La famille Hutchinson, de Vaudreuil, à l’œuvre dans le chalet loué sur la rivière Sainte-Anne. De gauche à droite: Carla, Shawn et Luc.

Coup de foudre pour le poulamon

SAINTE-ANNE-DE-LA-PÉRADE — La pêche au poulamon, qui a débuté il y a bientôt deux semaines à Sainte-Anne-de-la-Pérade, attire chaque année des adeptes de la pêche blanche, mais également un grand nombre de néophytes. C’était le cas de la famille Hutchinson, de Vaudreuil, qui a mis les pieds sur la rivière Sainte-Anne pour la première fois, dimanche. Un véritable coup de foudre pour cette famille qui promet déjà de revenir avant la fin de la saison.

À l’entrée du chalet qu’ils ont loué pour la journée, les poissons s’accumulent, dont plusieurs d’une bonne taille, jusqu’à 15 pouces de long. La règle pour les mesurer s’arrête à 16 pouces.

«Je n’ai pas compté combien on en a pêché, mais on doit en avoir près d’une centaine en trois heures et demie, se réjouit Carla, venue avec son mari Luc et leurs enfants, Shawn et Alison. Ça mord vraiment beaucoup!»

C’est son mari, Luc, adepte de pêche depuis sa plus tendre enfance, qui a amené l’idée d’aller taquiner le petit poisson des chenaux sur la rivière Sainte-Anne après avoir vu un reportage à la télévision sur cette activité. Tout en discutant, dimanche, le camionneur ne quittait pas les lignes des yeux, prêt à les relever dès qu’elles frémissaient. Avec l’aide bien sûr de son fils, qui fêtait dimanche ses 12 ans et qui était visiblement heureux de ce cadeau de fête. «J’aime ça pêcher, attraper des poissons. J’en ai attrapé deux sur la même ligne, tout à l’heure!»

En trois heures et demie, la famille Hutchinson a pêché une centaine de poulamons. Sur la photo, Shawn et sa mère, Carla.

De l’ouvrage, la famille n’en manquait pas dimanche et n’en manquera pas dans les semaines à venir, avec autant de poissons à vider et à cuisiner. «Mon mari est en congé demain (lundi), alors il va avoir de l’ouvrage à tout apprêter ça», s’exclame Carla. Elle ne craint d’ailleurs pas de manquer d’idées sur les façons de préparer le poulamon. «Ils nous ont donné un pamphlet avec des recettes. Il y a même des cuisiniers qui y ont participé. Mais on peut aussi simplement les vider, leur couper la tête et la queue, les passer dans la farine et les faire frire un tout petit peu dans une poêle en fonte, et le tour est joué!»

Pas de risques d’avoir de mauvaise surprise en dégustant le fruit de leur pêche: la famille a déjà goûté au poulamon et a apprécié l’expérience. «J’en ai déjà mangé et la chair est très douce dans la bouche, assure Carla. C’est vraiment bon.»

Une journée sans écran

La mère de famille se réjouissait également du décor de la rivière Sainte-Anne et de l’accueil que les propriétaires du Centre de pêche Grimard, la pourvoirie qu’elle a choisie pour passer la journée, lui ont réservé. «On a fait deux heures et demie de route pour venir ici, mais ça vaut la peine, soutient Carla. C’est magnifique, je le conseille à tout le monde! Ce n’est pas cher, on passe une journée agréable, les cabanes sont chauffées et éclairées. Stéphane et Sandra sont très accueillants, c’est de l’or en barre!»

Un autre avantage pour elle de cette sortie: ses enfants n’ont pas les yeux rivés sur un écran. «On reste tellement encabanés et je ne comprends pas pourquoi, ajoute Carla. Là, je suis contente, on passe du temps en famille et j’aime beaucoup ça.»

L’expérience l’a tellement séduite qu’elle promet déjà de revenir... d’ici un mois et demi. «C’est ma première fois à Sainte-Anne et ce ne sera pas la dernière, promet-elle. On aimerait ça revenir avant la fin de la saison, en février. Et c’est sûr qu’on va revenir l’an prochain!»