De gauche à droite: Sylvie Noël, conseillère municipale de Lousieville et membre du comité de sécurité incendie, Alain Béland, directeur du service de sécurité incendie, Yvon Douville, directeur général de la Ville, Sylvain Côté, vice-président exécutif du Syndicat des pompiers et pompières du Québec, et Patrice Boucher, président du syndical local.

Contrat de travail de cinq ans pour les pompiers de Louiseville

LOUISEVILLE — Les pompiers de Louiseville ont un nouveau contrat de travail. Les 22 salariés se sont entendus avec la Ville de Louiseville pour une convention collective de cinq ans prévoyant une hausse salariale annuelle de 2 %

Le contrat de travail est rétroactif au 1er janvier 2020 et se termine le 31 décembre 2024. L’entente prévoit une uniformisation salariale, échelonnée sur trois ans, peu importe la tâche réalisée par le pompier. Qu’il soit en intervention, en prévention ou en exercice, un pompier de Louiseville gagne 24,34 $ l’heure. Seul le volet de la formation affiche un salaire moindre pour les pompiers durant leur période de probation de 18 mois.

La grande majorité des pompiers syndiqués ont participé à une assemblée générale tenue il y a un mois. Le taux d’appui à l’entente de principe a été de plus de 90 %.

«On est rendu à une troisième convention collective, donc on avait déjà des éléments très clairs. L’entente est satisfaisante pour les travailleurs et pour l’employeur», soutient Sylvain Côté, vice-président exécutif du Syndicat des pompiers et pompières du Québec et conseiller syndical.

Il a fallu deux ententes de principe pour en arriver à un accord. En mai, les pompiers avaient rejeté une entente de principe. La partie patronale et les représentants syndicaux ont dû reprendre le chemin de la négociation, car les pompiers refusaient de s’engager à long terme avec la Ville.

«Au début, c’était une entente plus longue. On visait 10 ans. C’est la durée qui achoppait. Après examen, on a ramené une période plus standard, soit cinq ans», explique Yvon Douville, directeur général de la Ville de Louiseville.

Les deux parties ont eu besoin d’une demi-douzaine de rencontres avant de finaliser une nouvelle entente de principe. Selon M. Douville, ce contrat de travail apporte des points positifs pour les travailleurs et pour l’employeur.

«L’uniformisation de la rémunération était un sujet de discussion. Un pompier, peu importe l’expérience, gagne 24,34 $ l’heure, car c’est le même travail. C’est la tâche qui est valorisée. L’ancienneté est valorisée avec plus de semaines de vacances, par exemple. Et ça simplifie le traitement administratif. Ce point a permis de simplifier et d’uniformiser des choses dans la convention collective. Pour la hausse salariale, on fonctionnait auparavant avec l’indice des prix à la consommation. Ça prenait une demi-page dans la convention, on devait la calculer. Là, on met un pourcentage fixe. Ça rassure tout le monde et je sais combien ça me coûte d’ici cinq ans», explique M. Douville, soulignant l’efficacité et le niveau de motivation des pompiers de Louiseville.

Selon le directeur général de la Ville de Louiseville, les relations de travail vont bien entre les pompiers et le nouveau dirigeant du service, Alain Béland. Sylvain Côté semble du même avis.

«M. Béland est nouveau dans ses fonctions, ça a bien été dans les négociations. Il y a un bon climat de travail et un bon groupe de travail», mentionne le conseiller syndical.

Ce contrat de travail signé avec les pompiers vient clore le dossier des négociations de conditions de travail pour un bout de temps. Les cols bleus et cols blancs, les cadres et les pompiers ont tous des ententes qui prennent fin en décembre 2024.