Louis Marchand lors de son passage devant la commission Charbonneau.

Commission Charbonneau: Louis Marchand favorable

Au lendemain du rapport de la commission Charbonneau, le propriétaire de l'entreprise de construction Maskimo, Louis Marchand, s'est dit «globalement favorable» aux recommandations.
«Je souhaite que le gouvernement du Québec prenne les dispositions requises pour les mettre en oeuvre», a-t-il indiqué au Nouvelliste par courriel, refusant d'accorder toute entrevue sur le sujet.
Celui-ci explique néanmoins avoir accepté de témoigner devant la commission Charbonneau afin de collaborer à ses travaux et d'expliquer certaines pratiques auxquelles son entreprise avait participé par le passé.
«Il est important de rappeler que mon témoignage portait spécifiquement sur les contrats tarifés du ministère des Transports», précise-t-il. 
Si pour Renaud Lachance, les faits présentés devant la commission n'ont pas démontré un lien, qu'il soit direct ou indirect, entre le versement d'une contribution politique au niveau provincial et l'octroi d'un contrat public relié au domaine de la construction, M. Marchand trouve important de rapporter d'autres propos du commissaire.
«Toujours selon lui, seuls les contrats tarifés de Transports Québec pour des travaux d'asphaltage et les subventions du ministère des Affaires municipales dans le cadre d'un programme pour les infrastructures municipales ont pu donner lieu à des décisions politiques», souligne-t-il, faisant référence à la page 935 du rapport.
La commission recommande d'ailleurs de limiter l'usage des contrats tarifés et de dépolitiser la décision de les octroyer, puisqu'un «potentiel» d'ingérence existe. «C'est précisément la situation à laquelle nous avons été confrontés durant plusieurs années», fait remarquer M. Marchand.
«Selon Renaud Lachance, il y a un lien entre le financement des partis politiques et la gestion d'un contrat public lorsque les entrepreneurs en construction se sentent contraints de contribuer à un parti ou de participer à une activité de financement à la demande d'une firme de génie parce qu'elle supervise ses travaux, approuve sa facturation ou recommande ses avenants, ou extras, au donneur d'ouvrage public», a-t-il conclu.