De gauche à droite: Joëlle Carle, directrice générale de la Brouette, Robert Tardif, directeur général des Artisans de la paix et Liette Larcheveque, bénévole.

Composter pour protéger l’environnement

TROIS-RIVIÈRES — Les Artisans de la paix se lancent dans le compostage. Sans pouvoir vraiment mettre un chiffre sur la quantité de déchets de moins qui iront au site d’enfouissement grâce à cette initiative, le directeur général, Robert Tardif, rappelle que l’organisme gère une tablée populaire de même que des distributions alimentaires.

Tout cela génère donc beaucoup de retailles de légumes. Afin de réaliser son projet avec succès, l’organisme a donc décidé d’aller chercher un petit coup de pouce de La Brouette qui lui a aménagé de jolis bacs en bois. Logés à l’arrière de l’édifice des Artisans de paix, on peut y classer les matières selon qu’elles sont à composter, déjà compostées de même que les matières brunes (feuilles mortes, pailles) grâce auxquelles on fabrique un compost équilibré.

La Brouette est un organisme sans but lucratif en agriculture urbaine et mode de vie écoresponsable. «On donne des ateliers, des formations, des conférences sur différents sujets pour les écoles, les organismes. On parle de jardinage, de compostage, de vermicompostage, de zéro déchet», résume-t-elle «et on démarre des compostages collectifs», souligne Joëlle Carle, directrice générale.

Les Artisans de la paix n’en sont pas à leurs premiers efforts pour contribuer à protéger l’environnement. Les papiers à main, dans les toilettes, ont été remplacés par des séchoirs, l’éclairage a été modifié.

L’espace étant assez restreint, le compostage ne se fera que durant la belle saison. À 10 bonnes chaudières de résidus verts par semaine pendant 40 semaines, le geste en vaut quand même la peine.

Du côté des cuisines, les employés «ont bien accueilli ça», assure Nancy Pronovost, cuisinière en chef de la tablée populaire, même si ça demande un petit peu plus de travail. «Des fois, il faut que je répète, mais c’est tout nouveau», fait-elle valoir.

Le directeur général prévoit qu’il pourrait peut-être y avoir un impact sur le prix de la levée du conteneur à déchets, car il y en aura moins.

Tout ce compost sera utilisé dans les deux lots que possèdent les Artisans de la paix aux jardins communautaires Sainte-Cécile. Ces petits lopins fournissent une toute petite part de ce dont la Tablée populaire a besoin pour préparer les repas.

S’il y a des surplus de compost, ils seront distribués gratuitement, indique M. Tardif, car il n’est pas permis de vendre du compost sans passer par un processus d’analyse. Quoi qu’il en soit, le geste que posent les Artisans de la paix donne l’exemple. «C’est une question d’éducation populaire», fait valoir Joëlle Carle.