Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard.

Couillard louange le Centre d'entrepreneuriat

Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, a affirmé que le Centre d'entrepreneuriat et le DigiHub de Shawinigan sont des exemples à suivre pour toutes les autres régions de la province.
La députée de Laviolette et ministre du Tourisme, Julie Boulet.
Il a également déclaré lors de son discours de clôture du conseil général du Parti libéral tenu à Trois-Rivières samedi que le gouvernement doit investir pour favoriser l'accès à Internet haute vitesse et au cellulaire dans les régions, notamment sur la route 155 en Mauricie. 
Le premier ministre a louangé le Centre d'entrepreneuriat de Shawinigan devant l'ensemble des militants et députés réunis à l'hôtel Delta.
«J'ai été fier de parler en Europe ou récemment en Israël de ce que j'ai vu au Centre d'entrepreneuriat et au DigiHub. C'est un projet extraordinaire et ça nous a donné l'idée de constituer des incubateurs d'entreprises comme ça au Québec partout dans nos régions», a déclaré le premier ministre. «Il faut qu'on puisse démarrer notre entreprise en région et créer de l'emploi.» 
Ces propos ont, bien sûr, été accueillis favorablement par le maire de Shawinigan, Michel Angers. Depuis qu'il a été élu à la tête de sa Ville, Michel Angers a toujours favorisé et encouragé le développement du Centre d'entrepreneuriat. Ce projet lui tient extrêmement à coeur.
Il soutient que le premier ministre n'a pas vanté cet incubateur d'entreprises pour rien. Ne voulant pas trop divulguer d'information à ce sujet, Michel Angers ajoute qu'un projet en préparation à Shawinigan pourrait bien rayonner bientôt par-delà les frontières. 
Conscient que le Centre d'entrepreneuriat est un modèle à suivre pour développer des entreprises dans les régions, Michel Angers soutient que Shawinigan est prête «à travailler avec les autres régions du Québec». 
Également député de Roberval, le premier ministre a plaidé pour des investissements pour l'accès au réseau cellulaire et à Internet haute vitesse dans les régions. Cela est une question de sécurité et d'économie. Cette question revient souvent dans les médias, tant en Mauricie qu'au Lac-Saint-Jean.
«Entre Chambord et La Tuque, il n'y a même pas de cellulaire sur la 155. C'est une route où il passe beaucoup de camions de bois. Ça n'a pas de bon sens», a-t-il fait valoir.
Traitement inéquitable des victimes de la pyrrhotite?
La Coalition d'aide aux victimes de la pyrrhotite a affirmé samedi dans un article du Nouvelliste que les victimes de ce vice de construction sont traitées de façon inéquitable en comparaison aux victimes des récentes inondations.
La Coalition soutient que les victimes des inondations peuvent réclamer jusqu'à 200 000 $, alors que l'aide financière pour les propriétaires de maisons touchées par la pyrrhotite ne peut dépasser 75 000 $. 
Questionnée à ce sujet lors du conseil général, la députée de Laviolette et ministre responsable de la Mauricie et du Tourisme a affirmé «qu'il ne fallait pas comparer les deux choses». 
«Il y a 52 millions $ qui ont été donnés aux victimes de la pyrrhotite. C'est un drame pour eux aussi», soutient Julie Boulet. «Il y a des actions importantes des gouvernements fédéral et provincial. Nous avons fait des actions pour permettre à plus de personnes d'avoir accès à l'aide. Il ne faut pas comparer un drame à un autre.»
Constitution: Gaétan Barrette se sent «en exil» au Canada
Le Québec doit relancer les discussions pour un jour signer la Constitution de 1982, ont convenu les membres du Parti libéral du Québec (PLQ).
Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, est allé jusqu'à dire qu'il se sent actuellement «en exil» au Canada.
«Bien sûr qu'on se sent exilé au Canada parce qu'on n'en fait pas partie», a-t-il déclaré en mêlée de presse.
