À moins d'un revivrement de situation de dernière minute, le départ de la deuxième journée de la Classique internationale de canots ne se fera pas à Saint-Roch-de-Mékinac.

Classique: un courriel confirme l'existence de la liste

Quoi qu'en dise le président du conseil d'administration de la Classique internationale de canots, Stéphane Boileau, le conseil de ville de Saint-Roch-de-Mékinac a bel et bien reçu une liste de demandes de la part de l'organisme. Le Nouvelliste a obtenu une copie du courriel envoyé à la Municipalité, mercredi.
La liste fait le détail des besoins de la Classique pour les années 2014 et 2015 en matière d'espace, de matériel, ainsi que les besoins en alimentation électrique.
Pour 2015, les exigences de l'événement sont plus importantes en matière d'espace pour les véhicules, de 275 à 350 places, de toilettes ainsi que de bacs à ordure et recyclage, passant de 30 à 50. Par contre, la Municipalité n'avait pas à fournir de chapiteau.
Au sommet de cette liste, la Classique insiste pour que la Ville fournisse une contribution financière de 5000 $ en tant que site officiel de l'événement, un montant lié à la visibilité de l'événement.
«Ils demandent 5000 $ ! Qu'ils oublient ça !», répond du tac au tac le maire Guy Dessureault, soulignant qu'il s'agit de la première fois que la Municipalité reçoit une telle demande.
Jeudi matin, lors d'un point de presse, le président de la Classique, Stéphane Boileau, a été questionné au sujet de cette liste de demandes. Celui-ci y est allé d'une réponse directe.
«Pantoute ! Ce n'est pas de même que ça c'est passé», a-t-il dit en niant l'existence de cette liste.
À Saint-Roch-de-Mékinac, on ne comprend tout simplement pas les exigences de l'organisme, particulièrement en ce qui a trait au 5000 $. En comparaison, la Ville de Trois-Rivières verse une somme de 35 000 $ en plus de fournir des équipements tels que des barrières anti-émeutes.
«Il y a eu beaucoup de changements (dans la direction). Je ne doute pas des capacités de M. Boileau en tant que chanteur, organisateur de festivals. Mais la Classique, ce n'est pas un spectacle, c'est une compétition. On est pas fous nous non plus, on voit clair», proteste M. Dessureault.
La coordonnatrice de la Classique, Catherine Beaudoin-Duval, a toutefois avoué en fin d'après-midi qu'une liste de demandes a bel et bien été acheminée au conseil de ville, mais que celle-ci cherchait surtout à expliquer pourquoi Saint-Roch-de-Mékinac ne pouvait accueillir l'événement.
«Ça fait longtemps qu'on leur avait parlé pour leur dire que ça ne serait pas à Saint-Roch-de-Mékinac, mais il n'y avait pas d'ouverture de la part du maire. En juin, nous leur avons expliqué pourquoi ils n'avaient pas la capacité technique pour nous accueillir.»
Plus de détails dans Le Nouvelliste du 25 juillet