Christine Jean, présidente du RCAAQ et directrice général du Centre d'amitié autochtone de La Tuque.

Commission sur les relations avec les Autochtones: le RCAAQ se réjouit

Le Regroupement des centres d'amitié autochtones du Québec (RCAAQ) se réjouit de l'annonce de Québec de la mise sur pied d'une commission d'enquête publique qui portera sur les relations des corps policiers, de l'administration de la justice, du système de santé et des services sociaux et de la protection de la jeunesse envers les Autochtones au Québec. Il faut dire que le RCAAQ réclamait cette commission d'enquête depuis un bon moment déjà.
«La commission permettra de bien saisir les causes sous-jacentes à l'origine de cette crise sociale et des réalités vécues par les Autochtones. La commission d'enquête est une étape incontournable à un réel dialogue entre les instances autochtones et allochtones pour éradiquer ensemble le racisme systémique ancré dans nos institutions et rétablir la confiance», a commenté Christine Jean, présidente du RCAAQ et directrice général du Centre d'amitié autochtone de La Tuque.
Rappelons que le gouvernement a affirmé que le mandat de la Commission serait d'enquêter, de constater les faits et de procéder à des analyses afin de faire des recommandations. Elle devra recommander des actions correctives concrètes, efficaces et durables à mettre en place par Québec et par les autorités autochtones en vue de prévenir ou d'éliminer, qu'elles qu'en soient l'origine et la cause, toute forme de violence, de pratiques discriminatoires, de traitements différents dans la prestation des services publics aux Autochtones du Québec.
Les travaux de la commission couvriront les quinze dernières années avec un rapport attendu pour novembre 2018. Elle sera présidée par Jacques Viens, juge retraité de la Cour supérieure du Québec.
«Il était essentiel d'enquêter sur le contexte propre au Québec. C'est pour nous un grand pas qui vient d'être franchi aujourd'hui. Nous pouvons constater la préoccupation du Gouvernement du Québec face à des événements fort malheureux mais également, une volonté réelle de lever le voile sur l'existence d'impacts négatifs sur la vie des Autochtones qui découlent de pratiques bien ancrées dans les services publics au Québec», a souligné Tanya Sirois, directrice générale du RCAAQ. 
Les Centres d'amitié autochtones ont fait savoir, dans la foulée de cette crise sociale, qu'ils poursuivront leur soutien et leur accompagnement auprès des Autochtones dans les villes en leur offrant un continuum de services, dont des ressources psychosociales, dans un environnement sécurisant et respectant les cultures autochtones.