Flambée des cas de la COVID-19 aux États-Unis

COVID-19

Flambée des cas de la COVID-19 aux États-Unis

WASHINGTON — L’inquiétude face à la pandémie régnait toujours lundi aux États-Unis, où la barre des 130 000 morts de la COVID-19 a été dépassée, et des scientifiques internationaux alertaient sur la possible transmission du coronavirus dans l’air.

Le virus a fait officiellement plus de 130 240 morts dans le pays, qui continue de battre des records de contaminations (près de 55 000 en une journée lundi).

Des scientifiques appellent au principe de précaution contre la possible transmission du coronavirus par l'air

COVID-19

Des scientifiques appellent au principe de précaution contre la possible transmission du coronavirus par l'air

WASHINGTON — «Il est temps de s’occuper de la transmission aérienne de la COVID-19», écrivent 239 scientifiques internationaux dans un article appelant les autorités de santé de la planète et en particulier l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) à recommander activement l’aération des espaces publics intérieurs.

À ce jour, l’OMS et d’autres autorités de santé, dont celles des États-Unis, estiment que le coronavirus responsable de la maladie de la COVID-19 est principalement transmis par des gouttelettes projetées par la toux, l’éternuement et la parole directement sur le visage de personnes à proximité, ou présentes sur des surfaces où elles peuvent survivre des heures ou des jours.

Mais plusieurs études, sur le virus SARS-CoV-2 et d’autres virus respiratoires, ont mis en évidence que des particules virales présentes à l’intérieur de microgouttelettes dans l’air expiré par une personne infectée pouvaient rester en suspension dans l’air en intérieur, potentiellement plusieurs heures, où elles pourraient ensuite être inspirées par d’autres. Il n’est pas encore prouvé que ces particules peuvent provoquer des infections, mais les indices s’accumulent.

«Nous appelons la communauté médicale et les organismes nationaux et internationaux compétents à reconnaître le potentiel de transmission aérienne de la COVID-19», écrivent dans la revue Clinical Infectious Diseases d’Oxford deux scientifiques, Lidia Morawska de l’université de Queensland et Donald Milton de l’université du Maryland, dans un article auquel ont contribué ou que soutiennent 237 autres signataires déclarés à la fin.

«Il existe un potentiel important de risque d’inhalation de virus contenus dans des gouttelettes respiratoires microscopiques (microgouttelettes) à des distances courtes et moyennes (jusqu’à plusieurs mètres, de l’ordre de l’échelle d’une pièce), et nous promouvons le recours à des mesures préventives pour empêcher cette voie de transmission aérienne», poursuivent-ils.

En priorité, il faut mieux ventiler les lieux de travail, les écoles, les hôpitaux et maisons de retraite, et installer des outils de lutte contre les infections tels que des filtrations de l’air de haut niveau et des rayons ultraviolets spéciaux qui tuent les microbes.

Ces recommandations sont souvent peu coûteuses, arguent-ils, comme d’ouvrir portes et fenêtres; mais dans les consignes sanitaires actuelles, la priorité reste donnée au lavage de mains, aux masques et à la distanciation physique.

«La transmission par l’air de SARS-CoV-2 n’est pas universellement acceptée; mais notre opinion collective est qu’il existe bien assez d’éléments probants pour appliquer le principe de précaution», disent les scientifiques.

L’OMS fait la distinction entre les virus transmis par l’air, comme la rougeole, et les autres, mais «ce n’est pas un problème de dichotomie», dit à l’AFP l’une des signataires, la professeure Caroline Duchaine, directrice du laboratoire sur les bioaérosols à l’université de Laval au Québec.

«On fait une erreur si on fait une opposition entre la transmission par des virus comme la rougeole et par la COVID-19», dit-elle.

Pour le coronavirus, «ce n’est certainement pas le mode de transmission principal», mais si on veut appliquer le principe de précaution, «il faut ajouter le contrôle de l’air» à l’arsenal sanitaire, insiste la professeure Duchaine.

Respect des consignes sanitaires: Christian Dubé tire un sérieux coup de semonce [VIDÉO]

COVID-19

Respect des consignes sanitaires: Christian Dubé tire un sérieux coup de semonce [VIDÉO]

Le nouveau ministre de la Santé du Québec, Christian Dubé, a offert lundi un sérieux coup de semonce à ceux dont les agissements mettraient en péril le déconfinement de la province.

Il a ainsi prévenu les responsables de lieux de rassemblements — notamment les propriétaires de bars, de terrasses commerciales, de plages ou de piscines — qu'ils ont la responsabilité d'assurer le respect des consignes de la santé publique.

M. Dubé a précisé qu'on étudie actuellement ce qui pourrait advenir des permis des bars qui ne respecteraient pas ces consignes. Les propriétaires de ces établissements et les clients qui ne respectent pas les règles pourraient bientôt être passibles d'amendes.

Il n'a pas non plus exclu un éventuel reconfinement des bars. L'imposition d'une limite au nombre de clients, un resserrement des heures d'ouverture et l'obligation pour chaque client d'avoir une place assise sont d'autres mesures actuellement envisagées.

Une présence policière plus forte sera en place dès jeudi, dans les grands centres de la province.

M. Dubé a lancé que des ajustements seront apportés pour assurer que les événements des derniers jours ne se reproduisent plus.

«Je veux être très, très clair, a-t-il dit. Les fautifs devront être sanctionnés et nous n'hésiterons pas à fermer les établissements au besoin. On ne laissera pas passer une autre fin de semaine avec des incidents de la sorte.»

Rappelant la situation dans certains États américains, il a ensuite martelé qu'il n'est pas question de laisser une minorité de délinquants mettre en péril la santé des Québécois et la relance de la province.

Nombre de cas 

Le coronavirus a fait trois nouvelles victimes au Québec au cours des 24 dernières heures, a-t-on annoncé lundi.

Le bilan s'établit donc maintenant à 5577 morts. On recensait 74 nouveaux cas, pour un total de 55 937 personnes infectées.

Le nombre d'hospitalisations était en hausse de six, à 377. Une personne de moins se trouvait aux soins intensifs, soit 25.

Seulement huit infections s'étaient ajoutées dans la région de Montréal par rapport à dimanche, pour un total de 27 425. On comptait 5835 cas dans la région de Laval et 7961 en Montérégie.

C'est d'ailleurs dans cette dernière région que la situation s'est le plus détériorée, avec 33 nouveaux cas en 24 heures.

Les autres développements de la journée

Le coup de pouce d'Ottawa promis aux aînés depuis la mi-mai sera distribué cette semaine. Les personnes âgées admissibles à la pension de la Sécurité de la vieillesse recevront un paiement unique de 300$. Celles qui sont admissibles au Supplément de revenu garanti (SRG) recevront 200$ de plus, pour un total de 500$.

Un regroupement de restaurateurs canadiens affirme que ceux-ci auront besoin d'une aide continue du gouvernement du Canada pour maintenir leur fonctionnement avec les restrictions en cours rendues nécessaires par la pandémie de la COVID-19.

Les coronavirus saisonniers ne protègent pas les enfants de la COVID-19

COVID-19

Les coronavirus saisonniers ne protègent pas les enfants de la COVID-19

PARIS — Les fréquentes infections par des coronavirus saisonniers, responsables chaque hiver de rhumes et de bronchites dès la petite enfance, ne protègent ni de l’infection par le nouveau coronavirus, ni des formes graves liées à la COVID-19 apparentées à la maladie de Kawasaki, selon une étude.

L’étude, coordonnée par l’hôpital Necker (AP-HP, Paris) et l’Institut Pasteur et mise en ligne sur le site de pré-publication Medrxiv, confirme la grande fréquence et le taux important d’anticorps contre les coronavirus saisonniers dans la population générale, ce qui n’empêche pourtant pas les infections par ces virus chaque hiver.

«L’infection par les coronavirus saisonniers n’offre pas une protection significative contre l’infection par le virus SARS-CoV-2 et les autres maladies associées comme le syndrome apparenté à la maladie de Kawasaki», relève Marc Eloit, responsable du laboratoire de découverte de pathogènes à l’Institut Pasteur dans un communiqué.

«Si le virus de la COVID-19 se comporte comme les coronavirus saisonniers, cette observation interroge sur la capacité de la population à atteindre un niveau d’immunité suffisant pour empêcher la réapparition régulière de la maladie» en déduit le chercheur, co-auteur de l’étude.

Les anticorps contre les quatre coronavirus saisonniers (NL63, HKU1, 229E, OC43) ont été retrouvés chez 67-100 % des enfants en fonction des virus.

Le niveau de ces anticorps était comparable entre les enfants présentant un test de sérologie positif pour le SARS-CoV-2 et ceux qui étaient séronégatifs, qu’il s’agisse des malades avec syndrome apparenté à la maladie de Kawasaki ou de ceux qui ont fait une forme pas ou peu symptomatique de COVID-19, montre l’étude.

Des anticorps neutralisants le virus SARS-CoV-2 étaient présents chez 56 % des enfants positifs, avec une fréquence relative augmentant avec le temps (jusqu’à 100 % en fin d’étude, à deux mois du pic de l’épidémie).

Plus de la moitié (69,4 %) de ces enfants n’avait jamais eu de symptômes évocateurs d’infection.

La question de l’éventuelle immunité croisée conférée par les quatre coronavirus saisonniers vis-à-vis de la COVID-19, a été récemment posée après la mise en évidence d’anticorps et de cellules immunitaires reconnaissant le nouveau coronavirus chez des personnes avant la phase épidémique.

Les enfants font des formes de COVID-19 peu symptomatiques qui passent souvent inaperçues. Les atteintes sévères apparentées à la maladie de Kawasaki sont très rares.

L’étude Ped-Covid s’est déroulée du 1er mars au 1er juin dans sept hôpitaux parisiens et de la proche couronne, auprès de 775 enfants (de 0 à 18 ans), dont 36 présentaient un syndrome inflammatoire lié à la COVID-19 et apparenté à la maladie de Kawasaki.

Aide continue réclamée par plusieurs restaurateurs du Canada

COVID-19

Aide continue réclamée par plusieurs restaurateurs du Canada

TORONTO — Un regroupement de restaurateurs canadiens affirme que ceux-ci auront besoin d'une aide continue du gouvernement du Canada pour maintenir leur fonctionnement avec les restrictions en cours rendues nécessaires par la pandémie de COVID-19.

Les résultats d'une enquête dévoilée lundi par Restaurants Canada indiquent que plus de la moitié des répondants qui sont ouverts pour la cueillette et la livraison seulement ou qui ont rouvert leurs salles à manger selon les nouvelles restrictions déclarent fonctionner à perte.

Parmi eux, 13 % estiment qu'ils pourront redevenir rentables dans une échéance de six mois ou moins; ce délai sera de 7 à 12 mois pour 31 % d'entre eux, de 12 à 18 mois pour 36 % et de plus de 18 mois pour 20 %.

Pour le troisième mois consécutif, plus de 90 % des répondants ont déclaré une baisse de leur chiffre d'affaires par rapport à la même période l'année dernière.

