Denis Prud’homme, originaire du secteur Grand-Mère, multiplie les démarches pour être rapatrié de la Thaïlande, où il se trouve depuis près de deux mois.
Denis Prud’homme, originaire du secteur Grand-Mère, multiplie les démarches pour être rapatrié de la Thaïlande, où il se trouve depuis près de deux mois.

Coincé en Thaïlande, un Shawiniganais tente de rentrer au pays

Trois-Rivières — Pendant que deux voyageurs originaires de Shawinigan sont en train d’être rapatriés de l’Inde par Ottawa, voilà qu’un autre Shawiniganais lance un cri du cœur, alors qu’il multiplie les démarches pour tenter de rentrer au pays. Coincé en Thaïlande, Denis Prud’homme espère trouver un moyen pour revenir au Canada, lui qui ne voit pas le moment où il sera en mesure de se déplacer dans ce pays confiné.

Le Shawiniganais est arrivé en Thaïlande le 18 février, quelques semaines avant que la propagation du coronavirus ne soit à l’état de pandémie mondiale. Originaire du secteur Grand-Mère, il en était à son septième voyage en Asie, et devait se rendre aussi au Népal afin d’aider des jeunes Tamangs pour démarrer une petite entreprise de trekking. Il a cependant déjà fait une croix sur cet objectif qu’il chérissait.

L’homme est en ce moment réfugié chez une connaissance à Khlong Pang, dans la province de Trang au sud de la Thaïlande. Près de 800 km le sépare de l’aéroport de Bangkok, d’où partent les vols nolisés pour rapatrier des voyageurs canadiens. «Présentement, tout est bloqué. On ne peut pas se promener. On a seulement le droit d’aller acheter à manger à l’épicerie. Il y a un couvre-feu obligatoire de 22 h à 4 h du matin. Personne n’est autorisé à se promener d’une province à l’autre, et tous les transports en commun sont arrêtés», indique l’homme, qui indique que la location d’une voiture est mission impossible dans ces conditions.

«Même si les transports en commun étaient actifs, il me faudrait prendre 6 autobus et arrêter à cinq terminus pour atteindre l’aéroport. Le risque de contagion est immense», indique celui qui ajoute que de petits aéroports régionaux se trouvent dans la province de Trang, où il réside, et qu’à motocyclette, il serait capable de s’y rendre en 2 h 30.

«Si j’avais la possibilité de prendre un vol de ces aéroports en direction de Bangkok, ou encore d’un autre pays pour ensuite rentrer au Canada, ce serait déjà bien», convient-il.

Inscrit auprès du consulat depuis le moment où le gouvernement canadien a demandé aux voyageurs de rentrer au pays, M. Prud’homme commence à craindre de ne plus pouvoir rentrer au pays pour un long moment, ne sachant pas combien de semaines ou même de mois le confinement sera décrété en Thaïlande.

Au moment de mettre sous presse, Affaires mondiales Canada n’avait pas encore donné suite à notre demande d’entrevue concernant le cas de Denis Prud’homme et des Canadiens coincés loin de Bangkok en Thaïlande.