Le maire de Trois-Rivières, Jean Lamarche.
Le maire de Trois-Rivières, Jean Lamarche.

Colisée de Trois-Rivières: la cohabitation, la troisième option...

TROIS-RIVIÈRES — La cohabitation de deux équipes au Colisée de Trois-Rivières pourrait bien être considérée comme la troisième option sur la table de la Ville, si on en croit le maire Jean Lamarche. À l’issue de la rencontre avec le groupe de Dean MacDonald, le premier magistrat a indiqué que la possibilité d’une cohabitation n’était pas du tout écartée du scénario.

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On sait déjà que tant l’UQTR que la ECHL se sont montrées en faveur d’une cohabitation, si les plans d’affaires le permettent. Certains conseillers municipaux avaient également manifesté, il y a deux semaines, leur intérêt à voir les deux équipes cohabiter.

Le maire Lamarche, qui a par le passé fait connaître sa préférence pour le projet des Patriotes de l’UQTR, affirme désormais qu’il considérera la cohabitation, si c’est là la recommandation des fonctionnaires au terme de l’étude des projets,

«Ça devient une troisième option, c’est clair. J’ai pris le temps de retirer l’aspect politique de ce dossier-là. Je vais permettre à mes fonctionnaires de travailler dans un cadre d’analyse précis. Et à partir des items qui seront élaborés, si la troisième option en devient une de qualité, c’est sûr qu’on va la considérer», a-t-il déclaré.

Dean MacDonald s’est par ailleurs montré une nouvelle fois ouvert à la cohabitation du colisée avec les Patriotes de l’UQTR. «Nous aimerions travailler avec eux. Sur notre équipe à Terre-Neuve, nous avons une douzaine de joueurs qui sont sortis du réseau scolaire. La ECHL est une belle opportunité pour les joueurs locaux qui veulent pousser plus loin leur carrière lorsqu’ils ont terminé l’université. Nous pensons que ce serait une belle opportunité pour eux», ajoute-t-il.

Jean Lamarche reconnaît que la présentation du dossier de la ECHL lui a permis de constater que le projet avait évolué positivement depuis les premiers échanges avec le groupe présent à l’hôtel de ville mardi. «Il y a eu beaucoup d’évolution entre les premières discussions que j’ai eues avec ce groupe et ce qu’ils ont proposé aujourd’hui. Maintenant, il faut le transposer sur papier. Je pense qu’on est dans la bonne direction pour un dépôt d’un dossier qui se tient», soutient le premier magistrat, se réjouissant de constater que la rencontre de mardi matin a laissé place aux échanges et aura permis au conseil d’obtenir plusieurs réponses aux questions que les élus se posaient.

«Maintenant, il faut laisser le temps aux fonctionnaires de travailler», indique-t-il, ajoutant qu’aucune date n’a réellement été fixée pour en arriver à un choix définitif.

Conseillers

Des conseillers municipaux joints mardi par Le Nouvelliste se sont montrés satisfaits de la rencontre avec le groupe de promoteurs. Pour Valérie Renaud-Martin, cette présentation l’a convaincue que la ECHL doit faire partie de l’équation du nouveau colisée.

«J’ai été impressionnée par la qualité de la présentation et la fierté que ces hommes ont face à leur produit. Leur démarche est sérieuse et m’inspire confiance. La cohabitation demeure intéressante, mais ça me convainc que la ECHL doit absolument faire partie de l’équation», croit-elle.

«Ça a été une présentation franche, précise, réaliste et sans fla-fla. Moi, je n’ai pas de problème à savoir que le Canadien de Montréal n’y était pas, car ce ne sont pas eux les promoteurs, mais ils ont seulement une affiliation. Maintenant, nous allons laisser les fonctionnaires étudier les chiffres», souligne François Bélisle, qui ne s’est pas formalisé de savoir que les promoteurs de la ECHL n’avaient pas encore réalisé d’études de marché. «Nous n’en avons pas non plus demandé aux Patriotes», a-t-il souligné.

«Maintenant, on a une bien meilleure idée du sérieux des deux équipes de promoteurs, qui méritent qu’on examine leurs propositions respectives de façon plus approfondie. Mais il reste beaucoup de précisions à obtenir de part et d’autre pour que notre équipe des fonctionnaires des loisirs puisse compléter son analyse, surtout dans le contexte d’une éventuelle cohabitation», a ajouté Denis Roy