintes à travers le monde et soulevé une multitude de questions qui, pour la plupart, restent sans réponse.

«Cela ne devrait pas être aussi effrayant d’aller faire une échographie, c’est censé être enthousiasmant», dit Sophie Hayes, une future maman qui vient de passer l’examen des 20 semaines dans un hôpital de Luton, près de Londres.

Un cauchemar devenu réalité 

Bien les hôpitaux britanniques ne soient pas soumis à la même pression que ceux d’Espagne, l’ambiance à la clinique où elle a fait son échographie était tendue, elle y a vécu une expérience «inquiétante».

«Aller toute seule à un endroit où ne sait pas si on va côtoyer des gens qui ont peut-être contracté ce virus... c’est très très troublant», poursuit Sophie qui attend son premier bébé à 25 ans.

«Pour ma part, je serais terrifiée d’apprendre que je suis positive, car une femme enceinte doit être aussi forte et en aussi bonne santé que possible», ajoute-t-elle.

Pour Vanessa Muro, ce cauchemar est devenu réalité quelques jours avant qu’elle n’accouche dans un hôpital de Madrid, la région d’Espagne la plus durement frappée par le virus, avec plus de 5.000 morts et un système sanitaire au bord de la rupture.

«J’avais vraiment peur de l’avoir transmis à mon bébé», se souvient-elle.

Elle a été prise en charge sur le champ par des médecins en combinaison de protection intégrale, car «ils voulaient que le bébé sorte le plus vite possible pour voir s’il avait été infecté», raconte-t-elle. Le petit garçon a testé négatif.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) ne sait toujours pas si une mère peut transmettre la maladie à son bébé bien que pu le moment on n’a trouvé aucune trace du virus dans le liquide amniotique ni dans le lait maternel.

Pour ces femmes, la peur joue un rôle important, explique Maria Jesus Garcia Diaz, sage-femme dans une clinique de la capitale espagnole.

«Elles sont inquiètes pour elles, mais surtout pour leur bébé. L’incertitude est une grande source de stress», dit-elle.

Monde

Coronavirus: près de 2000 morts aux États-Unis en 24 heures [PHOTOS]

WASHINGTON — Le coronavirus continue de faire des ravages aux États-Unis, qui ont enregistré près de 2000 morts supplémentaires au cours des dernières 24 heures, pire bilan journalier dans le monde depuis le début de la pandémie partie de la ville chinoise de Wuhan, où la vie reprend lentement ses droits.

Avec cette progression record, la première puissance mondiale se rapproche un peu plus des deux pays les plus endeuillés jusqu’ici, Italie et Espagne.

«Je sais pertinemment que certains pays très peuplés ont beaucoup plus de cas que nous, mais qu’ils ne les déclarent pas», s’est défendu mardi Donald Trump, mettant en avant le grand nombre de tests effectués aux États-Unis.

Le président américain a aussi menacé de suspendre le financement de son pays à l’Organisation mondiale de la santé (OMS), trop proche à ses yeux de Pékin. «Tout semble très favorable à la Chine [...] Ils ont eu tort sur beaucoup de choses», a-t-il lancé.

À Londres, le premier ministre Boris Johnson passait sa troisième nuit à l’hôpital. Dans un état stable, il était toujours dans une unité de soins intensifs, mais conscient et sans respirateur artificiel.

On s’approche dans le monde des 100 000 morts, avec plus de 80 000 recensés mardi par l’AFP. Mais ce comptage, à partir de sources officielles, est en-dessous de la réalité, puisque de nombreux morts hors des hôpitaux ne sont ni testés, ni comptabilisés, par exemple aux États-Unis, où les règles varient d’une juridiction à une autre.

COVID-19

COVID-19: Metro et IGA dévoilent les épiceries affectées

IGA et Metro ont dévoilé la liste de leurs épiceries où des employés ont été infectés par la COVID-19, révélant plus d’une vingtaine de cas dans ces commerces encore très fréquentés durant l’épidémie.

Chez Metro, qui possède aussi la bannière Super C, au moins douze employés travaillant dans des épiceries un peu partout au Québec ont contracté le virus. Chez IGA, c’est au moins treize employés dispersés à travers la province qui ont été infectés par le coronavirus. 

Au Québec, les épiceries restent un des seuls commerces encore largement fréquentés en cette période de confinement. Les listes de cas d’infection fournies par IGA et Metro montrent que le virus est bien présent dans ces commerces essentiels. 

À Québec, un employé a été infecté par la COVID-19 au Super C de Beauport, sur l’avenue Nordique. Un employé du IGA Des Sources, sur la rue de l’Hêtrière, à Saint-Augustin, a aussi contracté le virus. 

Des employés du IGA du boulevard de la Vérendrye, à Gatineau, et du IGA de la 105avenue, à Shawinigan, ont aussi été infectés. À Sherbrooke, deux clients qui ont contracté le virus sont passés par le Super C Fleurimont, sur la rue King est. Des employés dans plusieurs épiceries IGA et Métro de Montréal ont aussi contracté le virus, de même que dans un centre de distribution de viandes et surgelés qui appartient à Metro.