Restaurants Canada demande donc au gouvernement fédéral de prolonger et de renforcer l'aide aux entreprises de services alimentaires tant que les restrictions seront en place.

Aide aux loyers

Elle espère aussi une aide aux loyers et un soutien pour les quelque 50 % des propriétaires de restaurants qui sont aux prises avec des locateurs non disposés à participer au programme d'Aide d'urgence du Canada pour le loyer commercial (AUCLC) ou à offrir une autre forme d'aide aux loyers.

Avant le début de la pandémie de la COVID-19, le secteur canadien des services alimentaires était une industrie au chiffre d'affaires annuel de 93 milliards $ qui employait directement 1,2 million de travailleurs.

Le sondage a été réalisé entre le 25 juin et le 3 juillet derniers. Restaurants Canada a reçu 947 questionnaires remplis par des exploitants de services alimentaires de toutes les régions du Canada, représentant 11 623 établissements.

L'acteur de théâtre Nick Cordero meurt à 41 ans de complications liées au coronavirus

COVID-19

L'acteur de théâtre Nick Cordero meurt à 41 ans de complications liées au coronavirus

TORONTO — L'acteur de théâtre Nick Cordero, qui a grandi à Hamilton en Ontario, est mort dimanche à Los Angeles.

Sa femme, Amanda Kloots, a précisé que son mari est mort en matinée, «entouré de sa famille, dans l'amour».

Il était âgé de 41 ans.

L'acteur était entré à l'hôpital au début avril, à Los Angeles, atteint de ce qui semblait être une pneumonie, a précisé Amanda Kloots.

Les médecins soupçonnaient qu'il était atteint du nouveau coronavirus et lui ont donc fait passer trois tests de dépistage. Les deux premiers ont été négatifs et le troisième a été positif pour la COVID-19.

La maladie a ravagé son corps, selon son épouse, qui a régulièrement donné des mises à jour sur son état de santé par le biais d'Instagram.

Poumons remplis de trous

Elle a raconté que selon les médecins, ses poumons étaient remplis de trous et ressemblaient aux poumons d'une personne qui aurait fumé pendant 50 ans, alors qu'il était non-fumeur.

Il a eu une infection persistante aux poumons et des complications importantes de la maladie, incluant des problèmes de pression artérielle et de caillots sanguins qui ont mené à l'amputation de sa jambe droite.

Nick Cordero et Amanda Kloots avaient un fils, Elvis, qui venait de célébrer son premier anniversaire.

Nick Cordero a grandi à Hamilton et a étudié le métier d'acteur à l'Université Ryerson.

Il s'est fait connaître notamment pour ses rôles de durs à cuire sur Broadway, dans des pièces comme Waitress, A Bronx Tale et Bullets Over Broadway.

Réouverture du musée du Louvre, l'affluence sera pour plus tard

Expositions

Réouverture du musée du Louvre, l'affluence sera pour plus tard

PARIS — Après trois mois et demi de fermeture le Louvre, musée le plus visité au monde, rouvre lundi à Paris ses portes au public mais sans l'affluence des grands jours, en attendant le retour des visiteurs étrangers.

C'est une reprise dans l'impatience, l'appréhension et l'espoir pour la direction et les personnels du grand musée qui a perdu plus de 40 millions d'euros de recettes durant le confinement et se voit privé des foules habituelles de touristes américains, chinois, coréens, japonais, brésiliens...

75% du public du musée est habituellement formé d'étrangers. Mais pour l'instant seuls les Européens des pays proches pourront commencer à revenir, sans doute au compte-goutte au début.

Le musée n'avait jamais fermé si longtemps depuis la deuxième Guerre mondiale.

La direction s'attend à trois années difficiles, sachant que le total des billets vendus en 2020 sera très loin du record de plus de dix millions atteint en 2018.

Les premiers visiteurs pourront entrer à partir de 9H00 (07H00 GMT) dans le musée. Tout le dispositif a été longuement étudié pour éviter tout incident sanitaire. Mais les équipes logistiques se montrent confiantes car les lieux sont très spacieux.

L'accès devant la Pyramide est prévu sur trois files, chaque visiteur devant avoir apporté son masque: il y aura ceux qui viendront pour leur rendez-vous horodaté qu'ils auront réservé sur internet depuis le 15 juin, ceux qui arriveront à l'avance pour un horaire ultérieur réservé, et, enfin, ceux qui viendront, sait-on jamais, dans l'espoir de trouver des places.

La Joconde, la Victoire de Samothrace, la Liberté guidant le peuple, le Radeau de la méduse, la Vénus de Milo, les bijoux de la Couronne et autres merveilles... Les salles les plus fréquentées seront ouvertes de même que celles abritant des collections très populaires auprès du public de la région parisienne comme les Antiquités de l'Égypte, de la Grèce et de Rome.

Certaines collections -environ 30%- ne seront pas accessibles dans les premières semaines et mois, comme la sculpture française du Moyen-âge et de la Renaissance ou les arts d'Afrique, d'Asie, d'Océanie et des Amériques.

Il restera cependant encore beaucoup à voir: un visiteur intrépide pourrait théoriquement au pas de course voir plus de 30.000 oeuvres en parcourant une surface de 45 000 m2.

Mais les jauges ont un avantage: il sera plus agréable de se promener dans les enfilades de salles, sans l'affluence habituelle et les innombrables selfies.

Sans retour en arrière 

Sous la grande verrière de la Pyramide de Ieoh Ming Pei, le brouhaha et l'aimable cohue ne seront pas au rendez-vous. Les vestiaires resteront fermés. De même que les distributeurs automatiques. Inutiles d'apporter manteaux, casques de moto ou bagages.

Un fléchage en bleu indiquera les sens des parcours, qui seront obligatoires en cas d'affluence, et sans possibilité de retour en arrière. Des marquages au sol sont prévus, notamment devant la Joconde pour éviter les attroupements.

Un nouvel audioguide Nintendo pourra être loué à partir du 15 juillet. Disponible en 9 langues, il proposera des contenus innovants pour mieux faire comprendre l'histoire des salles et des collections avec leurs mystères et leurs anecdotes.

Seule exposition temporaire: dans la Petite Galerie, Figure d'artiste, qui était là avant le confinement, a été prolongée. Réduite, très didactique et agréable, elle présente une sélection de certaines plus belles peintures, notamment des portraits dont s'enorgueillit le Louvre, de Rembrandt à Dürer, de Delacroix à Vigée-Lebrun.

La saison qui devait être consacrée aux génies de la Renaissance au printemps, après le succès du blockbuster Léonard de Vinci, a été reportée. Il faudra attendre octobre pour ses deux grandes expositions, Le Corps et l'âme. De Donatello à Michel-Ange et Albrecht Altdorfer, maître de la Renaissance allemande.

Soucieux de la situation difficile des guides-conférenciers indépendants, le musée a choisi d'accepter les groupes de 25 personnes maximum, qui devront être équipés de casques et de micros. Et il mènera diverses actions de médiation auprès des familles et des jeunes publics.

COVID-19: inquiétude aux États-Unis face à la flambée des cas, qui touche aussi l'Inde 

Monde

COVID-19: inquiétude aux États-Unis face à la flambée des cas, qui touche aussi l'Inde 

WASHINGTON — L'inquiétude commence à poindre chez des élus américains face à la flambée des cas de coronavirus, minimisée par le président Donald Trump, alors que la recrudescence de la pandémie touche aussi notamment le Mexique, l'Inde et l'Iran.

Les États-Unis, qui enregistrent depuis plus d'une semaine des nombres d'infections record, célébrait ce week-end sa fête nationale, réputée pour ses réunions familiales, barbecues, et feux d'artifice, en dépit de la pandémie.

Sur la plage new-yorkaise de Coney Island rouverte à la baignade depuis mercredi, rares sont les vacanciers à bronzer masqués. Mark Ruiz, venu pique-niquer avec sa femme et ses deux enfants, se dit «clairement inquiet», mais n'imaginait pas rester chez lui pour les festivités du 4 juillet. «Nous ne pouvons pas rester dans une bulle tout l'été», a confié à l'AFP cet homme de 37 ans.

Du haut de sa tour Eiffel, le chef Anton ne veut pas entendre parler de monde d'après

Monde

Du haut de sa tour Eiffel, le chef Anton ne veut pas entendre parler de monde d'après

PARIS — Du haut des 125 mètres de son restaurant niché sur la tour Eiffel, rouvert après trois mois de «vacances» dues à la COVID, le chef français Frédéric Anton «ne veut pas entendre parler» de changements dans le monde gastronomique d'après.

Le chef étoilé, également détenteur du prestigieux titre de «meilleur ouvrier de France», est revenu aux fourneaux du Jules-Verne, mythique restaurant avec vue panoramique sur Paris qui a rouvert mardi, et dont profitent pour le moment essentiellement des clients français, en attendant le retour des touristes étrangers.

La tartelette aux courgettes et amandes et l'artichaut-poivrade sont entrés dans la nouvelle carte d'été, toujours aussi sophistiquée, avec aussi son assiette de crabe au caviar et autre langoustines en ravioli avec une crème fumée.

Dans l'ascenseur privé, une paroi de plexiglas sépare les clients les uns des autres. Ils ne font tomber leur masque qu'une fois à table. Les maîtres d'hôtel en masques noirs les accueillent dans l'écrin épuré des salles, où douze tables ont été enlevées pour respecter la distanciation.

Acheter français coûte cher 

Dans l'assiette, «rien ne va changer!», martèle Frédéric Anton, plutôt confiant après la réouverture de cet établissement dont les menus dégustation vont de 190 à 230 euros, sans les vins.

Frappés de plein fouet par la crise sanitaire, nombre de ses confrères tiennent un tout autre discours, cherchent à s'adapter en simplifiant leurs cartes, mettant en place des ventes à emporter à des prix doux, misant sur leurs jardins ou producteurs locaux.

«On n'a pas fait de vente à emporter, on y a réfléchi deux minutes, ce n'était pas nécessaire», tranche Frédéric Anton.

Pour le restaurant, «si on doit acheter tel ou tel produit - langoustines ou agneau de Pyrénées - on l'achètera. Si on doit le transformer de telle ou telle façon, on le fera. Si on doit avoir tant de personnes pour travailler et faire de la qualité, on ne jouera jamais sur cela», assure Frédéric Anton.

L’<em>Ocean Viking</em> va débarquer 180 migrants en Sicile, dans une joie douce-amère [PHOTOS]

Monde

L’Ocean Viking va débarquer 180 migrants en Sicile, dans une joie douce-amère [PHOTOS]

Une explosion de joie, mais un arrière-goût amer. Le navire humanitaire Ocean Viking a reçu dimanche l’autorisation de débarquer 180 migrants en Sicile, provoquant une scène de liesse parmi les rescapés, mais les tensions des derniers jours ont laissé des traces indélébiles.

«Nous avons reçu l’instruction des autorités maritimes italiennes de débarquer les rescapés à bord à Porto Empedocle [sud de la Sicile]. Le navire fait route en ce moment vers ce port que nous pensons rallier d’ici demain [lundi] matin», a expliqué son affréteur SOS Méditerranée à l’AFP, dont un journaliste est embarqué à bord.

