L'heure est au recueillement à Manchester à la suite du terrible attentat qui a fait 22 morts dont plusieurs enfants.

Colère, peur et recueillement

«Notre amour et nos prières aux victimes et à leurs familles». Devant l'hôtel de ville de Manchester, la foule s'est rassemblée pour un vibrant hommage mardi soir, au lendemain de l'attentat perpétré à l'issue d'un concert.
Sur l'imposant bâtiment de l'époque victorienne, les drapeaux avaient été abaissés à mi-mât. Des dizaines de personnes ont brandi des affiches «I love MCR» (J'aime Manchester), tandis que les bougies et les fleurs s'accumulaient sur la place.
Le chef de la police de cette ville du nord-ouest de l'Angleterre, Ian Hopkins, a pris la parole pour condamner l'attentat, devant la ministre de l'Intérieur Amber Rudd, le dirigeant du parti travailliste d'opposition Jeremy Corbyn et le chef des Libéraux-­démocrates Tim Farron.
«Nous vivons un jour que nous avions tous espéré ne jamais voir», s'est exclamé Ian Hopkins. «Nous devons vivre en harmonie tous ensemble, et nous unir pour vaincre le terrorisme».
Les discours se sont conclus par une minute de silence, puis la foule a scandé à maintes reprises «Manchester! Manchester !», avant d'applaudir longuement.
De nombreux Mancuniens - le nom des habitants de Manchester - se sont rendus sur place pour témoigner de leur solidarité et de la nécessité de voir la population rester unie au lendemain du drame.
«Je suis la mère de deux adolescentes, elles sont allées plusieurs fois voir des concerts dans cette salle. Je veux exprimer mon empathie à tous ces parents qui ont assisté à ces scènes d'effroi la nuit dernière», a expliqué à l'AFP Elizabeth Littlewood, disant être restée «prostrée» toute la journée.
D'autres rassemblements ont eu lieu ailleurs dans le pays, notamment à Oxford, Cardiff et Londres.