Le Salon du livre de Trois-Rivières en est cette année à sa 31e édition.

Coup de coeur des auteurs pour le Centre des congrès

Trois-Rivières — Plus lumineux, plus confortable, plus convivial: voici quelques qualificatifs utilisés par des auteurs pour décrire le nouvel environnement dans lequel se déroule le 31e Salon du livre de Trois-Rivières, au Centre d’événements et de congrès interactifs. Une formule qui tombe à point, alors que plusieurs habitués de l’événement commençaient à en avoir soupé de l’ancien décor de l’hôtel Delta.

«On voit une grande différence, souligne François St-Martin, l’auteur derrière la bande dessinée Dans la tête de François. On a l’impression qu’il y a plus d’espace, même si en fait c’est la même surface. Les gens aussi voient la différence.»

L’auteur jeunesse Richard Petit abonde dans le même sens. «Dès que j’ai mis les pieds ici, j’ai senti la différence, indique-t-il. C’est magnifique, actuel, moderne et éclairé. Ça fait vraiment mieux paraître les livres et on est super confortable.»

L’écrivain était très heureux de voir enfin changer le décor de l’hôtel Delta, dans lequel il revient régulièrement. Décor qu’il jugeait dépassé, ce qu’il n’est pas le seul à relever.

François St-Martin

«Ça commençait à faire dur, après 25 ans, insiste Guillaume Morrissette, qui signe entre autres la série d’enquêtes de l’inspecteur Héroux. Je félicite les propriétaires pour ce qu’ils ont fait comme travail, j’adore ça. C’est plus convivial, l’accessibilité est meilleure: ils ont fait quelque chose de qualité internationale.»

La romancière et directrice littéraire de la revue Le Sabord, Ariane Gélinas, n’avait elle aussi que de bons mots pour le nouvel environnement dans lequel se déroule le Salon du livre de Trois-Rivières. «Étant asthmatique, je remarque que ça respire vraiment mieux, confie-t-elle. Au rez-de-chaussée aussi, c’est vraiment sympathique, même s’il y a peu de restaurants. Je suis allée m’installer dans les fauteuils et divans, où on peut s’asseoir et lire, et c’est très confortable, on est vraiment bien. C’est parfait.»

Richard Petit

La Nicolétaine Christiane Dupont-Champagne lançait samedi son 14e roman, Les étés de Rachel, la suite des aventures de l’héroïne du roman Un séjour inopiné, des romans principalement destinés aux adolescents. Aussi une habituée du Salon du livre de Trois-Rivières, elle se réjouit des changements apportés au décor et à l’environnement dans lesquels se déroule cette année l’événement.

«C’est superbe, c’est moderne, remarque-t-elle. C’est aéré et très beau, c’est une grosse amélioration.»

L’auteure a d’ailleurs eu droit à une belle surprise lorsqu’un groupe d’élèves de l’école secondaire des Pionniers, de Trois-Rivières, est venu à sa rencontre, plus tôt cette semaine. «Mon livre Un séjour inopiné a été intégré au cursus scolaire du programme d’éducation internationale de l’école, explique-t-elle. Les jeunes sont venus me voir pour me dire qu’ils ont beaucoup aimé mon livre et qu’ils ont hâte de lire la suite!»

Guillaume Morrissette

Une excellente année

Les auteurs rencontrés par Le Nouvelliste samedi remarquent également que l’achalandage semble être à la hausse cette année. Bien que l’événement ne soit pas encore terminé, tous assurent qu’ils n’ont guère eu le temps de souffler au cours des trois derniers jours.

«Normalement, il y a parfois des temps morts pendant le salon; on a le temps d’aller faire une petite marche. Mais cette année, il n’y a aucun temps mort! C’est sûr que mon dernier livre vient de paraître jeudi, alors peut-être que ça fait en sorte qu’il y a plus de gens qui viennent à mon kiosque, mais je remarque que les gens se procurent plusieurs livres. C’est vraiment une belle année», affirme Ariane Gélinas.

Ariane Gélinas

C’est aussi le constat que fait Richard Petit. «C’est incroyable, il y a beaucoup plus de monde, assure-t-il. Ça n’arrête pas! On sait déjà qu’il y a eu plus de visites scolaires que les autres années, jeudi et vendredi, mais au niveau du grand public aussi, il y a une affluence incroyable. J’ai bien hâte de voir les chiffres!»

Ce qui veut d’ailleurs dire que les affaires vont bien pour les auteurs présents au Salon, qui profitent de l’événement, certes pour rencontrer leurs lecteurs, mais aussi pour vendre leurs ouvrages.

Christiane Dupont-Champagne

«Cette année, on dirait que les ventes sont encore meilleures que l’an passé, qui était déjà une bonne année, remarque François St-Martin. L’achalandage est très bon: depuis trois jours, on n’a vraiment aucun temps mort dans la journée.»