Sur le pont du bateau-ambulance, qui avait recueilli à son bord ces Pakistanais, Bangladais, Nord-Africains ou encore Ghanéens lors de quatre opérations les 25 et 30 juin, l’annonce a suscité embrassades, applaudissements, chants, et égoportraits, qui ont fait oublier l’espace de quelques minutes l’extrême tension qui y régnait, au point que l’Ocean Viking avait dû se placer en état d’urgence vendredi, une première.

«On est très heureux ! On vient de loin, la Libye a été un enfer et maintenant on voit enfin le bout. J’ai hâte de pouvoir prévenir ma famille que je suis vivant», exulte Rabiul, 27 ans, originaire du Bangladesh, pays le plus représenté à bord.  

Sur le navire, les migrants dansent, dessinent «Thanks Ocean Viking» sur leur t-shirt, sautent dans les bras des membres de l’équipage de SOS Méditerranée qui, quelques jours plus tôt, était menacé d’agression par une minorité d’entre eux, qui n’avaient pas non plus hésité à sauter par-dessus bord en signe de désespoir après plus d’une semaine de blocage en mer.

Anosmie: ces patients de la COVID-19 privés des odeurs de la vie

Monde

Anosmie: ces patients de la COVID-19 privés des odeurs de la vie

PARIS — La perte de l'odorat, ou anosmie, un des symptômes de la COVID-19, vous prive des «odeurs de la vie», un handicap invisible mais «psychologiquement difficile à vivre» et qui n'a pas de traitement propre.

«Ce qui me manque le plus, c'est l'odeur de mes fils quand je les embrasse, c'est l'odeur du corps de ma femme, le parfum de mon papa. L'anosmie vous coupe des odeurs de la vie, c'est une torture», confie à l'AFP Jean-Michel Maillard, président de l'association Anosmie.org.

Finis aussi les plaisirs du quotidien comme le parfum du café le matin, de la pelouse fraîchement coupée ou encore «l'odeur si rassurante du savon sur sa peau quand on se prépare pour un rendez-vous»... «On découvre l'odorat quand on le perd», regrette ce quadragénaire, devenu anosmique suite à un accident. Sans parler du problème de ne plus pouvoir détecter le gaz, la fumée ou une poubelle mal lavée.

Les repas s'en trouvent également perturbés car 90% de ce que nous mangeons est lié à l'odorat. «Différencier un Bordeaux d'un Bourgogne, différencier un boeuf en daube d'un veau Marengo, c'est de l'odorat», relève Alain Corré, ORL à l'Hôpital-Fondation Rothschild à Paris.

«Il y a des dizaines des causes d'anosmie», explique le spécialiste citant les polyposes nasales, les rhinites chroniques, le diabète, Alzheimer, Parkinson... et maintenant la COVID-19.

Dans ce cas, c'est même un symptôme pathognomonique, c'est-à-dire un signe clinique qui, à lui seul, permet d'établir le diagnostic.

«Quand les gens perdent l'odorat et qu'il n'y a pas de récupération, on note une véritable altération de la qualité de vie et un taux de dépression pas du tout négligeable», ajoute Alain Corré.

Le problème, c'est quand ce handicap s'installe: «être privé d'odorat pendant un mois, c'est pas grave. Deux mois, ça commence à être gênant. Mais au bout de 6 mois, vous êtes tout seul, sous une cloche de verre», raconte Jean-Michel Maillard. «Il y a une dimension psychologique très difficile à vivre, il faut se faire aider».

Un espoir 

Il n'existe pas de traitement spécifique du trouble de l'odorat. Il faut traiter la cause mais «le problème des anosmies liées au virus, c'est que souvent, le traitement de l'infection virale n'a pas d'effet sur l'odorat», précise le DCorré.

«D'après les premiers chiffres, à peu près 80% des patients atteints de la COVID-19 récupèrent spontanément, en moins d'un mois et souvent même rapidement en 8-10 jours», note le médecin.

Pour les autres, il semblerait que les neurones olfactifs, qui agissent comme détecteur d'odeurs, aient été détruits par le coronavirus. Mais l'énorme avantage que la nature nous a donnés c'est que ces neurones, placés au fond de notre nez, ont une capacité de régénérescence.

Les hôpitaux parisiens Rothschild et Lariboisière ont mis en place une étude CovidORL et testent l'efficacité de lavages de nez avec de la cortisone (le budésonide), associés à de la rééducation olfactive. Un traitement qui a prouvé son efficacité sur les anosmies post-rhume, «un espoir», pour Alain Corré.

La rééducation olfactive permet de continuer à stimuler les fonctions cognitives, les voies associatives qui associent la mémoire et l'odorat, développe l'ORL.

Ses conseils: choisissez cinq odeurs dans votre cuisine - que vous aimez bien - comme la cannelle, le thym, le laurier... Respirez-les deux fois par jours, pendant 5 à 10 minutes, en regardant ce que vous êtes en train de respirer.

Avec Hirac Gurden, directeur de recherche en neurosciences au CNRS, l'association Anosmie.org a également mis à disposition sur son site un protocole de rééducation à base d'huiles essentielles diluées, fondé sur les travaux du chercheur Thomas Hummel (Dresde).

«Dès mars, nous avons reçu plusieurs centaines de coups de fil, des courriels de personnes qui avaient la COVID et qui appelaient au secours car ils ne sentaient plus rien», se souvient Hirac Gurden.

L'hiver dernier, Jean-Michel Maillard a fini la rééducation avec quatre odeurs. «Aujourd'hui, j'en ai dix: du poisson, de la cigarette, de l'huile essentielle de rose... et j'ai même trouvé un parfum que je sens!», se réjouit-il.

Des clients d’un bar du Dix30 contaminés par la COVID-19

COVID-19

Des clients d’un bar du Dix30 contaminés par la COVID-19

Plusieurs clients qui ont passé une soirée au Mile Public House du quartier Dix30, à Brossard, ont reçu un diagnostic positif à la COVID-19. La santé publique invite toute personne ayant fréquenté l’établissement le 30 juin dernier à subir un test de dépistage.

Dans un communiqué publié dimanche, la direction de santé publique de la Montérégie précise que les clients concernés étaient présents à l’intérieur et sur la terrasse, entre 20 h 00 et la fermeture, à 3h.

Toute personne qui se trouvait au Mile Public House, le 30 juin, est invitée à prendre rendez-vous pour passer un test de dépistage. Il suffit de composer le 1-877-644-4545 ou le 450 644-4545.

La directrice de la santé publique de la Montérégie, la Dre Julie Loslier, n’a pas voulu accorder d’entrevue sur cette affaire. Elle a toutefois publié une vidéo en ligne pour rappeler l’importance de respecter les consignes de prévention dans tous les commerces et lieux publics.

«Ce serait une erreur de penser que cet établissement-là est plus à risque ou est plus dangereux qu’un autre. Ce n’est pas du tout le cas», insiste la Dre Loslier au début de la vidéo.

La directrice régionale explique que le bar visé par l’éclosion a été identifié parce qu’«on a un travail de santé publique à faire», mais que ce genre de transmission peut se produire dans n’importe quel commerce.

Elle souligne également que la direction de l’établissement du quartier Dix30 a offert une excellente collaboration dès que l’information a été connue. Le bar aurait déjà été désinfecté.

Sur sa page Facebook, le Mile Public House dit être en communication avec la santé publique et que l’éclosion concerne pour l’instant «5 personnes du même groupe, assis à la même table».

L’établissement assure que tous ses employés vont subir un test de dépistage et que tous ceux en poste le soir du 30 juin se trouvent déjà en isolement.

Rappel à l’ordre

Dans sa vidéo, la Dre Loslier s’adresse particulièrement à la clientèle des bars en rappelant la situation observée aux États-Unis.

«On a vu chez nos voisins du sud que la situation des bars a donné lieu à des éclosions et à de plus en plus de cas, notamment chez les populations plus jeunes, et on ne voudrait surtout pas avoir à revenir en arrière», prévient-elle.

La directrice régionale de la santé publique mentionne que plus la soirée avance, la distanciation physique semble se rétrécir au fil des consommations. Elle rappelle que les tenanciers et les clients partagent la responsabilité de respecter les règles.

La Dre Loslier refuse cependant de jeter la pierre aux bars en mentionnant que tous les lieux publics, de même que les transports en commun, représentent des risques si l’on ne peut pas respecter la distance de deux mètres, qu’on ne porte pas de masque et qu’on ne respecte pas les mesures d’hygiène.

Limiter les inégalités, enjeu vital du monde d'après la COVID-19

Affaires

Limiter les inégalités, enjeu vital du monde d'après la COVID-19

PARIS — La crise de la COVID-19 creuse les inégalités déjà importantes à travers le monde et au sein des pays développés, s'alarment économistes, dirigeants politiques et d'entreprises aux rencontres d'Aix-en-Seine à Paris, pour qui leur réduction devra être un enjeu majeur du monde d'après.

«Les épidémies ont tendance à faire tomber le monde du côté où il penche déjà. C'est en quelque sorte un accélérateur et un révélateur de faiblesses», a souligné l'économiste Pierre Dockes, professeur émérite à l'université de Lyon 2, lors de ce rendez-vous économique qui se tenait ce weekend.

De fait, depuis le début de la pandémie, médecins et épidémiologistes ont constaté que le coronavirus affectait de manière plus importante les personnes victimes de maladies chroniques (obésité, diabète, maladies cardiovasculaires), proportionnellement plus présentes dans les populations pauvres des pays développés.

Et ce sont surtout les personnes occupant des métiers peu qualifiés qui ont dû continuer à travailler pour faire tourner les commerces alimentaires, les entrepôts des géants de l'e-commerce ou les services de santé.

«Tous ces gens qui ont continué à travailler malgré les risques [...] sont les gens des classes inférieures finalement», a souligné Mark Stabile, chercheur à l'Insead, spécialiste des inégalités.

La mode redémarre à Paris, première fois sans défilés

Mode

La mode redémarre à Paris, première fois sans défilés

PARIS — Sans défilé pour la première fois de son histoire mais avec de hautes ambitions artistiques: la semaine de la mode virtuelle démarre lundi à Paris, bravant avec créativité la dépression post-COVID. 

Dès le premier jour, Dior placera la barre très haut: la collection haute couture sera dévoilée dans une mise en scène onirique de Matteo Garrone, réalisateur de Dogman et Gomorra qui ont été récompensés à Cannes.

«Le processus de la création de cette collection a été complexe. Quand on l'a commencée, il était clair que le vrai show ne pourrait pas avoir lieu. Il a fallu un projet extrêmement dense, très créatif», a déclaré à l'AFP la créatrice des collections femme de Dior Maria Grazia Chiuri.

Le film présenté comme «alchimie des émotions du 7ème art et de l'excellence des savoir-faire» de la maison historique française sera diffusée à 14H30 (12H30 GMT) sur le site de Dior, et accessible à tous.

