Denis Lemaire, directeur général de la Commission scolaire de l’Énergie.
Denis Lemaire, directeur général de la Commission scolaire de l’Énergie.

Commission scolaire de l’Énergie: cinq services de garde fonctionnels

Shawinigan — Cinq services de garde étaient prêts à accueillir, dès lundi matin, les enfants du personnel travaillant dans les services essentiels de la région du Centre-de-la-Mauricie. Ces services ont été aménagés à Saint-Tite, La Tuque, Saint-Paulin, dans le secteur Grand-Mère et à Shawinigan, indique le directeur général de la Commission scolaire de l’Énergie, Denis Lemaire.

Comme partout ailleurs dans le réseau scolaire, les écoles sont fermées et toutes les activités annulées en raison de la COVID-19 et sur les ordres du gouvernement du Québec, cela comprend tous les voyages pédagogiques prévus à l’étranger et même les sorties, comme la cabane à sucre, par exemple.

Cela aura inévitablement un impact sur de nombreux citoyens parce que la Commission scolaire ferme du même coup plusieurs infrastructures, comme des piscines et des gymnases, très utilisés par le public grâce à des ententes avec les municipalités, indique M. Lemaire.

Si l’école devait rouvrir après la fermeture de deux semaines demandée par Québec, les écoles iront à l’essentiel pour terminer l’année scolaire, mais le directeur général rappelle qu’en Alberta, les écoles seront fermées jusqu’en septembre, ce qui pourrait peut-être arriver ici aussi.

«On va s’adapter. Le milieu de l’éducation s’est toujours adapté», dit-il.

Afin d’assurer que les services essentiels, comme le service de la paie par exemple, puissent continuer de manière sécuritaire, la commission scolaire s’organise pour que du personnel soit disponible pour remplacer à brûle-pourpoint ceux et celles qui devront se mettre en quarantaine, le cas échéant.

La Commission scolaire ne comptait que 11 ports permettant le télétravail occasionnel de ses employés, une bonne pratique qui était née lors de l’éclosion de la grippe H1N1. «Nous en avons maintenant 250», dit-il.

Pour l’instant, la Commission scolaire ne sait pas exactement si et à quels pourcentages les voyages et sorties seront remboursables. «Il y a des écoles qui ont perdu leur dépôt», dit-il. Certaines pourraient perdre 50%, d’autres ne perdront rien, tout dépend du voyage.

La Commission scolaire a décidé de mettre ses informations sur son portail au lieu des réseaux sociaux. Les jeunes de l’école Val-Mauricie qui sont récemment revenus d’un voyage en Italie ont en effet été stigmatisés, tant par des parents que par d’autres élèves sur les réseaux sociaux, déplore M. Lemaire qui n’en revient toujours pas des «propos méchants» et «des âneries» que les gens ont écrits à ce sujet.