En début de semaine, Annie Bordeleau et Caroline Boucher avaient lancé un cri du coeur en dénonçant les coupes imposées à l’ADI-TSA, organisme qui vient en aide aux familles d’enfants présentant une déficience intellectuelle ou un trouble du spectre de l’autisme.

Coupes à l’ADI-TSA: lueur d’espoir pour l’organisme

Shawinigan — À la suite de la sortie de la direction de l’Association pour la déficience intellectuelle et du trouble du spectre de l’autisme (ADI-TSA) Centre-Mauricie/Mékinac en début de semaine concernant les coupes imposées par le gouvernement fédéral, le député de Saint-Maurice—Champlain François-Philippe Champagne a affirmé piloter dorénavant le dossier et entreprendre des démarches auprès de la ministre du Travail.

«Je m’excuse pour l’angoisse que ça cause auprès des familles et auprès de la direction de l’organisme», a-t-il affirmé lors d’une mêlée de presse à la Chambre des communes, mardi. «Il y a effectivement eu une erreur administrative, alors j’essaie de corriger la situation.»

M. Champagne a pris contact mardi matin avec Caroline Boucher, directrice générale de l’ADI-TSA, afin de lui faire part de la situation actuelle. «Je lui ai expliqué les démarches qu’on a entreprises au niveau de la ministre et les circonstances assez exceptionnelles dans lesquelles on se trouve», dit-il. Ce dernier aurait donc communiqué avec la ministre de l’Emploi, du Développement de la main-d’œuvre et du Travail Patricia A. Hajdu à ce sujet, mardi.

Le député n’a cependant pas pu affirmer que les coupes prévues à l’ADI-TSA, qui représentent 60 % du budget de l’organisme pour ses services estivaux, seront annulées.

Du côté de l’ADI-TSA, on dit ne pas vouloir se réjouir trop rapidement en raison du manque d’information sur le rétablissement du financement, mais être à tout le moins heureux de l’intervention du député. «On est contents qu’il prenne le dossier en main», commente Annie Bordeleau, directrice générale adjointe de l’organisme.

C’était d’ailleurs la première fois que la direction s’entretenait directement avec M. Champagne depuis le 15 avril, date à laquelle l’équipe de l’ADI-TSA a constaté les coupes de financement.

L’ADI-TSA offre des services de camp de jour et d’accompagnement estival chaque été à une quarantaine de familles dont un enfant présente une déficience intellectuelle ou un trouble du spectre de l’autisme. Ces services sont censés être disponibles dès le 25 juin prochain. Pour ce faire, l’organisme engage chaque année huit étudiants à l’aide d’un programme financé par le gouvernement fédéral. Si la situation reste telle quelle, l’ADI-TSA devra couper cinq postes sur huit, ce qui engendrera inévitablement une baisse de service.

«Ce que j’ai promis, c’est de tenir informée la directrice de toutes les étapes», commente M. Champagne. «J’ai espoir qu’on puisse trouver une solution», dit-il.

La popularité grandissante du programme Emploi été Canada pourrait avoir joué un rôle dans ces coupes qui représentent 20 000 $ pour l’ADI-TSA. «À chaque année, il y a de plus en plus de gens qui appliquent, donc ça arrive, dans certaines circonstances, qu’il y ait moins d’emplois d’été par organisme, parce que malgré les sommes qui continuent d’être investies dans ce programme, il y a de plus en plus de demandes», explique M. Champagne.