De gauche à droite: Geneviève Dallaire, responsable des communications du Collège Laflèche, Luc Pellerin, directeur général, et Hélène Brouillette, membre du comité organisateur des grandes retrouvailles.

Collège Laflèche: 50 ans de sentiment d’appartenance

TROIS-RIVIÈRES — À l’instar de plusieurs établissements d’enseignement postsecondaire de la région, le Collège Laflèche a fêté cette année ses 50 ans d’existence. Les célébrations de cet anniversaire ont culminé samedi, avec l’organisation d’une journée de retrouvailles lors de laquelle les anciens étudiants étaient invités à visiter le collège et festoyer ensemble en soirée.

Le comité organisateur de ces grandes retrouvailles attendait entre 350 et 400 personnes au cours de la journée. Nombre d’invités, des diplômés et des retraités du collège, se sont montrés surpris de voir à quel point leur alma mater ou leur ancien lieu de travail a évolué.

«Les plus surpris, ce sont les diplômés des premières cohortes, de 1969 à 1972. Les plus anciens sont ‘‘flabbergastés’’, ils ne reconnaissent pas l’endroit! Il y en a qui sont épatés par l’évolution que le collège a connue. Mais c’est assez unanime qu’il est aussi bien entretenu, qu’il est propre, moderne et beau. C’est ce que les gens remarquent», se réjouit Luc Pellerin, directeur général du Collège Laflèche.

René Guimond, ancien vice-président des Expos de Montréal, entrepreneur et président de TQS et des radios de Cogeco, compte parmi les étudiants qui ont connu la transition de l’établissement d’un collège tenu par des religieux à un collège, certes privé, mais tenu par des laïcs. Un changement qui a été assez rapide, mais qui n’a pas terni les souvenirs qu’il garde de son séjour au Collège Laflèche. Celui qui a récemment pris sa retraite après avoir passé toute sa carrière à Montréal était heureux de revenir à Trois-Rivières pour retrouver d’anciens condisciples.

«C’est un bon prétexte pour revoir d’anciens confrères et revoir l’école. J’étais très curieux de voir comment ça a changé à l’intérieur. Ça me ramène dans mon passé, ce sont de super beaux souvenirs.»

Pour Luc Pellerin, la transition qu’a vécue le Collège Laflèche lui a permis de s’inscrire dans un tournant de l’histoire du Québec, avec la création du ministère de l’Éducation et la Commission Parent, qui a mené à la création du réseau de l’Université du Québec et à celui des établissements d’enseignement collégial.

«Ça montre l’évolution de la société et on est dans cette mouvance-là. Nous sommes fiers d’être dans le lot des établissements qui sont entrés dans l’histoire», se réjouit-il.

Fort sentiment d’appartenance

Pour cette raison et pour bien d’autres, plusieurs anciens du Collège Laflèche ont indiqué avoir encore un fort lien d’appartenance avec leur alma mater. C’est le cas d’Hélène Beaudry, de la firme trifluvienne d’architecture et design Beaudry et Palato, de la cohorte de 1973. «C’est le fun de voir que le collège a prospéré», souligne-t-elle.

Les employés du Collège Laflèche étaient aussi conviés aux grandes retrouvailles. Philippe Bergeron, responsable des équipes sportives et professeur d’éducation physique, travaille à cet endroit depuis plus de 25 ans. L’une de ses plus grandes sources de fierté est d’avoir vu la naissance des programmes sportifs de l’établissement et de savoir qu’il a contribué, avec ses collègues, au démarrage de plusieurs belles carrières sportives, notamment celle de Laurence Vincent-Lapointe, qui s’est d’ailleurs à nouveau illustrée samedi, à la Coupe du monde de canoë-kayak de vitesse de Poznan, en Pologne.

«On s’est toujours adapté aux besoins des étudiants athlètes, par exemple pour qu’ils ne soient pas pénalisés s’ils doivent manquer une semaine d’école pour un camp de recrutement, par exemple. Le sport a amené beaucoup d’étudiants au collège et une belle philosophie», indique M. Bergeron.

Si ce sentiment d’appartenance est aussi fort, c’est en grande partie grâce au nombre relativement limité d’étudiants qui fréquentent le collège, croit Luc Pellerin. 

«Quand tu as une taille de 1000 étudiants, c’est facile de cultiver ce sentiment d’attachement. Ce lien est fort parce que les cohortes sont à dimension humaine, c’est un avantage qu’on a», lance-t-il.

La première cohorte du collège, en 1969, comptait 189 étudiants. Ils sont aujourd’hui près de 1200.