Constats électroniques: pas avant l’automne 2018

Shawinigan — Le projet pilote de la Sûreté du Québec d’utiliser une nouvelle technologie pour émettre des constats d’infraction ne sera finalement pas mis en place avant l’automne 2018. La Ville de Shawinigan, qui avait manifesté son intérêt en juin, souhaite toujours participer à cette expérience.

La billetterie électronique permet aux policiers de gagner du temps dans la rédaction du constat et dans sa transmission pour archivage. Elle élimine également les risques d’écriture indéchiffrable, ce qui peut rendre le billet contestable.

En juin, le comité exécutif avait adopté une résolution pour soumettre la candidature de la Ville de Shawinigan afin qu’elle puisse participer à un projet pilote développé par la SQ sur ces constats électroniques. 

«À l’automne 2016, la direction générale de la Sûreté du Québec a annoncé des nouveautés qui verraient le jour progressivement», rappelle Éloïse Cossette, porte-parole du corps policier dans la région. 

«On parlait des changements d’uniformes, des véhicules noirs et il y avait aussi la billetterie électronique. C’est un projet d’envergure provinciale qui est sur la table de travail. Même si les démarches avancent, la Sûreté du Québec ne s’attend pas à un déploiement sur le terrain avant l’automne 2018.»

En fait, aucun poste n’a encore été sélectionné pour participer à ce projet. À Trois-Rivières par contre, le service de police équipe présentement ses agents de cette technologie.

«Les imprimantes sont installées dans les véhicules», souligne Carole Arbelot, agente aux relations publiques. «Certains policiers les utilisent, mais ils n’ont pas encore tous été formés. Ça devrait être fait d’ici environ un mois.»

La billetterie électronique fait partie des plans de plusieurs corps policiers à travers le Québec, mais les échéanciers sont parfois repoussés. Par exemple, au début du printemps, le service de police de Granby avait prévu que cette technologie serait en fonction en 2017. Il semble que le projet ait pris du retard.

«Nous avons toujours l’intention de mettre en place ce service», assure la porte-parole Caroline Garon. «Pour le moment, nous sommes toujours en période d’analyse et nous n’avons aucun échéancier pour l’installation.»