Chaque maison faisant partie du calendrier officiel de la Fédération de la haute couture et de la mode dévoilera sa collection avec une vidéo diffusée pendant son créneau.

Un exercice nouveau pour les designers, bouleversés par les changements induits par l'épidémie du coronavirus et privés de podiums.

Les coulisses du luxe 

Hermès en a donné le ton dimanche en présentant sa collection homme dans une performance artistique filmée en temps réel par le metteur en scène de théâtre Cyril Teste, dans les ateliers de la maison, à Pantin près de Paris.

Collection décontractée, présentation nonchalante avec le zoom sur le jeu de rayures ou accessoires en cuir, fétiche du sellier-maroquinier. Des détails qu'on verrait à peine lors de passages en défilé.

«Je suis toujours à la recherche d'un renouvellement et même si le changement me panique autant qu'il me stimule, je préfère cette angoisse à la répétition. L'imprévu est créatif», a souligné Véronique Nichanian, créatrice des collections homme d'Hermès.

«Une chose m'intéressait particulièrement: entrer dans l'oeil du créateur et dans le backstage auquel le public des défilés n'a jamais réellement accès», a pour sa part expliqué Cyril Teste dans un communiqué.

Pour le couturier Maurizio Galante, présenter la mode en ligne c'est comme passer du théâtre au cinéma.

C'est «une grande opportunité pour faire passer des messages à un public qui sera concentré sur les images plutôt que de regarder qui est assis au premier rang», celui réservé aux célébrités, explique le designer dont la collection sera également présentée lundi.

La créatrice vietnamienne Xuan Thu Nguyen explique à l'AFP que la «vidéo artistique» de sa marque Xuan, plutôt que de montrer toute la collection, sera «un teasing (avant-gôut)» pour entraîner les spectateurs dans son univers.

«Si vous n'avez rien, même pas d'électricité, vous pouvez toujours créer», estime-t-elle.

«Show must go on (le spectacle doit continuer)», résume pour sa part à l'AFP le couturier Stéphane Rolland.

Julien Fournié, lui, a choisi de montrer le travail artisanal et exigeant du couturier «comme à l'époque de Paul Poiret, Jacques Fath ou Monsieur Dior». Du croquis initial en passant par la toile - le vêtement est coupé dans un tissu blanc et drapé sur un mannequin pour être précisé, avant la réalisation dans des étoffes somptueuses.

La haute couture, évènement très select et exclusivement parisien qui promeut le fait main et les savoir-faire rares avec des pièces oeuvres d'art, durera trois jours et sera suivi de la Fashion week homme jusqu'au 13 juillet.

Un avion des Forces armées doit revenir au pays à cause du coronavirus

COVID-19

Un avion des Forces armées doit revenir au pays à cause du coronavirus

OTTAWA — Un avion militaire transportant des troupes canadiennes en Lettonie a été contraint de faire demi-tour en raison de craintes que des personnes à bord aient pu être exposées à la COVID-19.

Une porte-parole du ministère de la Défense, Jessica Lamirande, a indiqué que l'appareil Polaris transportant environ 70 militaires et membres d'équipage avait décollé le 2 juillet de la base des Forces canadiennes de Trenton, en Ontario. Tous les occupants avaient été placés deux semaines en quarantaine.

Tout le personnel militaire déployé dans des missions à l'étranger doit se soumettre à de telles mesures de quarantaine pour s'assurer qu'il ne transporte pas la COVID-19 dans un autre pays ou ne contamine pas son unité.

Malgré ces précautions, l'avion a été contraint de faire volte-face en cours de vol après que les militaires eurent appris qu'une personne de la base de Trenton qui était entrée en contact avec l'avion et des passagers avait été déclarée positive pour la maladie.

Les personnes à bord devront maintenant subir encore 14 jours d'isolement avant de reprendre leur mission. Mme Lamirande a dit que le retard n'aurait pas d'effets majeurs sur la mission du Canada en Lettonie.

Le Canada fournit actuellement environ 540 soldats à un groupement tactique de l'OTAN en Lettonie dont la mission principale est de décourager l'activité militaire russe en Europe de l'Est.

Le Québec redescend sous la barre des 100 nouveaux cas

COVID-19

Le Québec redescend sous la barre des 100 nouveaux cas

Le Québec est redescendu sous la barre des 100 nouveaux cas de COVID-19.

Selon les données publiées dimanche par le ministère de la Santé, 79 nouveaux cas ont été recensés dans les 24 dernières heures. Le Québec compte 55 863 cas depuis le début de la pandémie.

Les autorités ont signalé huit autres décès, dont sept survenus avant le 27 juin. Cela porte le bilan à 5574 depuis le début de la crise.

Le nombre des hospitalisations a continué de glisser, passant de 375 à 371 au cours des 24 dernières heures. Un patient de moins se trouve aux soins intensifs, pour un total de 26.

Les plus récentes données témoignent de 89 nouveaux cas, ce qui gonfle le nombre total de personnes infectées à 55 682.

Moins de 8000 tests ont été effectués le 3 juillet.

La Montérégie semble être la région la plus affectée par les nouveaux cas. On y dénombre 7908 cas, une hausse de 55 par rapport à la veille. Dix-huit cas se sont ajoutés sur l’île de Montréal, pour un total de 27 417. Il y avait 5833 cas dans la région de Laval, une augmentation de sept.

On compte aussi 2048 cas en Mauricie-Centre-du-Québec, 1859 dans la Capitale-Nationale, 968 en Estrie, 598 en Outaouais, 330 au Saguenay-Lac-St-Jean et 190 en Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine.

Appel public

Par ailleurs, la Direction de la santé publique de la Montérégie a lancé un appel à la population, demandant aux gens ayant fréquenté le Mile Public House du quartier Dix30 à Brossard le soir du 30 juin, de passer un test de dépistage.

Dans un bref communiqué transmis dimanche, la santé publique indique que plusieurs personnes présentes à l’intérieur et sur la terrasse de cet établissement de 20h à 3h ont reçu un diagnostic de COVID-19.

Pour obtenir un rendez-vous pour un test, on peut composer le 1-877-644-4545 ou le 450 644-4545.

Nombre de cas au Canada

Jusqu’à maintenant, on a recensé 105 534 cas confirmés ou probables dans l’ensemble du pays. La COVID-19 a provoqué la mort de 8674 Canadiens.

Selon l’administratrice en chef de la santé publique du Canada, la Dre Theresa Tam, les laboratoires canadiens ont analysé les tests de dépistage de la COVID-19 de plus de 2,9 millions de personnes. Au cours de la dernière semaine, en moyenne 39 000 personnes ont passé un test de dépistage chaque jour, dont un peu plus de 1 % ont reçu un résultat positif.

Distribution des cas au pays, selon les plus récents bilans provinciaux et territoriaux:

  • 55 863 cas au Québec, dont 5574 décès
  • 35 794 cas en Ontario, dont 2689 décès
  • 8259 cas en Alberta, dont 155 décès
  • 2947 cas en Colombie-Britannique, dont 177 décès
  • 1064 cas en Nouvelle-Écosse, dont 63 décès
  • 796 cas en Saskatchewan, dont 14 décès
  • 325 cas au Manitoba, dont sept décès
  • 261 cas à Terre-Neuve-et-Labrador, dont trois décès
  • 165 cas au Nouveau-Brunswick, dont deux décès
  • 30 cas à l’Île-du-Prince-Édouard, dont 27 guéris
  • 11 cas au Yukon, tous guéris
  • cinq cas dans les Territoires-du-Nord-Ouest, tous guéris
  • un cas probable au Nunavut

À ces bilans provinciaux et territoriaux s’ajoutent les 13 cas, tous guéris, chez les passagers rapatriés du navire de croisière Grand Princess le 10 mars.

Personnes infectées: un premier aperçu à la mi-juillet?

COVID-19

Personnes infectées: un premier aperçu à la mi-juillet?

OTTAWA — Le Groupe de travail national sur l'immunité face à la COVID-19 a commencé à tester des milliers d'échantillons de sang pour détecter la présence d'anticorps. Il devrait être en mesure de produire une image plus détaillée du nombre de Canadiens infectés par le nouveau coronavirus d'ici quelques semaines.

Cependant, il faudra beaucoup plus de temps avant d'en savoir plus sur le type de protection procuré par les anticorps contre une nouvelle infection, prévient le DTimothy Evans, directeur administratif du groupe de travail.

De plus, la plupart des personnes dont le sang est testé ne seront pas informées des résultats en raison de la façon dont le sang est collecté pour les tests, ajoute-t-il.

«Les individus n'auront pas la possibilité de connaître leur statut», a fait savoir le DEvans, qui est également directeur de l'École de médecine des populations et de la santé mondiale de l'Université McGill.

Plus de 105 000 Canadiens ont été déclarés positifs à la COVID-19 depuis le début de la pandémie. De nombreux autres ont été malades, mais n'ont pu se faire tester parce que les provinces imposaient des limites jusqu'à il y a quelques semaines.

Le DEvans rappelle qu'un nombre important de personnes atteintes sont asymptomatiques et n'ont aucune idée qu'elles ont déjà été malades. Il mentionne que des tests d'immunité réalisés dans d'autres pays laissent entendre que le taux d'infection réel est de 10 à 20 fois plus élevé que le nombre de cas confirmés.

Le plan du groupe de travail comporte plusieurs volets pour déterminer le véritable taux d'infection au pays. Le DEvans souligne que jusqu'à 1600 échantillons de sang sont testés quotidiennement. Les chercheurs sont à la recherche de signes indiquant qu'un patient a les anticorps provenant d'une infection antérieure.

Les premiers tests sont effectués sur 40 000 échantillons prélevés auprès de personnes ayant donné du sang à la Société canadienne du sang ou à Héma Québec depuis mai.

«J'espère que dans les deux prochaines semaines, nous aurons un premier chiffre», dit-il.

Les premiers résultats révéleront le nombre d'échantillons ayant montré des anticorps, mais n'incluront aucune spécificité quant au genre des personnes testées ou leur répartition géographique.

«D'ici à la fin du mois de juillet, nous nous attendons à avoir une image plus détaillée de ce que nous appelons la séroprévalence, la présence d'anticorps dans le sang, par tranche d'âge et par répartition géographique», souligne le DEvans.

Le directeur administratif du groupe de travail mentionne que la Société canadienne du sang ne peut pas retracer les échantillons jusqu'aux patients qui les ont donnés. On ne pourra donc pas prévenir ceux qui auront des anticorps. Il ajoute que Héma Québec lui a indiqué qu'il pourrait être possible de le faire, mais rien n'a été décidé à ce sujet.

Femmes enceintes

Un autre programme de tests commence actuellement sur 25 000 échantillons de sang prélevés sur des femmes enceintes. Les chercheurs utiliseront du sang prélevé régulièrement au cours du premier trimestre de la grossesse pour dépister les infections sexuellement transmissibles et vérifier l'immunité contre d'autres maladies comme la rubéole. Les tests de dépistage des anticorps de la COVID-19 s'ajouteront à cette liste pour toutes les femmes enceintes au Canada, jusqu'en décembre. Les femmes seront informées si leur test est positif, assure le Dr Evans.

