La tension demeure vive entre l’Association des pompiers et pompières de Shawinigan et la direction du Service de sécurité incendie.

Conflit au sein du Service de sécurité incendie de Shawinigan: le syndicat insiste

SHAWINIGAN — La guerre verbale se poursuit entre l’Association des pompiers et pompières de Shawinigan et la Ville au sujet du Service de sécurité incendie. Dans un communiqué publié lundi matin, le syndicat déplore que le maire banalise ses demandes, tout en réfutant catégoriquement que des ententes de principe soient intervenues avec le précédent exécutif pour le renouvellement de la convention collective.

Au cours des derniers jours, le président de l’APPS, Benoit Ferland, a demandé au maire de justifier l’absence du chef du service, François Lelièvre, lors d’un incendie survenu en novembre. Il attend toujours une réponse. Le représentant syndical prétend qu’à la suite d’une plainte à la Commission des normes, de l’équité, de la santé et la sécurité au travail, cet organisme a déposé un rapport contenant six dérogations qui se rapportent à cet événement et six autres sur la durée de vie des équipements de combat.

L’APPS ne comprend pas davantage la position du maire de Shawinigan sur le schéma de couverture de risques. La semaine dernière, il déclarait sur les ondes du 106,9 Mauricie que personne ne respectait ce document au Québec. Le syndicat ne comprend pas pourquoi le Service de sécurité incendie ne répond pas à ses questions au sujet du renouvellement de ce schéma de couverture de risques.

La semaine dernière, M. Angers relevait que la précédente accréditation syndicale des pompiers avait scellé deux ententes de principe avec la Ville, en 2017 et en 2018, sans qu’elles aient été approuvées par les membres. Encore une fois, M. Ferland réfute cette allégation.

Enfin, l’APPS déplore que la séance de négociation qui était prévue lundi ait été «annulée». Or, la Ville de Shawinigan précise qu’elle a simplement été reportée pour lui permettre de travailler davantage sur le dépôt de ses offres.

De son côté, le maire reconnaît à l’APPS le droit de s’exprimer, mais il ne peut cacher une certaine exaspération sur la stratégie adoptée.

«Je ne négocierai pas dans les journaux», répète-t-il. «Quand je parlais d’ententes de principe, je sais qu’il y en a eu à la table de négociation. Je n’ai pas vu leur nouveau communiqué, mais avant de commenter des éléments de négociation, on va s’asseoir. C’est notre façon de faire les choses. Nous n’empêcherons jamais personne de faire des déclarations, mais il faut d’abord s’asseoir.»

Rappelons que les pompiers de Shawinigan demeurent sans contrat de travail depuis le 1er janvier 2017. Dans l’esprit du maire, il ne fait aucun doute que les sorties publiques des dernières semaines sont liées à ce contexte de négociation.

«C’est une nouvelle façon de faire», réitère-t-il. «Dans mon expérience syndicale, ce n’est pas de cette façon qu’on procède. On va sûrement trouver un moment pour s’asseoir ensemble.»