Un important déploiement policier s’est rendu au centre Bel-Avenir.
Un important déploiement policier s’est rendu au centre Bel-Avenir.

Confinement au centre de formation Bel-Avenir: «C'était assez stressant!»

Paule Vermot-Desroches
Paule Vermot-Desroches
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — Des centaines d’étudiants et de membres du personnel du Centre de formation professionnelle Bel-Avenir de Trois-Rivières ont dû être confinés à l’intérieur de leur établissement scolaire vendredi, en raison d’un appel qui proférait des menaces envers des gens à l’intérieur de l’institution. Une vaste opération policière a toutefois permis d’établir qu’aucune menace ne se trouvait à l’intérieur des murs, mais la police poursuit son enquête afin de trouver l’auteur de cet appel, qui pourrait faire face à la justice.

L’événement a débuté vers 10 h 40, au moment où un individu a téléphoné à la centrale téléphonique du poste de police de Trois-Rivières. «L’individu indiquait qu’il se trouvait à l’intérieur des murs de Bel-Avenir et qu’il avait l’intention de s’en prendre à des gens qui s’y trouvaient. Nous avons déployé tous les effectifs nécessaires afin de faire face à une éventuelle menace, car il n’y a aucune chance à prendre dans de pareilles circonstances», explique l’agente Michèle Loranger de la Direction de la police de Trois-Rivières.

Aussitôt, plusieurs policiers ont été dépêchés sur les lieux, et la direction de l’établissement a été avisée, menant à une ordonnance de confinement à l’intérieur des locaux de classes et des bureaux. 

Roxanne Boucher, étudiante en assistance dentaire.

«On a entendu un message vocal à l’intercom qui nous disait de nous barricader et de ne pas sortir des classes. Notre professeur a fermé la lumière et la porte. Nous étions tous assis à nos bureaux, et on nous a demandé de ne pas utiliser nos cellulaires. Nous n’étions pas en dessous de nos bureaux, mais ce n’était pas loin de ça. C’était assez stressant», raconte Roxanne Boucher, étudiante au programme d’assistance dentaire du Centre Bel-Avenir.

L’étudiante explique que ses camarades et elle agissaient tout de même calmement, malgré la nervosité. «Ça s’est fait dans le calme, même si nous étions tous stressés à l’intérieur. On ne savait pas ce qui se passait», ajoute celle qui souligne que plusieurs ont pu obtenir quelques informations par le biais de Facebook.

Les élèves ont été confinés dans leurs classes avant de pouvoir évacuer les lieux en toute sécurité.

Les policiers ont passé au peigne fin l’intérieur de l’établissement scolaire, pendant que d’autres policiers armés surveillaient les alentours. Les portes de l’établissement ont été barrées le temps de l’opération, afin que personne ne puisse entrer ou sortir de l’établissement.

Au bout d’un peu plus d’une heure, il a été établi qu’il n’y avait aucune menace à l’intérieur des murs, et les étudiants ont pu quitter le centre pour rentrer à la maison. Les cours ont été suspendus pour le reste de la journée.

À la Commission scolaire du Chemin-du-Roy, on se félicite de la façon dont l’opération a été menée. «Le retour que nous avons eu de la part de la police de Trois-Rivières a été très positif. Dans les circonstances, notre personnel et nos étudiants ont agi de la bonne façon, et le tout s’est déroulé relativement calmement. Maintenant, nous allons bien sûr faire un retour sur l’événement dès le début de la semaine prochaine afin de voir si certaines façons de faire pourraient être améliorées, mais il semble que ça se soit bien déroulé dans l’ensemble, et nous sommes très soulagés du dénouement», souligne Anne-Marie Bellerose, responsable des communications à la Commission scolaire. 

Cette dernière indique que l’établissement enseigne à 1241 étudiants et emploie 197 personnes. Toutefois, impossible de dire combien de personnes se trouvaient à l’intérieur au moment de l’opération, étant donné que tous les étudiants de la formation professionnelle et de l’éducation aux adultes n’ont pas forcément des cours tous en même temps. 

Elle note toutefois que des intervenants psychosociaux étaient disponibles pour les étudiants dès la fin de l’événement, pour ceux qui auraient pu avoir besoin de ventiler le stress vécu, et il n’est pas impossible que ces mêmes intervenants se rendent disponibles en début de semaine prochaine si le besoin devait se faire sentir lors du retour en classe.

À la police de Trois-Rivières, l’enquête se poursuit afin de trouver l’auteur de l’appel, qui pourrait faire face à des accusations criminelles, notamment d’avoir troublé l’ordre public.