L’ancien ministre libéral Yvon Picotte a donné son appui à Dominique Anglade dans la course à la direction du PLQ.

Course à la direction du Parti libéral du Québec: Yvon Picotte appuie Dominique Anglade

Trois-Rivières — Participant vendredi à un dîner au restaurant Le Grec de Trois-Rivières avec une cinquantaine de militants, la candidate à la direction du Parti libéral du Québec, Dominique Anglade, était heureuse d’annoncer qu’elle avait l’appui de l’ancien ministre libéral Yvon Picotte.

«Je suis très privilégiée de pouvoir compter sur son appui, en raison de sa longue feuille de route dans plusieurs domaines tels que l’agriculture, les pêches, le domaine municipal. Et il se joint à une équipe déjà forte dans la Mauricie, que ce soit l’ancien député Marc H. Plante, Pierre Giguère, Jean-Paul Diamond et l’ancienne candidate Marie-Claude Durand, au Centre-du-Québec», s’est-elle plu à énumérer.

Pour justifier son appui, Yvon Picotte reconnaît en Dominique Anglade quelqu’un qui a beaucoup de compassion, par son vécu d’expériences douloureuses et difficiles, qui a déjà une bonne feuille de route en politique et qui est capable de servir le peuple.

«Et je suis content que pour une fois, on aura probablement une femme à la tête du Parti libéral et en plus, une femme première ministre dans le futur. Elle saura défendre les intérêts de chacun et chacune», a-t-il ajouté.

Aspirant à devenir la cheffe d’un parti qui connaît toutefois un creux de 20 000 membres, elle reconnaît qu’il y a énormément de travail à faire. «La campagne va bien, mais ce n’est que le début. Ce qui m’enthousiaste, c’est qu’après avoir parcouru au-dessus de 24 000 km et les différentes régions du Québec, c’est de voir à quel point on est capable aussi de commencer à recueillir de nouveaux membres, d’aller chercher des gens qui nous avaient désertés dans les dernières années et qui veulent revenir», confie-t-elle.

D’ailleurs, vendredi, une personne a pris sa carte de membre du Parti libéral du Québec pour la première fois de sa vie parce que le discours de Mme Anglade l’inspirait. «Ce n’est pas un travail qui va se faire du jour au lendemain, et c’est pour ça que je voulais partir tôt la campagne, être sur le terrain et on l’est depuis le 27 juin», souligne la députée de Saint-Henri-Sainte-Anne.

Quand on lui rappelle son étiquette de candidate de la grande région de Montréal et non des régions, Dominique Anglade se plaît à donner l’exemple de cette cinquantaine de militants venus échanger avec elle. «Et je regarde les candidats qui auraient pu se prononcer, il y a ouvertement six personnes qui se sont prononcées dans la Mauricie, cinq d’entre eux sont avec moi. Les gens qui ont du vécu comme M. Picotte, qui ont vu neiger, qui savent ce que ça prend, d’avoir un appui comme celui-là, ça reflète aussi le fait qu’il regarde ma candidature, et qu’il dit: elle va être capable de le faire, et ça, c’est le plus grand appui que je pourrais avoir», martèle la politicienne.

Quant au financement des partis politiques, qui refait surface dans l’actualité, cette dernière rappelle que cela a été revu depuis maintenant sept ans. «On doit être ailleurs, ce climat doit être changé, je pense que le temps va faire son oeuvre aussi. Ce qui est clair, c’est que toute la question de l’éthique, elle est fondamentale. Je vais toujours continuer à me gouverner de la même manière dont je me suis toujours gouvernée, mais honnêtement, ça fait sept ans que le financement des partis politiques a changé», a-t-elle martelé.