Il juge «malheureux» le refus du premier ministre Justin Trudeau d'ouvrir le dialogue sur cette question.
«On ne peut pas balayer du revers de la main toute conversation sur le texte fondateur (...) Si le premier ministre du Canada n'a pas d'intérêt à la Constitution, c'est lourd de conséquences. M. Trudeau doit prendre acte du sentiment des Québécois et des francophones au Canada et amorcer une réflexion», a-t-il affirmé.
La nouvelle politique d'affirmation du Québec, présentée cette semaine par le premier ministre Philippe Couillard, vise à engager la conversation avec tous les Canadiens en vue d'éventuelles négociations constitutionnelles.
L'approche privilégiée est essentiellement pédagogique. Pas de couteau sur la gorge. Aucune échéance fixée. On veut surtout communiquer, convaincre, expliquer.
L'approche est rafraîchissante, selon le président de la Commission jeunesse du PLQ Jonathan Marleau, et vient rejoindre la nouvelle génération de milléniaux qui préfère le partage d'idées à la confrontation.
Le président du Conseil du Trésor, Pierre Moreau, a ajouté que cette discussion était tout aussi importante que celle, plus terre à terre, sur les «infrastructures».
Parité
Par ailleurs, lors d'un discours devant ses militants samedi, M. Couillard a affirmé vouloir atteindre la «zone de parité» homme femme aux prochaines élections.
Il aimerait que le nombre de candidates du PLQ en 2018 bondisse d'environ 10 points de pourcentage, pour atteindre au moins 40 pour cent.
«Il faut être en mouvement d'amélioration continue (...) On va demander à nos associations lorsqu'elles recrutent des candidatures possibles de tenir compte du fait qu'on veut s'approcher le plus possible de 40 pour cent de candidates», a-t-il maintenu.
Militantisme
Mais déjà, le PLQ fait face à un défi de taille en matière de recrutement; le premier ministre a reconnu que le membership était en baisse constante depuis quelques mois.
Après 13 colloques régionaux, le PLQ a approuvé samedi une dizaine de modifications au statut du parti, notamment pour créer un statut de «sympathisant» des membres accueillis gratuitement pour un an, avec un accès à toutes les communications du PLQ.
Un groupe de députés se voit aussi confier le mandat de sensibiliser les jeunes de plus de 16 ans à l'importance de l'implication politique.
Selon les derniers chiffres, le PLQ compte moins de 37 000 membres, comparativement à 11 500 membres pour la Coalition avenir Québec, 16 000 membres pour Québec solidaire et 90 000 membres pour le Parti québécois.
Éthique et intégrité
Le président du Conseil du Trésor, Pierre Moreau, s'est dit «pas mal tanné» des articles de journaux établissant des «liens» entre le premier ministre Philippe Couillard et l'ex-ministre et organisateur libéral accusé de fraude, Marc-Yvan Côté.
Le premier ministre a passé la majeure partie de la semaine dans les câbles, affirmant mercredi «avoir tendu la main d'un être humain à un autre être humain», quand il a invité à sa maison en 2012 M. Côté pour l'aider à «relaxer», alors que celui-ci venait alors d'être éclaboussé par un reportage de l'émission Enquête de Radio-Canada.
M. Moreau a déclaré samedi que l'invitation de M. Couillard, qui n'était pas en politique à l'époque, n'avait rien d'un problème éthique. Les gens dans leur vie privée ont le droit de s'envoyer des courriels, a-t-il argué. Ceux qui ont soulevé la question, d'après lui, tentent de «créer un doute» dans l'esprit des gens, ce qui nuit à toute la classe politique.
Marc-Yvan Côté ne peut être banni du PLQ, comme le suggère la Coalition avenir Québec (CAQ), a-t-il dit, puisqu'il n'est même pas membre du parti.
Avec La Presse canadienne