Evans ajoute qu'il y a également environ 30 000 échantillons de sang détenus dans les laboratoires provinciaux qui sont testés pour les anticorps.

Les tests que le groupe de travail utilise ne nécessitent qu'une petite quantité de sang — moins d'un vingtième d'une cuillère à café, en général —, mais c'est toujours plus que ce qui provient d'une piqûre au doigt.

Le Dr Evans fait valoir que la compréhension du nombre de personnes infectées peut aider à orienter les décisions politiques sur le lieu de la première vaccination. On peut aussi déterminer les effets que des mesures spécifiques de santé publique peuvent avoir entraînés dans certains contextes comme les centres de soins de longue durée, les hôpitaux et les écoles.

Le groupe de travail a également un mandat de deux ans pour essayer de voir quel type de protection procurent les anticorps et leur durée de vie. Le Dr Evans signale que ces études commençaient à peine et prendront du temps, notamment pour voir si les personnes qui ont développé des anticorps ont été infectées au cours d'une deuxième ou troisième vague de la pandémie.

Un jeune réfugié syrien veut redonner au Québec en travaillant dans les CHSLD

COVID-19

Un jeune réfugié syrien veut redonner au Québec en travaillant dans les CHSLD

MONTRÉAL — Un jeune réfugié syrien, reçu à Montréal à l'hiver 2016 par des représentants de la Croix-Rouge équipés de bottes et de manteaux chauds pour lui et sa famille, s'en va travailler en CHSLD : il veut redonner à l'organisation humanitaire ainsi qu'à la société québécoise qui l'ont accueilli et aidé.

George Chabo a 21 ans. Cette semaine, il était assis dans une «salle de classe», installée dans un hôtel de Montréal, écoutant avec attention un cours donné par la Croix-Rouge.

L'organisation forme de futurs «aides de service», destinés à prêter main-forte au personnel débordé des résidences pour aînés québécois. Ces travailleurs rémunérés remplaceront les soldats de l'armée canadienne qui ont récemment quitté les CHSLD. C'est la Croix-Rouge canadienne qui a reçu le mandat de former jusqu'à 900 aides de service, mais aussi d'autres types d'employés.

George est étudiant comme beaucoup de jeunes de son âge. Mais au lieu de ne penser qu'à s'amuser cet été, il a levé la main pour aller aider les aînés vulnérables.

Rencontré lors d'une pause de sa formation de quatre jours, lors de laquelle il apprend entre autres choses comment prendre soin des personnes âgées, le jeune homme a expliqué pourquoi il a postulé pour faire ce travail.

«Nous, on a vécu des situations difficiles dans notre pays, en Syrie. On sait c'est quoi des crises. On comprend. On a de l'empathie.»

Mais c'est surtout pour aider les personnes âgées, dit-il dans un français appliqué. «C'est un moment difficile pour nous, mais surtout pour elles», résume le jeune homme à la voix douce et aux yeux rieurs.

Il se dit convaincu que son travail va être une belle expérience.

«Les personnes âgées, elles ont une belle expérience de vie. Elles ont beaucoup de choses à raconter», a décrit George, qui souligne avoir déjà une certaine aisance en la matière, car sa famille prend soin de ses grands-parents paternels.

«C'est enrichissant de les aider.»

Nuit festive «hors de contrôle» en Angleterre, après la réouverture des pubs

COVID-19

Nuit festive «hors de contrôle» en Angleterre, après la réouverture des pubs

LONDRES — La réouverture des pubs a entraîné des débordements dans la nuit de samedi à dimanche en Angleterre, faisant craindre dans ce pays un retour de la pandémie de COVID-19, qui continue à flamber aux États-Unis et au Mexique, mais aussi en Inde et en Iran.

L’Europe, en plein déconfinement, s’inquiète de résurgences de l’épidémie, qui ont déjà conduit les autorités de plusieurs pays à décider de nouvelles restrictions locales.

Après une région de 200 000 habitants samedi en Catalogne, 70 000 personnes ont été soumises dimanche à des mesures d’isolement en Galice, dans le nord-ouest de l’Espagne, deux semaines après la levée du sévère confinement imposé à ce pays.

Massivement attendu par des Anglais très attachés à leurs pubs, fermés pendant les trois mois de confinement, le «Super Saturday» avait suscité des inquiétudes, la police s’attendant à une activité aussi importante que lors d’un jour de l’An.

Le premier ministre Boris Johnson avait rappelé qu’il était «absolument vital que tout le monde respecte les règles en matière de distanciation sociale», alors que la pandémie a fait plus de 44 000 morts dans le pays.

Dimanche matin cependant, de nombreuses photos de Britanniques, joyeusement alcoolisés et peu soucieux des consignes sanitaires, ont inondé réseaux sociaux et journaux. Une image prise par un photographe de l’AFP dans une rue du quartier londonien de Soho montre ainsi des personnes qui tombent les unes sur les autres.

«La foule a commencé à arriver [samedi] vers 13h et rapidement tout est devenu hors de contrôle», témoigne Rafal Liszewski, gérante d’une boutique dans l’une des rues les plus animées de Soho.

Comme les pubs, les hôtels, salons de coiffure, cinémas et musées avaient rouvert samedi en Angleterre, alors que les autres provinces britanniques ont adopté leur propre calendrier de déconfinement, plus prudent.

«Notre stratégie fonctionne»

Aux États-Unis, les célébrations du 4 juillet, «Jour de l’Indépendance» américaine, ont été revues à la baisse, alors que le coronavirus a infecté au total plus de 2,8 millions de personnes et provoqué 129 676 décès dans le pays.

À Atlanta ou Nashville, les concerts ou feux d’artifice ont été annulés. Dans la ville texane de Houston, foyer de l’épidémie dans le grand État du Sud, le 4 juillet a été fêté en ligne.

Les États-Unis sont de loin le pays le plus endeuillé devant le Brésil (64 265 morts), le Royaume-Uni (44 198) et l’Italie (34 854). Les autorités sanitaires américaines ont reconnu fin juin avoir perdu le contrôle de l’épidémie.

Pourtant, le président Donald Trump a une nouvelle fois minimisé samedi cette progression galopante.

«Nous avons fait beaucoup de progrès. Notre stratégie fonctionne bien», a-t-il lancé.

En Floride, où le nombre quotidien de contaminations bat des records, le maire du comté de Miami-Wade, le plus peuplé du pays avec près de 2,7 millions d’habitants, a décrété un couvre-feu à partir de samedi soir.

Flambée au Mexique

La pandémie a fait au moins 530 865 morts dans le monde depuis l’apparition de la maladie fin décembre en Chine, selon un bilan établi par l’AFP dimanche.

Le Mexique est devenu samedi le 5e pays dans le monde le plus endeuillé, avec 30 366 décès, devant la France, selon les chiffres officiels.

À Mexico, la réouverture des centres commerciaux, prévue lundi, a été repoussée à mercredi.

L’Inde a enregistré dimanche un record de cas, le ministère de la Santé rapportant un peu moins de 25 000 nouveaux cas et 613 décès dus au coronavirus en 24 heures, soit la plus forte hausse quotidienne depuis le début de la pandémie dans le pays, fin janvier.

En Iran, les autorités ont annoncé dimanche 163 morts supplémentaires, portant à 11 571 morts le bilan de la pandémie dans ce pays le plus durement touché au Proche et au Moyen-Orient.

L’Afrique du Sud a enregistré quant à elle samedi un nombre record quotidien de 10 853 nouveaux cas, selon des chiffres officiels. Le coronavirus a fait 3026 morts dans ce pays, le plus développé du continent africain.

Face à ce rebond, plusieurs pays ont pris des mesures de reconfinement.

En Espagne, l’un des pays les plus affectés avec plus de 28.300 morts, une «croissance très importante du nombre de cas de contagion de COVID-19» a amené les autorités de Catalogne à ordonner un reconfinement autour de la ville de Lerida depuis samedi.

Dimanche, une deuxième région d’Espagne a été soumise au même régime: les habitants des 14 localités du comté d’A Mariña, en Galice, ne pourront pas sortir de la zone ni se réunir à plus de 10 personnes. «Actuellement, nous avons 106 cas positifs, ce qui représente une hausse de 21 cas depuis hier», a expliqué un responsable régional.

Le Maroc, qui a annoncé dimanche 698 nouveaux cas de contamination, son bilan quotidien le plus élevé depuis début mars, a placé en quarantaine la ville de Safi (sud) où un nouveau foyer épidémiologique est apparu dans une usine.

En Australie, des milliers d’habitants de Melbourne doivent eux aussi rester confinés chez eux pour au moins cinq jours depuis samedi.

Un nouveau confinement, d’au moins deux semaines, est aussi entré en vigueur dimanche au Kazakhstan face à un quadruplement du nombre de cas depuis début juin. Avec les bureaux de l’AFP dans le monde

La vie et la mort dans un hôpital luttant contre la COVID-19

COVID-19

La vie et la mort dans un hôpital luttant contre la COVID-19

Julian Menezes met une blouse, des gants et un masque protecteur, puis entre dans la chambre d’un patient. Son travail ? Être là, simplement — pour accompagner les malades.

L’Hôpital Royal Victoria (HRV), où travaille Julian, a traité plus de 300 cas confirmés de COVID-19 depuis le mois de mars. Il s’agit d’un des centres les plus occupés de Montréal, ville essuyant de loin le plus grand nombre de cas au Canada. Dans tout cela, Julian a un rôle très important à jouer. Il est le seul intervenant en soins spirituels dans la zone «chaude» de l’hôpital, où les patients atteints de la COVID-19 sont traités.

Les intervenants en soins spirituels — aussi appelés aumôniers — offrent un soutien émotionnel et spirituel aux personnes de toutes religions, ou sans religion. Bien que plus de 10 000 intervenants en soins spirituels travaillent dans des établissements à travers l’Amérique du Nord, leur rôle ne devient souvent visible auprès des médias qu’en temps de crise.

OMS: des ratés de communication qui ont semé la confusion sur la COVID-19

COVID-19

OMS: des ratés de communication qui ont semé la confusion sur la COVID-19

La manière dont l’Organisation mondiale de la santé (OMS) gère la crise de la Covid-19 a montré comment la communication des risques peut devenir un exercice risqué.

C’est l’une des principales conclusions d’une récente analyse des communications et des informations sur la COVID-19 partagées par l’OMS pendant le mois suivant la déclaration d’une urgence de santé publique de portée internationale (USPPI).

L’OMS a récemment fait face à des réactions négatives et à des critiques croissantes concernant ce qui est perçu comme une réponse lente à la pandémie. L’OMS s’est vu accusée d’avoir été trop proche de la Chine (elle a félicité le pays pour sa bonne gestion de la pandémie). Elle a vu son financement coupé par le président américain Donald Trump le 14 avril, puis s’est trouvée confrontée au retrait des États-Unis le 29 mai.

