Sylvain Gaudreault et Paul St-Pierre Plamondon, deux des quatre candidats impliqués dans la course à la chefferie du Parti québécois, ont partagé leur vision à une centaine de militants présents au parc des Vétérans, jeudi, lors d’un 5 à 7. ­
Sylvain Gaudreault et Paul St-Pierre Plamondon, deux des quatre candidats impliqués dans la course à la chefferie du Parti québécois, ont partagé leur vision à une centaine de militants présents au parc des Vétérans, jeudi, lors d’un 5 à 7. ­

Course à la direction du PQ: Gaudreault et St-Pierre Plamondon partagent leur vision

Michaël Fréchette
Le Nouvelliste
SHAWINIGAN — Sylvain Gaudreault et Paul St-Pierre Plamondon, deux des quatre candidats impliqués dans la course à la chefferie du Parti québécois, ont partagé leur vision à une centaine de militants présents au parc des Vétérans de Shawinigan, jeudi, lors d’un 5 à 7. Il s’agissait d’un deuxième événement de la sorte dans la région en moins de 24 heures pour les deux hommes, eux qui ont tenu le même exercice la veille, cette fois à La Tuque.

De nombreux sujets ont été abordés: l’avenir de la langue française, l’éducation, l’agriculture, l’économie, les impacts de la COVID-19 ainsi que le leitmotiv du parti, faire du Québec un pays.

Le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, en a profité pour aller à la rencontre du maire de Shawinigan, Michel Angers. Il a qualifié leur discussion d’enrichissante.

«Il m’a sensibilisé sur l’ensemble des enjeux de la région et particulièrement ceux de Shawinigan. Il était très heureux de voir ma position sur la décentralisation et sur les fonds de démarrage pour les entreprises de la Mauricie. Il a également été question d’un sous-ministre régional visant à faire avancer les dossiers puisque lorsqu’une région a un projet, elle se bute trop souvent à de nombreux ministères qui ne se parlent pas, ce qui freine les projets.»

De son côté, Paul St-Pierre Plamondon, qui est originaire de Trois-Rivières, mise sur le pouvoir économique.

«Tant et aussi longtemps que la Mauricie n’aura pas les leviers et les budgets pour générer ses propres stratégies de développement économique, je suis d’avis que l’on étouffe une région qui a beaucoup de potentiel. Je veux un Québec indépendant qui aura du pouvoir et du budget pour créer, innover et être concurrentiel.»

Sylvain Gaudreault a reçu un certain vote de confiance accueillant fièrement quelques appuis, dont ceux de Noëlla Champagne et d’Yves Duhaime.

Pour sa part, Sylvain Gaudreault a tenu à rappeler l’importance du pouvoir aux régions.

«Il est nécessaire de donner du pouvoir aux régions afin de développer l’économie. Il faut les soutenir, par exemple l’incubateur qui est dans l’ancienne usine, la ville investit et gère le tout pendant que les employés paient des impôts et des taxes. Actuellement, c’est le gouvernement qui profite en récoltant l’argent.»

Un vent de changement est plus que crucial aux dires de Paul St-Pierre Plamondon.

«Considérant le projet de loi n° 61, les enjeux locaux qui n’ont pas évolué comme la couverture cellulaire, les transports, la foresterie et le manque de soutien, j’espère que les gens réalisent que c’était de la poudre aux yeux.»

Sylvain Gaudreault, qui cumule une vaste expérience de 33 ans et qui peut se targuer d’avoir remporté cinq élections, n’a pas manqué de rappeler l’importance d’échanger avec les militants.

«Il faut miser sur le développement des régions, la diversification économique et je veux que le PQ gagne à nouveau des circonscriptions en Mauricie. On les a déjà toutes eues et on ressent l’engouement et la passion péquiste ici.»

Lors de son discours, St-Pierre Plamondon, également connu comme chroniqueur, a rappelé à quelques reprises les valeurs de l’indépendance du Québec.

«C’est légitime et nécessaire, si on ne veut pas être dans le déclin linguistique, si on ne veut pas être dans le déclin économique que nous réserve le Canada , c’est légitime de vouloir l’indépendance du Québec.»

Selon les deux hommes, la COVID-19 aura mis en lumière certains aspects à peaufiner au Québec.

«Le plan Marshall est clairement l’élément majeur relié à la COVID-19. C’est de s’assurer de construire quelque chose de différent, de développer l’économie verte, d’innover dans le transport collectif et en commun. Le coeur du plan est adapté en raison du coronavirus», a expliqué Gaudreault.

«La COVID-19 a eu un effet de loupe. On avait le temps de suivre la politique et des vies en dépendaient, donc on y a porté beaucoup d’attention. On a pu constater le mépris du Canada lorsqu’on a eu besoin de l’armée, le refus de Justin Trudeau de fermer les frontières initialement sous prétexte que ça démontrait un signe de fermeture, ça a coûté des vies aux Québécois. Le gouvernement fédéral n’a pas fait son travail et la liste est longue. J’espère une fois de plus que les gens font des conclusions», a indiqué celui qui est aussi surnommé PSPP.

Il s’agissait d’un retour aux sources dans le cas de Paul St-Pierre Plamondon, lui qui est originaire de Trois-Rivières.

Sylvain Gaudreault a reçu un certain vote de confiance, accueillant fièrement quelques appuis dont ceux de Noëlla Champagne et d’Yves Duhaime.

«Je crois qu’ils reconnaissent que je suis fiable. Ils me connaissent depuis longtemps. Je dis ce que je fais et je fais ce que je dis. Au PQ, depuis six ans ça a bougé pas mal. Là on a besoin de stabilité», a-t-il conclu.

À noter que le 3 septembre prochain, les quatre candidats à la course à la direction du Parti québécois seront présents à Louiseville, encore une fois lors d’un 5 à 7.