IGA et Métro assurent que chaque fois qu’un cas est signalé, elles nettoient et désinfectent à fond les installations concernées.

Mais dans ces épiceries, il s’écoule souvent quelques jours entre le dernier quart de travail de l’employé et le moment où l’employeur est averti de l’infection à la COVID-19. Ce délai suggère que le virus peut rester plusieurs jours sur les surfaces avant que l’épicerie soit désinfectée. 

Parfois, plus d’une semaine passe entre la dernière journée de travail et le moment où l’épicerie est avisée. Au Super C Beauport, un employé a travaillé jusqu’au 22 mars, mais, selon Metro, n'a développée des symptômes que le 28 mars. L’employeur a été avisé le 1er avril, soit neuf jours plus tard, date à laquelle le diagnostic a été reçu. 

Les cas recensés au Québec remontent jusqu’au 17 mars pour Metro et jusqu’au 28 mars pour IGA. 

La porte-parole de Metro, Geneviève Grégoire, indique que la chaîne d’épiceries a commencé à publier la liste des épiceries affectées par la COVID-19 en fin de semaine «par souci de transparence». 

Mardi, il n’a pas été possible de parler à un représentant d’IGA. Sur son site, la compagnie Sobeys, qui possède IGA, affirme qu’elle met à jour son «outil de suivi de la COVID-19»  également par souci de transparence envers ses clients. 

Musique

Un concert de Bocelli dans le Duomo de Milan vide à Pâques

MILAN — Des chants sacrés dans une cathédrale vide, retransmis dans le monde entier : le ténor italien Andrea Bocelli chantera dimanche, à l’occasion de Pâques, dans le Duomo de Milan, une région très touchée par l’épidémie de coronavirus.

«Il y a quelques jours, j’ai appelé Andrea Bocelli. Il a répondu présent : cela signifie qu’il sera là à Milan pour Pâques; à 19h, dans un Duomo vide, il proposera quelques pages de musique sacrée», a annoncé mardi le maire de Milan, Giuseppe Sala, dans son message vidéo quotidien sur Facebook.

«Le Duomo sera vide, mais en streaming nous offrirons sa voix au monde entier», a-t-il expliqué.

La retransmission aura lieu via YouTube, selon le journal Il Corriere della Sera, qui a publié mardi un texte d’Andrea Bocelli.

«Ce ne sera pas un concert. Ce sera plutôt l’occasion de prier ensemble: une prière donc pour Milan et pour le monde, face à un événement absolument douloureux, tragique», pour diffuser le message de Pâques, un «message d’amour et de rédemption», a-t-il expliqué.

«L’église sera vide mais nous serons, j’espère, une vaste foule interconnectée, grâce à Internet, unie par un fil subtil, la foi, qui est plus forte que toute distance apparente», a-t-il affirmé.

L’Italie est pays le plus durement touché par l’épidémie de COVID-19 avec un total de 16 523 morts pour plus de 132 000 cas.

La Lombardie, poumon économique de la péninsule, reste la région la plus touchée avec 9202 morts pour plus de 51 000 cas. La province de Milan compte 11 538 cas, dont 4654 sur la seule ville de Milan.

LNH

LNH: Bettman évoque pour la première fois l’annulation de la saison régulière

Pour une première fois depuis que la LNH a mis sa saison sur pause, il y a presque quatre semaines, le commissaire Gary Bettman a évoqué mardi la possibilité de ne pas présenter le reste de la saison régulière afin d’avoir un peu plus de temps pour remettre la coupe Stanley à une équipe championne.


Bettman a aussi indiqué lors d’une entrevue au réseau NBCSN que la ligue a songé à présenter des matchs dans des sites neutres si certaines équipes n’ont pas le feu vert des autorités locales pour jouer dans leur aréna.

Cependant, Bettman a insisté sur le fait qu’il ne s’agissait que de quelques-unes des nombreuses options évaluées et que rien n’était coulé dans le béton puisqu’il aura besoin d’au moins deux autres semaines avant de pouvoir dresser un portrait un peu plus clair de la situation liée à la pandémie de coronavirus dans les 31 marchés du circuit.

«Nous évaluons toutes les options. Rien n’a été écarté», a dit Bettman.

«La meilleure solution, et la plus simple, serait d’avoir le temps de compléter la saison régulière, puis présenter les séries comme nous le faisons habituellement, a-t-il ajouté. Nous comprenons que ça pourrait être impossible. Et c’est pour cette raison que nous devons évaluer toutes les solutions alternatives.»

Bettman n’avait toujours pas discuté de la possibilité de mettre fin au calendrier régulier, qui a été interrompu le 12 mars avec 189 matchs à jouer.

Les séries éliminatoires avec 16 équipes devaient commencer mercredi. Il semble présentement irréaliste de les imaginer commencer avant la fin juin et elles pourraient se conclure en août, peut-être même en septembre.