Mais ce n’est pas seulement le contenu des messages de l’OMS dans les premières semaines de la pandémie qui a mis l’organisation sur la sellette, mais aussi ses moyens de communication. Notre examen de la communication de l’OMS dans les premières semaines de l’épidémie, du 31 décembre 2019 au 31 janvier 2020, met en évidence une stratégie de communication ambiguë qui a semé beaucoup de confusion.

L’OMS a à sa disposition des outils de communication formels, basés sur le Règlement sanitaire international (RSI 2005), dont les Bulletins d’information sur les flambées épidémiques, les Rapports de situation, l’outil de communication des risques EPI-WIN, les déclarations publiques, les points de presse, et les recommandations. Elle s’appuie aussi sur les canaux de communication non conventionnels et informels comme les réseaux sociaux (Facebook, Instagram et Twitter).

L’OMS a démontré une forte préférence pour les réseaux sociaux, et Twitter en particulier, surtout dans les premiers jours de la pandémie. Cela va à l’encontre du plan de communication convenu dans le RSI 2005.

Une lenteur inexplicable

L’OMS a mis quatre jours pour communiquer publiquement les premiers cas de la COVID-19 (pneumonie de cause inconnue à l’époque). Ces cas avaient été déclarés à l’OMS le 31 décembre et divulgués le 4 janvier. La première communication sur ces cas a été faite par le biais des réseaux sociaux (Twitter) ce jour-là. Le rapport plus formel n’a été suivi que le lendemain par le premier Bulletin d’information sur les flambées épidémiques.

Le 13 janvier, l’OMS n’a pas utilisé le Bulletin d’information pour communiquer le premier cas de coronavirus en dehors de la Chine. Elle a plutôt fait une déclaration à ce sujet sur le site web de l’organisation, puis l’a diffusée sur les réseaux sociaux le lendemain.

Mais l’utilisation des réseaux sociaux par l’OMS était dispersée : 143 messages sur Twitter, 21 sur Facebook et 10 sur Instagram. Il n’y avait pas de schéma clair. Parfois, de nombreux messages étaient publiés de manière rapprochée, d’autre fois, il n’y en avait qu’un seul ; une seule plate-forme de réseaux sociaux était utilisée, ou alors toutes les plates-formes.

L’organisation a largement privilégié Twitter pour communiquer avec le grand public, ce qui a potentiellement entraîné une inégalité d’accès à l’information en fonction du média utilisé par la population, les professionnels de la santé et les autorités nationales. Une telle utilisation des médias sociaux semble aveugle et s’oppose aux méthodes de communication officielles établies, notamment les Bulletins d’information sur les flambées épidémiques et les communiqués de presse de l’OMS.

En outre, l’OMS a également commencé à déployer de nouveaux outils de communication quelques jours avant de faire de véritables annonces sur leur utilisation (ex. EPI-WIN, communiqué le 30 janvier, déployé le 24 janvier).

Multiples canaux, multiples messages

À partir de quatre pays (Chine, Thaïlande, Japon et Corée), l’épidémie s’est propagée à partir du 20 janvier pour atteindre 19 pays le 31 janvier. La stratégie de communication de l’OMS a continué à s’étendre dans de nombreuses directions différentes par le biais de multiples canaux de communication. Cela a engendré une certaine confusion, tant du point de vue de la sémantique que du message.

Le dépistage à l’entrée et à la sortie, l’évaluation des risques, les recommandations de voyages, les recommandations aux voyageurs, régionales ou mondiales, ont été des termes largement cités, mais n’ont jamais été clairement définis. Cela a soulevé d’importantes questions sur ce qui était exactement recommandé et pour qui (par exemple, la Chine ou d’autres pays ?).

Pour compliquer la stratégie de communication ambiguë, les Rapports de situation de l’OMS ont identifié à tort l’évaluation mondiale des risques pendant trois jours d’affilée. Dans leurs Rapports de situation 3, 4 et 5, le risque global était initialement publié comme étant « modéré », puis corrigé dans le Rapport de situation 6, indiquant qu’il s’agissait d’une erreur et que le risque était en réalité « élevé ».

Cette erreur a créé une confusion sur l’évaluation des risques de l’OMS à un moment critique. Sur la base des informations actuellement disponibles, il n’est pas clair s’il s’agit d’une erreur de communication ou d’une erreur d’évaluation du risque.

Confusion autour des voyageurs

D’autres messages contradictoires abondaient concernant les conseils aux voyageurs. Le Rapport de situation 9 indiquait qu’il n’y avait pas de recommandations spécifiques pour les voyages, et pourtant il comprenait une section séparée sur les conseils sur la circulation des voyageurs.

Dans un exemple plus flagrant, aucune restriction de voyage n’a été incluse le jour où l’OMS a déclaré l’urgence de santé publique de portée internationale (USPPI) dans le Rapport de situation 10, une décision qui a probablement créé beaucoup d’incertitudes et de malentendus.

Cette décision n’a peut-être pas été un problème en soi, mais l’approche alarmiste utilisée pour déclarer la COVID-19 comme USPPI était contredite par l’absence de restrictions de voyage, semant encore plus de confusion autour des recommandations de l’OMS.

Par exemple, l’Australie s’est fait vivement critiquer par l’OMS lorsqu’elle a imposé à la Chine, le 1er février, une interdiction d’entrer sur le territoire. Son bilan de décès et de gens contaminés par la COVID est aujourd’hui bien inférieur au reste du monde. Le pays demande aujourd’hui une enquête indépendante sur la gestion de la crise par l’OMS.

Alors que de nombreux pays sont encore aux prises avec la pandémie de COVID-19, il est crucial de réfléchir à la manière dont les informations sont communiquées aux communautés dans le monde. La communication des risques est un défi. C’est aussi une entreprise risquée.

Cela dit, malgré toutes les lacunes en matière de communication, nous avons encore besoin de l’OMS, et d’une meilleure OMS — et non l’inverse. La Covid-19 est un défi mondial qui devra être résolu à l’échelle mondiale, avec l’aide d’acteurs internationaux comme l’Organisation mondiale de la santé.

Avec l’épisode du coronavirus derrière lui, Rudy Gobert regarde devant

Basketball

Avec l’épisode du coronavirus derrière lui, Rudy Gobert regarde devant

Il y a eu les gazouillis d’étrangers. «Je te déteste». «Tu as ruiné la planète entière». «Tu le mérites.» Puis, il y a eu le mépris venant de l’intérieur de son propre vestiaire, la présomption qu’il avait transmis le coronavirus à l’un de ses coéquipiers, la supposition selon laquelle son insouciance avait, d’une façon quelconque, provoqué l’arrêt complet du monde sportif.

Après tout ça, et davantage, le centre Rudy Gobert, du Jazz de l’Utah, demeure debout et bien droit.

Les yeux de nombreux observateurs seront tournés vers Gobert lorsque la saison de la NBA, celle qui s’est interrompue le 11 mars lorsqu’il est devenu le premier joueur de la ligue à obtenir un résultat positif à la COVID-19, effectuera un pas de géant vers une relance, avec l’arrivée des équipes au complexe Disney en Floride centrale au cours des prochains jours.

Le Jazz représentera un cas fascinant à examiner pendant cette relance, particulièrement en ce qui a trait à Gobert et à Donovan Mitchell - un coéquipier et un joueur étoile qui a obtenu un résultat positif à un test de dépistage peu de temps après l’arrêt des activités et qui n’a pas caché son mécontentement à l’endroit de Gobert - et la possibilité qu’ils réussissent à coexister de nouveau.

«Je suis heureux maintenant. Je me sens dans un bon état d’esprit, vous savez», a déclaré Gobert vendredi.

«Et je suis heureux de ressentir la joie de jouer au basketball avec mon équipe et de sentir que la compétitivité est de retour. Je suis prêt à sauter sur le court et essayer de gagner le championnat. C’est l’objectif. Et pour être honnête, avec tout ce que nous avons vécu en tant qu’équipe et en tant qu’êtres humains, ce serait une spectaculaire remontée.»

Gobert a répondu aux questions pendant environ 11 minutes. Il a parlé de sa relation avec Mitchell («Ça ne sera jamais parfait», a-t-il dit, reconnaissant des tensions qui n’étaient plus un secret).

Il a parlé de la possibilité de signer une lucrative prolongation de contrat («Je ne prévois pas partir en ce moment», a-t-il déclaré.)

Il a parlé de sa guérison du virus, qui se continue, du moins en lien avec son odorat qu’il n’a pas tout à fait retrouvé («Sentir, c’est quelque chose que je tenais pour acquis, aussi. C’est de retour maintenant, c’est de retour à 80 pour cent, je ne suis pas inquiet», a-t-il affirmé.)

Il s’est exprimé doucement, calmement, de façon réfléchie. Et même s’il est le double lauréat en titre de l’honneur remis au joueur défensif de l’année dans la NBA, il n’a repoussé aucune question.

«C’est certain que quand vous avez le monde entier qui vous juge, qui vous menace ou qui vous envoie beaucoup d’énergie négative et autres choses du genre, je ne dirais pas que c’est facile pour un être humain», a déclaré Gobert.

«Mais en même temps, les gens vous jugent en fonction de la perception qu’ils ont et de la perception qu’ils reçoivent. Parfois, ce peut être une photo, une vidéo, une entrevue, une action.»

Dans ce cas-ci, c’est à peu près ce qui est arrivé.

Une photo, une vidéo, une entrevue, une action. Ce fut le départ de la dégringolade.

C’était le matin du lundi 9 mars. Avant de quitter une conférence de presse à Salt Lake City en prévision d’un match contre Detroit, Gobert a touché à tous les magnétophones qui avaient été placés devant lui sur une table, des appareils que les journalistes couvrant les activités du Jazz utilisaient. Il voulait faire une blague. Lorsqu’il a reçu un résultat positif deux jours plus tard, personne ne riait.

Le Jazz se trouvait à Oklahoma City, à quelques instants du début de son match contre le Thunder, lorsque la nouvelle du test positif de Gobert a été ébruitée. Le match a été annulé. Le même soir, la saison a été suspendue.

Juste comme ça, Gobert était devenu un centre négatif d’attention.

Gobert a aussi commencé à essayer de montrer qu’il avait des remords. Il a donné 200 000$ à une fondation mise sur pied pour aider les employés à temps partiel du Jazz, qui avaient perdu des revenus parce que des matchs avaient été annulés. Plus d’argent - environ 310 000$ - est allé à des familles touchées par la pandémie en Utah et à Oklahoma City, de même qu’en France, son pays d’origine. Il a enregistré un message d’intérêt public pour la ligue.

«Je ne pourrai pas contrôler la perception que tous les gens auront de moi, mais je peux contrôler mes actions», a noté Gobert.

«Je peux contrôler les choses que je fais pour les gens autour de moi, pour la communauté, les choses que je fais pour mes coéquipiers sur le court, à l’extérieur du court. Tout ça, je peux le contrôler et c’est vraiment ce qui importe pour moi.»

De son côté, Mitchell affirme que sa relation avec Gobert s’est améliorée.

«En ce moment, ça va bien», a déclaré Mitchell. «Nous allons là-bas prêts à jouer au basketball.»

