Le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois.

Conporec: Jean-Guy Dubois se dit «relativement satisfait»

Bécancour — Alors que la Ville de Bécancour était visée par une poursuite de 5,6 millions de dollars pour un projet qui n’a pu être réalisé en raison d’un imbroglio réglementaire, le maire Jean-Guy Dubois se dit «relativement satisfait» de s’en tirer avec le versement d’une somme d’un peu plus de 290 000 dollars à l’entreprise Conporec.

«De façon globale, on ne peut pas ne pas être satisfait. Il ne faut pas oublier une chose, ce n’est pas la Ville qui est directement impactée, on est couvert par notre compagnie d’assurance», explique-t-il.

Si celui-ci reconnaît qu’il y a eu une faute par rapport à l’émission d’un permis, «ça n’empêche pas le règlement qui n’a jamais été touché par le conseil municipal et qui était encore en vigueur».

«Tu ne peux pas dire: c’est à cause d’une faute d’une personne que tu changes la réglementation et que ça te donne le droit d’opérer et d’effectuer des pertes. Oui, il y a eu une faute, on l’accepte, sauf que le fait de reconnaître qu’il y a eu une faute, est-ce que ça aura permis qu’il puisse opérer? Non, il était de toute façon non conforme, c’était clair et net, ce n’est même pas discutable», ajoute le premier magistrat.

Quant au fameux chiffre de 5,6 millions de dollars «basé sur des pertes avérées parce qu’ils n’ont pas pu opérer», ce dernier reconnaît «qu’il y a eu un combat d’experts assez magistral».

«Effectivement, la compagnie avait fait des aménagements, pensant qu’elle pouvait y aller selon le permis qu’elle avait reçu. C’est ça qui est évalué à 290 000 dollars. C’est sûr qu’on peut faire un lien entre le fait qu’ils ont eu une fausse perception d’un permis qu’ils avaient et les dépenses qu’ils ont faites pour continuer les opérations. Mais ça se limite à ça», conclut Jean-Guy Dubois.