Une majorité de citoyens de Shawinigan se disent en faveur du programme de contrôle des insectes piqueurs selon un sondage externe commandé par la Ville.
Une majorité de citoyens de Shawinigan se disent en faveur du programme de contrôle des insectes piqueurs selon un sondage externe commandé par la Ville.

Contrôle des insectes piqueurs à Shawinigan: une majorité de citoyens en faveur

Shawinigan — Une majorité de citoyens de Shawinigan sont en faveur du programme de contrôle des insectes piqueurs, selon un sondage commandé par la Ville. En effet, 64 % des répondants affirment être en accord ou totalement en accord avec le service, alors que seulement 13 % le désapprouvent.

«Nous sommes un endroit avec beaucoup de lacs et de formidables rivières», lance d’emblée le maire de Shawinigan pour illustrer la pertinence de ce programme pour la qualité de vie de la population.

«Dès qu’on a commencé l’épandage, les commentaires étaient qu’on pouvait enfin manger dehors.»

Réalisé par Cible Recherche auprès de 1047 répondants du 19 au 29 mai dernier à la suite de demandes de citoyens, ce sondage ayant une marge d’erreur de 3 % indique aussi que 23 % des citoyens ne sont «ni en accord ni en désaccord».

Par ailleurs, 75 % des répondants estiment que l’épandage du larvicide Bti «ne représente pas de danger pour la santé», contre 12 % qui croient que cette pratique pourrait être néfaste pour la santé et 13 % qui considèrent que l’épandage représente «peut-être» un risque.

En ce qui concerne les impacts sur l’environnement, 69 % des répondants croient que l’utilisation du Bti ne représente aucun danger, alors que 17 % pensent qu’il s’agit peut-être d’un produit dangereux pour l’environnement. En revanche, 14 % mentionnent que cela «représente un danger pour l’environnement».

«C’est un larvicide qui s’attaque exclusivement aux insectes piqueurs. Il n’a pas d’impact sur l’environnement, ni sur les oiseaux ou quoi que ce soit», précise le maire Angers.

Épandu au printemps, le Bti s’attaque aux larves d’insectes piqueurs.

Une majorité de répondants, soit 69,5 %, jugent assez ou très efficace le programme de contrôle des insectes piqueurs. De plus, 19,9 % des répondants l’estiment plus ou moins efficace tandis que 10,6 % d’entre eux le qualifient de peu ou pas du tout efficace.

Cette efficacité du programme de contrôle des insectes piqueurs permettrait une moins grande utilisation de répulsifs. En effet, seulement 73 % des répondants affirment ne pas utiliser de produits de protections contre les moustiques et les mouches noires. 66 % des répondants se disent aussi peu ou pas du tout incommodés par les insectes.

«Ce sont des données très significatives. Les gens ne sont pas incommodés par des insectes, parce qu’il y a l’épandage de Bti», affirme le maire de Shawinigan.

«Si on fait le même sondage du côté de Saint-Élie-de-Caxton et de Saint-Mathieu-du-Parc, les données seront complètement différentes. Les gens pour se protéger doivent obligatoirement utiliser des produits. À notre avis, c’est beaucoup plus dommageable se mettre des répulsifs sur la peau que l’utilisation du Bti.»

La Ville de Shawinigan a publié sur son site Internet l’ensemble des données recueillies par le sondage de la Cible Recherche. Le maire ne cache pas que les résultats du sondage sont très satisfaisants pour son administration et sa position en faveur du programme de contrôle des insectes piqueurs.

Ce sondage a été réalisé après qu’un groupe de propriétaire foncier du secteur Saint-Gérard-des-Laurentides se soit uni contre l’utilisation du Bti. Lors de la séance virtuelle du conseil municipal du 14 avril dernier, un de ces propriétaires a demandé la tenue d’un registre public pour connaître le nombre de citoyens qui souhaitait interdire l’épandage de Bti. Richard Dubé affirmait alors avoir recueilli 53 formulaires d’interdiction dans la portion nord de Shawinigan, et ce, tout juste avant le confinement.

S’approvisionnant en eau potable grâce à un puits artésien, Richard Dubé soutenait que la Ville doit demander l’approbation des propriétaires pour effectuer de l’épandage, plutôt que de présumer leur accord. Car actuellement, si un propriétaire souhaite se soustraire à l’épandage, il doit en faire la demande auprès de la Ville.

Rappelons que chaque porte de Shawinigan est imposée d’une taxe annuelle de 39,75 $ pour financer le programme de contrôle. Le maire soutient que les coûts individuels du programme ne soulèvent pas de levée de boucliers.