Le président de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy, Claude Lessard et le directeur général, Luc Galvani.
Le président de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy, Claude Lessard et le directeur général, Luc Galvani.

Commission scolaire du Chemin-du-Roy: déficit de 4 M$ pour 2018-2019

Brigitte Trahan
Brigitte Trahan
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — La Commission scolaire du Chemin-du-Roy accuse un déficit de 4 millions $ pour son exercice financier 2018-2019. De ce montant, le fameux dossier du Centre sportif Alphonse-Desjardins (CSAD) représente un boulet récurrent de 700 000 $ à lui seul. Les 3,3 millions $ restants sont attribuables à la masse salariale, aux contributions de l’employeur à la CNESST, à des remplacements plus coûteux que prévu et à des absences, indique le directeur général, Luc Galvani. «On a un travail à faire là-dessus», concède-t-il.

«On est en train d’optimiser nos différents processus et pratiques, que ce soit au niveau des achats, que ce soit au niveau de la gestion du personnel, que ce soit au niveau du déploiement des services complémentaires à même nos ressources. Cette année, on va vraiment mettre l’emphase sur la question de l’optimisation au niveau de l’appariement revenus et dépenses», ajoute-t-il. «Ça fait quelques années qu’on a commencé certains dossiers», indique le directeur général qui est en poste depuis un peu plus d’un an.

Luc Galavani ajoute que dans quelque temps, le dossier du CSAD pourrait évoluer et permettre à la Commission scolaire de ne plus avoir à subir ce déficit annuellement. «Depuis des années, on travaille avec la Ville, mais là, on se rapproche d’une solution finale. Il y a une bonne proposition sur la table. Par la suite, il y aura des représentations politiques, puis des démarches seront entamées au ministère», résume-t-il.

En 2020, le principal dossier ayant trait au parc immobilier de la Commission scolaire sera celui de l’école La Source de Saint-Maurice qui a grand besoin d’un agrandissement puisque plusieurs classes ont été installées dans des structures modulaires.

Le Lab-école dont l’ouverture était prévue à Maskinongé en 2021 ne verra finalement le jour qu’en 2022, voire en 2023. L’objectif de 2022 «est optimiste et 2023 est réaliste», indique le directeur général adjoint, services administratifs, Laurent Cabana. «Les projets ont été bonifiés», renchérit Luc Galvani.

«Les maternelles 4 ans se sont ajoutées», rappelle-t-il. «Ce sont de nouvelles façons de faire qui sont proposées, donc ça amène certains aménagements par rapport aux règles que l’on a», dit-il.

La Commission scolaire est en croissance du nombre d’élèves au niveau du secteur jeune. Elle accuse toutefois une baisse au niveau de la formation professionnelle qui est également observable au niveau provincial à cause de la rareté de la main-d’œuvre.

Au terme d’un sondage réalisé par la Commission scolaire au cours de l’année sur l’engagement parental et le soutien de la relation qui unit les familles aux milieux éducatifs, 94 % des parents du primaire et 83 % des parents du secondaire ont fait part de leur satisfaction.

La Commission scolaire a investi plus de 6,2 M$ dans ses bâtisses pour les améliorer. L’agrandissement de l’école Marie-Leneuf et le renouvellement de 14 laboratoires informatiques et de 150 ordinateurs de classes en sont des exemples, en 2018-2019. Pas moins de 90 % des bâtiments sont évalués comme étant dans un état satisfaisant, «c’est-à-dire qu’on a moins de 15 % de travaux à faire par rapport à la valeur du bâtiment», explique Laurent Cabana. L’objectif est de 93 % en 2022.

L’année 2018-2019 était l’an un du plan d’engagement vers la réussite 2018-2022. Bonne nouvelle, le taux de diplomation et de qualification avant l’âge de 20 ans a fait un bond de 3 %. «On en est vraiment fier», indique Ginette Masse, directrice générale adjointe, services éducatifs. La cohorte 2009-2016 était à 76 % tandis que la cohorte actuelle a atteint 79,9 %. «On vise 82 % pour 2022», dit-elle. «Ce qui fait toute la différence, c’est que le suivi est fait auprès des élèves un par un, de façon individualisée», dit-elle.

«Au niveau de la diplomation et de la qualification, on est plus performant, mais au niveau du décrochage, on est moins performant» par rapport au réseau public du Québec, précise de son côté M. Galvani.