Tout comme les 24 autres qui provenaient d’autres centres de tri du Québec, le conteneurs qui sortait de celui de Récupération Mauricie avait été intercepté en Belgique alors qu’il étaient en route vers l’Inde avant d’être renvoyé au port de Montréal en novembre dernier.

Conteneurs de matières recyclables retournés au Québec : l’un d’eux provenait de Récupération Mauricie

Trois-Rivières — L’un des 25 conteneurs de matières recyclables récemment renvoyés au Québec car ils avaient été jugés impropres provenait de Récupération Mauricie.

Tout comme les 24 autres qui sortaient de centres de tri du Québec, le conteneur provenant de celui de l’organisme à but non lucratif mauricien avait été intercepté en Belgique alors qu’il était en route vers l’Inde. Il avait alors été renvoyé au port de Montréal en novembre dernier. Selon le directeur général de l’OBNL, Daniel Cassivi, un tel retour est une première depuis l’ouverture du centre de tri, il y a maintenant 15 ans. Ce dernier explique le conteneur ne respectait pas, selon une évaluation visuelle menée par les autorités belges, la norme établissant à 5 % le taux de contaminants – principalement des matières plastiques – permis dans une cargaison de papier mixte.

«On ne sait pas le pourcentage exact de contaminants. On a reçu la cargaison et on n’a pas encore eu le temps de l’évaluer. Mais à l’œil, on ne doit pas être très loin du 5 % permis», soutient-il.

Lorsque le centre de tri de Saint-Étienne-des-Grès est opérationnel, ce qui n’est pas le cas présentement en raison des travaux de réfection du toit qui sont en cours, Récupération Mauricie trie en moyenne 35 conteneurs par mois comme celui qui a été retourné l’automne dernier.

«Après celui-ci qui avait expédié en octobre, nous avons maintenu notre production et nous n’avons eu aucun problème», assure M. Cassivi.

Par contre, le directeur général reconnaît que la situation n’est pas facile présentement pour les centres de tri. Le renvoi des 25 conteneurs est en effet survenu alors que les problèmes s’accumulent pour l’industrie de la récupération, dont la fermeture des marchés asiatiques aux matières recyclables provenant de l’occident. Comme d’autres pays asiatiques l’avaient fait précédemment, l’Inde a significativement restreint ses importations de papier mixte en décidant d’inspecter tous les conteneurs qu’elle reçoit afin de déterminer le taux de contaminants de chacun. En ajoutant le manque de main-d’œuvre, leurs gestionnaires n’ont donc pas la tâche facile.

«La qualité de la matière entrante ne nous aide pas, mais ça, c’est constant. Mais la cause principale, c’est la pénurie de main-d’œuvre. On manque de trieurs, et ce, depuis la fin de l’été dernier. On tente de faire du mieux qu’on peut avec les employés qu’on a. Il faut savoir que lorsque nos effectifs étaient complets, nous produisons des cargaisons avec des taux de contaminants inférieurs à 2 %. Présentement, il nous manque environ 40 % de nos effectifs», déplore M. Cassivi.

D’ici le redémarrage des opérations, le directeur général et son équipe tenteront de trouver des solutions afin d’optimiser le triage malgré le manque de trieurs et ainsi, ne plus voir de ses conteneurs rebrousser chemin.