La cohabitation entre les différents utilisateurs de la rivière Saint-Maurice s’améliore depuis l’ajout de bouées qui facilitent l’épanouissement de tous et chacun sur le cours d’eau.
La cohabitation entre les différents utilisateurs de la rivière Saint-Maurice s’améliore depuis l’ajout de bouées qui facilitent l’épanouissement de tous et chacun sur le cours d’eau.

Cohabitation sur la rivière Saint-Maurice: la situation s’améliore

Michaël Fréchette
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — En juin dernier, Le Nouvelliste rapportait les inquiétudes du Club de canoë-kayak de vitesse de Trois-Rivières face aux dangers présents sur la rivière Saint-Maurice. Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis et, selon de nombreuses personnes rencontrées, la situation s’est nettement améliorée.

Quelques jours plus tard, au début du mois de juillet, la Ville annonçait la mise en place de 16 bouées informatives permettant d’ordonner et de faciliter la cohabitation entre les différentes catégories d’utilisateurs sur le cours d’eau.

«Ça va mieux! Le fait que la Ville ait installé des bouées à différentes places a grandement aidé. Ça permet de délimiter les zones plus facilement. Ça a poussé également plusieurs personnes à prendre les devants. Par exemple, on a un parent qui a décidé de fabriquer lui-même des bouées qu’on est allé installer. Richard Dober en a également posé des immenses à quelques endroits, donc ça conscientise encore plus les gens et au final, c’est plus sécuritaire», a expliqué l’entraîneur de l’équipe nationale, Mathieu Pelletier.

Chaque instance a mis l’épaule à la roue afin de favoriser l’ambiance sur la rivière Saint-Maurice. Des parents ont même, de leur propre gré, conçu et aidé à l’installation de celles en couleur sur cette image.

Retour dans le temps

Rappelons que des vidéos présentant des comportements de plaisanciers mettant en péril la sécurité des adeptes de sports nautiques avaient été diffusés sur les réseaux sociaux, ce qui avait fait couler beaucoup d’encre. Quelques-uns faisaient fi de la présence des jeunes enfants parfois âgés de seulement six ans. Le manque d’autorité sur l’eau ainsi que l’absence de sensibilisation étaient alors reprochés, mais il semble que c’est maintenant chose du passé.

«Sans dire que c’est parfait, c’est beaucoup mieux. Il y a plus de sécurité sur l’eau. La patrouille nautique est venue nous voir pour nous mentionner qu’ils seraient là plus souvent. Des dépliants expliquant le respect sur l’eau ont même été distribués. La Ville a fait des efforts et puis on est conscient de ça. C’est bien de voir qu’on a été attendu et que de la sensibilisation a été faite», a renchéri l’entraîneur-chef du Club de canoë-kayak de vitesse de Trois-Rivières, Sébastien Bettez.

«Ça a fait parler et j’ai l’impression que certaines personnes ont pris conscience du danger. Dès qu’ils nous croisent, les plaisanciers ralentissent et ça vient d’eux naturellement, maintenant. Ils font plus attention et c’est apprécié», selon Mathieu Pelletier.

Ce retour à une cohabitation qualifiée de «plus respectueuse» fait le bonheur de tout un chacun.

«C’est tant mieux comme ça puisqu’il faut cohabiter. Ils ne vont pas disparaître et nous non plus. Il y a plus de civisme et ça fait toute la différence», a conclu Sébastien Bettez.