Des tas de débris d’encombrants comme celui-là sont encore bien visibles un peu partout à Trois-Rivières, dix jours après le déménagement.
Des tas de débris d’encombrants comme celui-là sont encore bien visibles un peu partout à Trois-Rivières, dix jours après le déménagement.

Collecte des encombrants: deux fois plus de requêtes en deux ans

TROIS-RIVIÈRES — Pas moins de dix jours après le grand déménagement du 1er juillet, des dizaines d’encombrants sont encore visibles un peu partout dans les rues de Trois-Rivières. Matelas, gros meubles, matériaux de construction et boîtes de carton s’entassent sur certains coins de rue. Alors que la collecte spéciale de juillet se poursuit, la Ville note une explosion des requêtes pour les encombrants, mais rappelle également que le citoyen doit faire l’effort de s’adresser à la Ville par le biais d’une requête pour les collecter.

Entre 2018 et 2020, les requêtes ont en effet plus que doublé sur le territoire pour les collectes de juin et juillet, selon les chiffres fournis par la Ville. De 905 requêtes en juin et juillet 2018, la Ville est passée à 1979 requêtes en juin et juillet 2020. Si, tout au long de l’année, la collecte se fait une seule fois par mois, elle passe à deux fois durant la période du déménagement, explique Cynthia Simard, directrice des communications de la Ville de Trois-Rivières.

«Il est clair que la période de déménagements est une période de rush. Pour répondre à la demande, on a ajouté une collecte. Une première a eu lieu fin juin, une seconde début juillet qui n’est pas encore terminée. Notre entrepreneur a mis trois équipes sur le terrain, il fait de très grosses journées et termine tard. Il faut dire que la chaleur ne facilite pas les choses, ça ralentit le travail. Mais sommes toutes, les requêtes sont complétées au jour convenu avec le citoyen, du moins en quasi-totalité», indique Mme Simard.

Selon elle, le problème des nombreux encombrants encore visibles est lié à ce qu’on appelle les «débris orphelins», soit des débris qui sont placés à la rue mais sans que le citoyen ne contacte la Ville pour faire une requête pour venir les collecter. Une situation qui se voit souvent devant des immeubles de multilogements, note Mme Simard.

Fauteuil et matelas traînent sur le bord de cette rue du quartier Sainte-Cécile.

«Chacun doit apprendre à mieux gérer ses matières résiduelles, ce n’est pas un travail qui repose exclusivement sur les épaules de la Ville. C’est ensemble que nous réussirons à garder notre ville propre. Bien sûr, la Ville est plus flexible en période de déménagements. Il y aura une tournée pour faire la collecte des débris orphelins. Cela dit, on va toujours prioriser les encombrants qui ont fait l’objet de requêtes. C’est logique, et respectueux envers le citoyen qui a pris la peine de faire une requête», ajoute Cynthia Simard.

Selon la Ville, le fait de procéder par requête apporte de nombreux avantages, dont ceux de diminuer les coûts de gestion et de transport, d’émissions de gaz à effets de serre, mais aussi de faire une meilleure gestion des encombrants. Les requêtes peuvent être formulées par le biais du 311 ou encore le service de clavardage du 311 sur le site Internet www.v3r.net.

Contrat

En moyenne chaque année, 6000 requêtes sont formulées à la Ville pour ramasser les encombrants. Cette année, avec le confinement, on note que le nombre de requêtes a passablement augmenté du fait que les gens étaient davantage à la maison et ont possiblement fait plus de ménage qu’à l’habitude, note le chef de division en environnement à la Ville de Trois-Rivières, Dominic Thibeault.

Jusqu’à l’an dernier, la Ville procédait à la collecte des encombrants à l’intérieur de sa collecte normale des déchets, ce qui fait qu’une très grande partie du matériel était destiné à l’enfouissement. Or, depuis un an, le contrat a été scindé et la collecte des encombrants se fait par un entrepreneur dédié uniquement à cette tâche.

Le nombre de requêtes pour les encombrants a doublé depuis deux ans.

La Ville est donc présentement à se monter une base de données plus précise qui permettra dans le futur, avec la collaboration de la Régie de gestion des matières résiduelles, de connaître le tonnage moyen annuel des encombrants de même que la composition des différents matériaux ramassés dans le but d’en faire de la revalorisation, ajoute Dominic Thibeault.