Le Jazz est assuré de participer aux séries éliminatoires. L’équipe sera privée de Bojan Bogdanovic, blessé, pour le reste de la saison, mais compte suffisamment de profondeur pour aspirer aux grands honneurs dans l’Association Ouest.

Et Gobert s’attend que les choses se passent bien entre lui et Mitchell, du moins sur le court.

«Du moment que nous affichons du respect l’un pour l’autre, que nous partageons les mêmes objectifs et que nous faisons tout deux ce qu’il y a de mieux pour l’équipe, c’est tout ce qui compte. Et vous savez, je pense que c’est ce que nous avons fait au cours des récentes saisons et c’est ce que nous envisageons continuer de faire.»

Indonésie: quand la COVID fait craindre... un baby-boom

Monde

Indonésie: quand la COVID fait craindre... un baby-boom

JAKARTA — Avec son mari au chômage à cause de la pandémie, la dernière chose que Juarsih voulait était attendre un troisième enfant. Mais elle est tombée enceinte en pleine crise sanitaire comme de nombreuses Indonésiennes et le pays se prépare à un baby-boom provoqué par la pandémie.

L’agence de planification familiale d’Indonésie, qui compte la quatrième plus grande population au monde, s’attend à 400 000 naissances additionnelles du fait des mesures de confinement qui ont restreint l’accès à la contraception.

Juarsih, une Indonésienne de 41 ans, est venue au bout de ses contraceptifs au moment ou les hôpitaux étaient débordés par les malades du coronavirus et où les cliniques fermaient ou réduisaient leurs horaires.

La mère de deux adolescents a peur à présent d’aller passer une visite de contrôle pour sa grossesse dans un hôpital de Bandung, sur l’île de Java.

«J’étais sous le choc quand je me suis rendu compte que j’étais enceinte», dit-elle.

Survivre dans le quartier le plus pauvre d’Espagne au temps du coronavirus

Monde

Survivre dans le quartier le plus pauvre d’Espagne au temps du coronavirus

SÉVILLE — «Ce que je veux, c’est partir d’ici». Pendant le confinement, Sonia Garcia a perdu son travail et donné naissance à son quatrième enfant dans le quartier des Tres Mil Viviendas de Séville, le plus pauvre d’Espagne.

L’impact de la pandémie de coronavirus a été dévastateur dans ce quartier situé au sud de la ville andalouse, même si la contagion par le virus y est restée très limitée.

Jusqu’en mars, Sonia travaillait dans un bar à churros, mais le confinement a eu raison de son emploi, raconte-t-elle en marchant près de son immeuble, où le sol est jonché de bouts de verre, de déchets et d’un cadavre de rat desséché par un soleil de plomb.

Son mari ferrailleur ne travaillant pas non plus, le couple a «zéro» revenu et a dû avoir recours aux aides des organismes travaillant dans le quartier pour survivre -300 euros pour la nourriture- ainsi qu’à l’association catholique Caritas et à son père de 85 ans.

Un nouveau revers pour cette femme de 35 ans, qui a accouché en mai de son quatrième enfant dans des conditions difficiles - «j’ai dû partir seule en ambulance», se souvient-elle - et avait déjà perdu son emploi dans un restaurant, en 2009, lors de la précédente crise économique.

Depuis, elle avait accumulé les emplois précaires - femme de chambre, aide aux personnes âgées - et veut maintenant se former en thanatopraxie, technique de conservation des corps, explique-t-elle à l’AFP, dans le local de l’association Entre Amigos (Entre Amis), dont le programme d’insertion décroche chaque année 100 contrats de travail.

Au plus fort du confinement, «on a même pensé aller dans un supermarché, remplir des charriots et sortir en courant», raconte la jeune femme. «Quand tu n’as rien, que ton enfant te demande un yaourt et tu réponds: “je n’en ai pas”».

«Bidonville vertical» 

Le Polygone Sud, qui comprend la cité des Tres Mil Viviendas et d’autres similaires, accueille environ 40 000 personnes, dont le revenu moyen est de 5112 euros par an, le plus bas d’Espagne, selon des données de 2017.

Le chômage dépasse les 50%, le sida et l’analphabétisme atteignent des niveaux endémiques et beaucoup d’immeubles sont si insalubres que les autorités parlent de «bidonville vertical».

Les commerces sont presque inexistants. Les habitants qui travaillent sont souvent employés au noir dans d’autres quartiers de Séville, dans l’hôtellerie, la vente ambulante ou le ménage.

«Nous servons de main-d’oeuvre bon marché», dénonce Rafael Garcia, un fonctionnaire de 58 ans.

A cela s’ajoute le problème de la culture de la marijuana dans des logements surnommés «les appartements de la drogue», que les habitants accusent de provoquer insécurité et coupures d’électricité.

Pendant le confinement, le défi le plus urgent fut de «permettre aux gens de se nourrir», explique Jaime Breton, chargé de coordonner l’action des administrations publiques et des nombreuses associations du quartier.

Sa structure, qui prenait en charge 700 mineurs dans les cantines scolaires, est arrivée à distribuer de l’aide alimentaire à plus de 15 000 personnes.

L’éducation en ligne, «une chimère»

La pandémie n’a eu ici qu’un impact sanitaire très limité, mais la fermeture des écoles est désastreuse dans une zone où l’échec scolaire atteint 60% et l’absentéisme 25%.

Et l’école «en ligne est «une chimère», résume M. Breton.

Betsaida Alexandre, une Vénézuélienne de 45 ans, le confirme: dans l’école de ses enfants, sur 199 élèves, 176 n’ont ni tablette ni ordinateur pour faire leurs devoirs à distance.

La situation peut même devenir dramatique, car dans des foyers «où les parents se battent ou se droguent (...) l’école est le seul moyen pour les enfants d’avoir une vie normale pendant trois ou quatre heures», ajoute Mme Alexandre qui vit avec son mari, ses trois enfants, sa mère, sa belle-mère et son frère handicapé.

Cette ingénieure en électronique qui a enfin trouvé un poste intérimaire d’enseignante après des années à faire des ménages, dit voir autour d’elle «une pauvreté extrême» et «des gens plus isolés».

MLB: David Price fait l'impasse sur la saison écourtée

Baseball

MLB: David Price fait l'impasse sur la saison écourtée

Le lanceur des Dodgers de Los Angeles David Price ne jouera pas cette saison en raison des inquiétudes entourant la pandémie de COVID-19, retardant du même coup ses débuts avec sa nouvelle équipe.Il est devenu le plus récent joueur des Majeures à passer outre sur la saison écourtée de 60 matchs, qui doit s'amorcer le 23 juillet.

Il est devenu le plus récent joueur des Majeures à passer outre sur la saison écourtée de 60 matchs, qui doit s'amorcer le 23 juillet. Price a fait part de sa décision par l'entremise d'un gazouillis sur Twitter.

«Après mûres réflexions et des discussions avec ma famille et les Dodgers, j'ai décidé qu'il était dans le meilleur intérêt pour ma santé et celle de ma famille que je ne joue pas cette saison», a-t-il écrit.

L'annonce de Price survient seulement une journée après que le joueur vedette des Angels de Los Angeles Mike Trout a déclaré qu'il n'était pas «à l'aise» avec la situation en ce moment et qu'il n'allait peut-être pas jouer. Samedi, le receveur des Giants de San Francisco Buster Posey a dit qu'il avait «encore des réserves» à savoir s'il allait jouer.

Le joueur de premier but des Nationals de Washington Ryan Zimmerman, le voltigeur des Rockies du Colorado Ian Desmond et le lanceur des Diamondbacks de l'Arizona Mike Leake font partie des joueurs qui ont laissé savoir qu'ils ne joueraient pas cette saison.

Les Dodgers ont acquis Price et l'ancien joueur le plus utile Mookie Betts dans une transaction avec les Red Sox de Boston, en février.

Âgé de 34 ans, Price a effectué deux départs avec les Dodgers lors du camp printanier, retirant 10 frappeurs au bâton en quatre manches et un tiers avant que la pandémie de COVID-19 force la fermeture des camps, le 12 mars.

Le contrat de sept ans et d'une valeur de 217 millions $ US de Price prend fin en 2021. Il devait empocher 32 millions $ cette saison, dont 16 millions $ payés par les Red Sox.

Price a déjà offert sa contribution à l'organisation des Dodgers.

À la fin du mois de mai, il a donné 1000 $ aux 220 joueurs des ligues mineures de l'équipe pour aider à payer leurs coûts. Il n'y aura aucun match de baseball dans les mineures cette saison en raison de la pandémie.

Price a montré un dossier de 7-5 et une moyenne de points mérités de 4,28 avec les Red Sox la saison dernière. Il a aidé la troupe de Boston à vaincre les Dodgers lors de la Série mondiale de 2018.

Price a remporté le trophée Cy-Young de l'Américaine en 2012, alors qu'il portait l'uniforme des Rays de Tampa Bay. Il a aussi joué pour les Blue Jays de Toronto et les Tigers de Detroit et il revendique une fiche de 150-80 et une moyenne de points mérités de 3,31 en 12 saisons dans les Majeures.

Les Sœurs Augustines terminent leur défi: plus de 135 000 $ amassés

COVID-19

Les Sœurs Augustines terminent leur défi: plus de 135 000 $ amassés

«Infirmières un jour, infirmières toujours. C’était difficile pour nous de rester dans l’inaction pendant cette pandémie», nous lance Sœur Lise, lors du dernier jour de marche en soutien au personnel soignant. Pendant 20 jours, les neuf amies ont marché autour du Monastère le temps de 60 minutes en guise de solidarité.

Les Sœurs Augustines peuvent dire mission accomplie. Leur geste a permis d’amasser plus de 135 000 $ et le chiffre ne cesse d’augmenter.

À LIRE AUSSI : COVID-19: un mouvement de solidarité des Augustines

Ce montant servira à financer des programmes pour accueillir les proches aidants des personnes malades, une cause que les Sœurs défendent avec cœur. Une large place sera réservée pour accueillir ces personnes qui traversent des moments douloureux.

«Nous sommes touchées et émues par la réponse de la population. Ça fait 40 ans qu’on accueille les parents et proches des malades au Monastère… c’est un besoin de la population qu’on avait identifié. Une équipe prend la relève et continuera à faire vivre nos valeurs d’accueil et de respect. Ça a toujours été une maison de soignantes et ça va devenir un lieu d’hospitalité renouvelé», exprime Sœur Lise Tanguay, Supérieure Générale de la Fédération des Monastères des Augustines.

Elles ont marché en pleine canicule et même sous la pluie. Elles insistent : ce n’était rien comparé à ceux et celles qui travaillaient dans les centres d’hébergement sous la même chaleur, avec des masques, des visières et des gants, auprès de personnes malades.

«Il fallait être raisonnable et respecter les consignes de la santé publique... Cette marche nous permettait de prouver notre solidarité envers tous les soignants, on avait l’impression de faire quelque chose».

Le nouveau rôle de Régis Labeaume

Le maire de Québec était invité à venir marcher avec les neuf femmes courageuses (la moyenne d’âge des Soeurs Augustines au Québec est de 84 ans) pour cette dernière journée de campagne.

