Le recteur de l'UQTR, Daniel McMahon, vient de quitter la salle publique de l'hôtel de ville de Trois-Rivières, où se déroulait la présentation du dossier des Patriotes.

Colisée: l'UQTR n'est pas fermée à une cohabitation

Trois-Rivières — Le recteur de l’Université du Québec à Trois-Rivières, Daniel McMahon, ne serait pas fermé à ce que le projet des Patriotes de l’UQTR cohabite avec celui de la East Coast League dans les murs du nouveau colisée de Trois-Rivières, si une cohabitation est souhaitée par la Ville de Trois-Rivières. C’est du moins ce qu’il a confirmé, à la sortie de la rencontre tenue lundi matin avec le conseil municipal de Trois-Rivières pour présenter le projet de l’UQTR.

«Nous ne sommes pas fermés à la cohabitation. Nous, on ne joue pas 80 matchs par année. C’est certain qu’il y a de l’espace. Mais si on veut faire de la cohabitation il faut parler d’une véritable cohabitation», a-t-il mentionné, ajoutant ne pas avoir été contacté par l’organisation de Dean MacDonald pour discuter d’une telle possibilité.

M. McMahon a profité d’une mêlée de presse à l’hôtel de ville pour exposer un peu plus en détail le projet porté par les Patriotes afin d’occuper le nouveau colisée. Il nomme évidemment la vingtaine de matchs du calendrier régulier des Patriotes, mais également ce qu’il a qualifié de «portefeuille d’événements» qui dépasseront la programmation régulière des matchs. Ainsi, l’organisation souhaite déposer la candidature de Trois-Rivières pour obtenir le Championnat canadien universitaire, une compétition qui se déroulerait pour deux ans à Trois-Rivières si la ville est sélectionnée. On parle également de matchs contre des équipes de la NCAA.

Quant à la présence de Daniel Lamarre, président et directeur général du Cirque du Soleil, dans l’entourage de l’organisation, sa présence apportera une expertise événementielle au projet, explique le recteur. «Daniel Lamarre ce qu’il nous amène, c’est la façon d’organiser un happening autour d’un match de hockey. Nous, on ne parle pas de spectacles, de chanteurs qui viendrait, ça ne nous appartient pas. Nous, on veut se concentrer sur un volet hockey, mais que chaque match des Patriotes devienne un événement, et donc d’amener un caractère événementiel à chacun des matchs», explique-t-il.

«Il y a un volet hockey sur la glace et aussi un volet recherche qui serait intégré à l’intérieur de la nouvelle bâtisse et qui nous permettrait de faire de la recherche de pointe sur le développement du hockey. Comment on fait pour assurer le développement de jeunes à travers le hockey», ajoute Daniel McMahon.

Et alors que le maire Lamarche indiquait la semaine dernière que le Canadien de Montréal pourrait aussi être intéressé au projet des Patriotes, Daniel McMahon confirme que cet intérêt pourrait se traduire, par exemple, dans l’organisation d’un match contre les espoirs du Canadien.


Favorisé?

Le projet des Patriotes de l’UQTR a-t-il été favorisé comparativement à celui de la ECHL depuis le début des discussions? Même si le maire Jean Lamarche a fait savoir à plusieurs reprises en entrevue qu’il avait un penchant pour ce projet, le recteur ne croit pas que l’UQTR ait été favorisée.

«On peut paraître avoir été favorisés pour une raison, c’est que nous, nous sommes en discussion constante depuis plusieurs mois», a-t-il nuancé. Rappelons que le promoteur de l’autre projet, Dean MacDonald, n’aurait pas encore officiellement déposé de plan d’affaires expliquant son projet, ayant seulement eu des propositions verbales et non suffisamment détaillées pour l’administration municipale. 

La Ville a imposé, lundi matin, un ultimatum au 7 février pour les organisations intéressées à présenter un projet. Une décision rendue pour permettre à MacDonald, qui ne pouvait être présent à Trois-Rivières lundi, d’avoir une dernière chance de se faire entendre.

L’imposition de cet ultimatum n’a pas dérangé le recteur McMahon, bien au contraire. «C’est tout à fait responsable de la part du conseil municipal. La Ville de Trois-Rivières se dote d’un équipement majeur, la Ville doit évaluer toutes les opportunités pour maximiser l’utilisation de cet équipement-là. C’est ce qu’ils font et je pense qu’ils le font bien», a-t-il commenté, ajoutant toutefois que le temps commence aussi à tourner pour les Patriotes.

«On peut attendre jusqu’au 7 février. On espère ne pas dépasser, parce qu’on empiète sur l’année prochaine. Il faut préparer septembre. Il y a des choses qui sont de longue haleine», conclut-il