La conférencière Carole Lévesque (au centre) est entourée de divers participants, organisateurs et partenaires qui ont pris part au colloque.

Colloque Vivre Ensemble: une première édition populaire

LA TUQUE — Différents intervenants, élus et organismes de la région ont pris part au tout premier colloque «Vivre Ensemble» qui a eu lieu au Complexe culturel Félix-Leclerc à La Tuque. Un véritable succès selon les organisateurs.

«On a été surpris par la réponse des gens, mais on est extrêmement content. On espère refaire l’événement», a commenté Dana Bouchard-Wimpory du Centre d’amitié autochtone de La Tuque.

Ils étaient plus de 150 acteurs du milieu à participer «aux premiers pas vers une meilleure cohabitation entre les citoyens qui vivent dans notre communauté».

La mise en place de ce colloque faisait suite au Forum des partenaires du Réseau local de services (RLS) de santé et bien-être du Haut-Saint-Maurice de 2015 où l’augmentation démographique de la population autochtone avait été ciblée parmi les préoccupations.

Malgré cette augmentation des membres des Premières Nations, qui représentent près de 30 % de la population du territoire de La Tuque, on soutenait que cet accroissement n’était pas perçu au niveau de l’utilisation des services offerts à ceux-ci.

«En nous questionnant, nous nous sommes rendu compte que certains organismes avaient mis en place des stratégies gagnantes afin d’adapter leur offre de services, de manière à la rendre plus accessible tant aux allochtones qu’aux membres des Premières Nations. Par contre, nous avons constaté que d’autres n’y arrivaient pas malgré les efforts fournis», a indiqué les organisateurs.

Le Centre d’Amitié autochtone de La Tuque a donc pris en main l’élaboration du colloque qui a été basé sur l’interrelation entre les cultures.

Les participants ont pu entendre la conférencière Carole Lévesque, qui est l’une des fondatrices de l’Alliance de recherche ODENA dont les travaux se concentrent sur les logiques et dynamiques urbaines des Premiers peuples. Elle a parlé de la réalité des membres des Premières Nations qui vivent en milieu urbain, plus précisément, ceux de La Tuque.

Claudie Paul, directrice des services du Regroupement des centres d’amitié autochtones du Québec, est également venue partager ses expériences dans le déploiement de services culturellement pertinents et sécurisants en milieu urbain pour les Autochtones.

Les participants ont pu par la suite échanger sur des solutions et des idées innovantes portant sur les thématiques telles que la santé, l’employabilité, l’éducation, les services sociaux et communautaires et enfin, sur les conditions de vie…

«On ne réinvente pas la roue, on discute de nos forces et on veut s’inspirer de ce qui se fait déjà», a lancé Dana Bouchard-Wimpory.

Au final, les participants ont été invités à prendre des engagements personnels ou collectifs qui permettront à la population du territoire du Haut Saint-Maurice de mieux «Vivre ensemble».

«Nous on ne parle plus de cohabitation, on parle plutôt de partenariat. C’est une communauté qui vit chez nous, qui fait partie de notre système économique, industriel et éducatif. Il faut lâcher les mots et arriver avec des moyens et des actions. C’est 30 % de notre population. On a de plus en plus de projets avec eux […] À l’heure actuelle, on n’a pas de gros problème. On ne parle pas d’intégration, mais on parle plutôt de vivre ensemble. On vient continuer d’encourager et de se sensibiliser à la situation. On vient dire qu’on est présent», a commenté le maire de La Tuque, Pierre-David Tremblay.