Régis Labeaume a récemment confié qu’il avait été au chevet de son père pour ses derniers mois de vie. Il l’a accompagné jusqu’aux derniers instants.

«Quand tu vois le nombre de soignants qui ont été contaminés… c’est grand. J’ai découvert le rôle de proche aidant dans les derniers mois. Je ne m’étais jamais arrêté aux exigences de ce rôle-là, et ce n’est pas simple. Je l’ai fait dans des conditions idéales, mon père agonisait à Québec, j’habite à Québec. […] J’ai découvert comment la charge mentale était importante. L’autre affaire, c’est le sentiment de culpabilité, de ne pas être là constamment. C’est peut-être plus lourd que tout le reste», a-t-il confié.

«Ceux et celles qui ont cette tâche-là et habitent en région… ça coute cher être malade. Ça défait une partie de ta vie. Je l’ai fait pendant neuf mois, ce n’est jamais drôle de vivre l’agonie, mais ces mêmes neuf mois quand tu habites à l’extérieur, ça doit être terrible.»

M. Labeaume se disait déjà à l’écoute des Sœurs, mais maintenant il comprend davantage la cause qu’elles défendent. Il s’engage à donner généreusement et à en faire la promotion.

«Je comprends les revendications de ces gens-là. Je vais tenter de les aider. Avant de le vivre, tu ne peux pas savoir ce que c’est. Je ne suis pas venu coucher ici parce que j’avais un appartement, mais pour d’autres ça soulage un peu le quotidien, tu ne règles pas le reste, quoique vos bons soins allègent l’âme», termine le maire de Québec.

Pour son écoute, M. Labeaume est même reparti du Monastère les poches pleines de sucre à la crème… Un cadeau de ses amies.

Il est encore possible de faire un don au grand mouvement de compassion lancé par les Augustines de Québec. 

À Toronto, Van Gogh s'expose en version «service au volant»

Arts visuels

À Toronto, Van Gogh s'expose en version «service au volant»

TORONTO — À Toronto, les organisateurs d'une exposition immersive sur Van Gogh ont eu une idée pour concilier art et pandémie: créer un espace et un spectacle dédiés exclusivement aux automobilistes, une initiative présentée comme une première mondiale.

Cette exposition dans l'univers du célèbre peintre devait démarrer début mai à Toronto mais l'épidémie de coronavirus a forcé les organisateurs à repousser la première et trouver des alternatives.

«À cause de la COVID-19, on a dû penser de manière créative», explique à l'AFP Corey Ross, le co-organisateur de l'exposition.

Alors que la plus grande ville canadienne se déconfine progressivement, l'exposition Immersive Van Gogh a pu démarrer cette semaine. Avec deux salles: l'une - avec des cercles de distanciation physique projetés au sol - pour ceux qui préfèrent marcher, et l'autre destinée aux voitures.

Voir le spectacle du confort de sa voiture permet aux plus fragiles - et aux plus soucieux - d'apprécier l'art en toute sécurité, dit-il. C'est aussi une expérience unique.

«Vous n'avez jamais eu d'expérience comme celle-ci depuis votre voiture,» dit M. Ross. «C'est comme si la voiture flottait à travers les oeuvres d'art.»

Le spectacle a été élaboré en collaboration avec les créateurs de l'exposition Van Gogh, La nuit étoilée, présentée l'an passé à l'Atelier des Lumières à Paris.

Au volant d'une Plymouth 

Similaire dans le concept, l'exposition de Toronto est une expérience d'art numérique avec des oeuvres du peintre néerlandais animées et projetées en grand format sur de larges murs.

Prévue pour les piétons, l'exposition a été adaptée pour les automobilistes: la salle peut contenir environ dix voitures, qui se garent sur des emplacements définis.

Les moteurs restent éteints pendant la projection, accompagnée de musique. La hauteur des oeuvres a été réduite pour qu'elles puissent être vues au travers du pare-brise.

Qatar: chiens abandonnés en pleine pandémie cherchent une famille [PHOTOS]

Monde

Qatar: chiens abandonnés en pleine pandémie cherchent une famille [PHOTOS]

DOHA — Izzy était si décharnée qu'elle pouvait à peine tenir debout quand elle a été retrouvée aux côtés d'autres chiots sur un terrain vague au Qatar, riche pays du Golfe où beaucoup d'animaux domestiques ont été abandonnés en pleine crise de la COVID-19.

Née d'un croisement entre plusieurs races, dont une de lévrier persan, Izzy a échappé de peu à la mort, avant d'être adoptée par une famille qui vit en Allemagne.

Beaucoup d'autres animaux domestiques n'ont pas eu cette chance. Avec le ralentissement économique entraîné par la pandémie, de nombreuses familles expatriées pourraient quitter le pays et laisser derrière elles leurs compagnons.

«Nous nous attendions à une vague d'appels à l'aide. Nous en avons déjà reçu quelques-uns», confirme à l'AFP Alison Caldwell, cofondatrice du refuge pour animaux Paws («pattes», en anglais), qui a sauvé Izzy.

Les animaux errants sont exposés à divers dangers dont, spécificité du Qatar, des températures estivales atteignant 50 degrés.

Aux premiers jours de l'épidémie, Paws a assisté à une hausse des abandons, avec des familles qui craignaient que leurs animaux ne soient des nids d'infections. D'autres ont été délaissés par des propriétaires tombés soudainement malades.

Depuis mars, le virus a entraîné la mort de 113 personnes au Qatar sur 95 000 personnes contaminées et pour une population de 2,75 millions d'habitants.

«Nous avons déjà eu un petit afflux mais il n'y a rien que nous puissions vraiment faire», se désole Alison Caldwell. Paws estime que les animaux errants se comptent par dizaines de milliers au Qatar.

«Copains de vol»

Izzy a été adoptée en avril par une famille allemande attendrie par son histoire publiée sur la page Facebook de Paws. Mais avec la suspension brutale du trafic aérien, imposée pour contenir la propagation du coronavirus, les chiens adoptés à l'étranger restent bloqués au Qatar.

De son domicile près de Brême, dans le nord de l'Allemagne, Christina Fuehrer raconte qu'elle reste «simplement assise là, à attendre» la reprise des vols pour qu'Izzy la rejoigne.

Une fête nationale marquée par la désunion des Américains [PHOTOS] 

Monde

Une fête nationale marquée par la désunion des Américains [PHOTOS] 

WASHIGNTON — Aux cris de «Les vies noires comptent», les manifestants antiracistes remontent l'avenue longeant la Maison-Blanche et abreuvent d'insultes une militante arborant une pancarte de soutien à Donald Trump. À Washington, la fête nationale américaine a été marquée samedi par la confrontation et la désunion. 

À quelques centaines de mètres de la pelouse de la Maison-Blanche où le président américain doit prononcer un discours en soirée, deux camps s'opposent et semblent irréconciliables en ce jour qui célèbre l'indépendance et l'unité du pays.

Pour éviter les heurts, un imposant dispositif policier a été installé autour de l'enceinte présidentielle, qui ressemble à un camp retranché.

«On devrait célébrer notre unité, notre diversité et notre liberté, on ne devrait pas se considérer comme des ennemis prêts à faire la guerre», affirme à l'AFP Kristy Pandora Graczowski, la militante transgenre pro-Trump cible des invectives des manifestants.

Le Québec enregistre 102 nouveaux cas de COVID-19

COVID-19

Le Québec enregistre 102 nouveaux cas de COVID-19

Le nombre de nouveaux cas de COVID-19 au Québec a atteint la centaine pour la première fois depuis le 20 juin.

Selon les données publiées samedi par le ministère de la Santé, 102 nouveaux cas ont été recensés dans les 24 dernières heures. Le Québec compte 55 784 cas depuis le début de la pandémie.

Les autorités ont signalé six autres décès, dont trois survenus avant le 26 juin. Cela porte le bilan à 5566 depuis le début de la crise.

Le nombre des hospitalisations a continué de glisser, passant de 392 à 375 au cours des 24 dernières heures. Quatre patients de moins se trouvent aux soins intensifs, pour un total de 27.

Les plus récentes données témoignent de 89 nouveaux cas, ce qui gonfle le nombre total de personnes infectées à 55 682.

Vingt-deux cas se sont ajoutés sur l’île de Montréal, pour un total de 27 399. Il y avait 5826 cas dans la région de Laval et 7873 en Montérégie.

On compte aussi 2048 cas en Mauricie-Centre-du-Québec, 1853 dans la Capitale-Nationale, 597 en Estrie 596 en Outaouais, 330 au Saguenay-Lac-St-Jean et 190 en Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine.

Nouvelles mesures

La ministre des Affaires municipales et de l’Habitation, Andrée Laforest, a annoncé samedi que les réunions des conseils municipaux pourront se dérouler en présence de citoyens.

Par ailleurs, Mme Laforet a précisé, dans un communiqué, qu’un organisme municipal pouvait limiter l’accès au public «afin d’assurer le respect de la consigne de distanciation sociale de deux mètres entre les personnes». Il devra néanmoins «publiciser la séance dès que possible de manière à permettre au public d’en connaître le contenu». Des questions écrites devront être transmise aux membres d’un conseil.

La ministre avait demandé à la mi-mars aux organismes municipaux de reporter leur assemblée nécessitait la présence du public.

Nombre de cas au Canada

Jusqu’à maintenant, on a recensé 105 317 cas confirmés ou probables dans l’ensemble du pays. La COVID-19 a provoqué la mort de 8674 Canadiens.

Selon l’administratrice en chef de la santé publique, la Dre Theresa Tam, 65% des personnes atteintes se sont rétablies. À ce jour, des laboratoires de partout au Canada ont soumis plus de 2,88 millions de personnes à un test de dépistage de la COVID-19. Au cours de la dernière semaine, 39 000 personnes en moyenne par jour ont subi un test de dépistage, dont 1 % ont obtenu un résultat positif.

Distribution des cas au pays, selon les plus récents bilans provinciaux et territoriaux:

  • 55 784 cas au Québec, dont 5566 décès; 
  • 35 656 cas en Ontario, dont 2687 décès; 
  • 8259 cas en Alberta, dont 155 décès; 
  • 2947 cas en Colombie-Britannique, dont 177 décès; 
  • 1064 cas en Nouvelle-Écosse, dont 63 décès; 
  • 796 cas en Saskatchewan, dont 14 décès; 
  • 325 cas au Manitoba, dont sept décès; 
  • 261 cas à Terre-Neuve-et-Labrador, dont trois décès; 
  • 165 cas au Nouveau-Brunswick, dont deux décès; 
  • 30 cas à l’Île-du-Prince-Édouard, tous 27 guéris; 
  • 11 cas au Yukon, tous guéris; 
  • Cinq cas dans les Territoires-du-Nord-Ouest, tous guéris; 
  • Un cas probable au Nunavut.

À ces bilans provinciaux et territoriaux s’ajoutent les 13 cas, tous guéris, chez les passagers rapatriés du navire de croisière Grand Princess le 10 mars.