Corinne St-Jacques participera au 24h Tremblant, la fin de semaine prochaine, pour recueillir des fonds pour la Fondation Charles-Bruneau qui l’avait soutenue alors qu’elle combattait un cancer, il y a six ans.
Corinne St-Jacques participera au 24h Tremblant, la fin de semaine prochaine, pour recueillir des fonds pour la Fondation Charles-Bruneau qui l’avait soutenue alors qu’elle combattait un cancer, il y a six ans.

Courir pendant 24 heures, une façon de donner au suivant pour une étudiante trifluvienne

Matthieu Max-Gessler
Matthieu Max-Gessler
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — Courir pendant 24 heures, voilà le défi que s’est lancé la Trifluvienne Corinne St-Jacques dans le cadre de l’événement 24h Tremblant, qui aura lieu du 4 au 6 décembre. Après avoir bénéficié avec ses proches, il y a quelques années, du soutien de la Fondation Charles-Bruneau, elle souhaite à présent donner au suivant en participant à ce défi sportif organisé, notamment, au profit de cette fondation.

En 2014, Corinne apprenait qu’elle avait le lymphome de Hodgkin, un cancer du système lymphatique.

«Le 11 mars, j’avais mon diagnostic et le 13, j’étais à l’hôpital pour commencer les traitements. Puisque j’étais au stade quatre, il a fallu agir rapidement. J’ai reçu des traitements de radiothérapie et de chimiothérapie. J’ai été chanceuse dans ma malchance, parce que tous les traitements ont bien marché», souligne-t-elle.

Tout au long des traitements, elle a bénéficié du soutien de la Fondation Charles-Bruneau, qui a pour mission de faciliter la guérison des enfants atteints du cancer, en finançant la recherche et en soutenant le développement de projets dédiés à l’hémato-oncologie pédiatrique. Mais elle n’est pas la seule à avoir profité de ce soutien.

«La Fondation m’a beaucoup donné et elle n’était pas là juste pour moi, elle l’était aussi pour ma famille, qui a bénéficié de toutes sortes de ressources», témoigne-t-elle.

L’étudiante au Cégep de Trois-Rivières explique que lorsqu’elle était à l’hôpital, ses parents ont eu accès à des spécialistes pouvant répondre à leurs questions, à une chambre réservée aux parents dont les enfants séjournent à l’hôpital, à une cuisine et à des groupes de soutien, entre autres choses.

«Mon frère et ma sœur aussi, il y avait toujours quelqu’un de disponible au bout du fil ou à l’hôpital s’ils avaient besoin de parler à quelqu’un. La Fondation est beaucoup là pour la recherche, mais aussi pour le soutien. Dès qu’on entre dans l’hôpital, on se sent pris en charge directement», illustre-t-elle.

De mère en fille

Si c’est la première participation de Corinne à 24h Tremblant, ce n’est pas le cas de sa mère, qui y prend part depuis plusieurs années. Cette année, en raison de la pandémie, les participants doivent cependant relever ce défi de chez eux, au lieu de se donner rendez-vous à Mont-Tremblant. Cela n’a pas découragé la mère de Corinne d’annoncer à celle-ci son intention d’y participer malgré tout.

«On était en train de courir, elle et moi, et elle m’a dit: ‘’je vais faire le 24h à distance cette année’’. Alors j’ai dit: pourquoi je ne courrais pas moi aussi? Ma mère m’a répondu: ‘’OK, je vais t’accompagner’’», raconte Corinne.

Car courir sans s’arrêter – le défi se fait normalement à relais – demande un certain entraînement. Bien que sa mère, qui est enseignante d’éducation physique, l’ait préparée à cette épreuve, Corinne ne se berce pas d’illusions sur sa capacité à courir sans arrêt sur une aussi longue période de temps.

«Je fais la course depuis un petit bout, mais ça ne fait pas longtemps que j’ai commencé à m’entraîner vraiment sérieusement, plusieurs fois par jour. De penser que je vais vraiment courir sans arrêt pendant 24 heures, c’est vraiment irréaliste. Il y a des personnes qui se préparent à ça pendant un an, mais moi, j’ai eu l’idée il y a seulement un mois et demi. Il ne faut pas que je me blesse, alors je vais faire en sorte de courir le plus possible, mais je vais aussi avoir des périodes de marche et de repos», indique-t-elle.

La jeune femme souhaite cependant que lors de sa prochaine participation au 24h Tremblant, elle puisse relever le défi au sens littéraire.