Patrick Baril, directeur général du CLD de Mékinac.

Classique de canots: le CLD et la Chambre de Mékinac espèrent une meilleure communication

Le directeur général du CLD de Mékinac, Patrick Baril, estime qu'une meilleure communication entre la direction de la Classique internationale de canots et son organisme pourrait éviter des situations difficiles comme celle vécue par l'organisme en ce moment ainsi que par les municipalités riveraines de la rivière. Même son de cloche du côté de la Chambre de commerce de Mékinac où la directrice générale, Geneviève Racine, termine un tour de consultation des maires de cette MRC et où le sujet sera inévitablement abordé.
Tradition oblige, pour M. Baril, il ne fait aucun doute qu'il est très important que la Classique fasse un arrêt dans la MRC de Mékinac. «Je regarde ça de loin, un peu comme tout le monde. Je n'ai aucun lien avec l'organisation. Je souhaite qu'il y ait une entente rapidement en espérant un arrêt dans Mékinac, c'est clair. Mais nous n'avons pas été sollicités comme organisme, d'aucune manière, pas même pour une collaboration financière pour Saint-Roch-de-Mékinac.»
M. Baril ne cache pas qu'il aimerait rencontrer la nouvelle direction de la Classique dans le but de faire valoir que le CLD pourrait être un acteur valable dans ce dossier compte tenu de sa connaissance du territoire et des municipalités. «Historiquement, il n'y a jamais eu beaucoup de liens entre nous et la Classique, contrairement à d'autres événements. Pourquoi? Je ne peux le dire. J'ai sans doute une part de responsabilité là-dedans. Ce serait souhaitable qu'éventuellement il y ait davantage de collaboration.»
M. Baril reconnaît par ailleurs que la Classique constitue une locomotive touristique et que quelques wagons pourraient s'y rattacher pour que la région de Mékinac puisse mieux en profiter, entre autres en faisant la promotion de ses produits auprès des visiteurs qu'attire l'événement. «Mais ça, ça ne se fait pas à la dernière minute. Il faut planifier au moins un an à l'avance», prévient-il, tout en restant prudent dans ses propos. «Mais je suis certain que si on avait eu des contacts avant cette tempête-là, on aurait pu les aiguiller et les aider à trouver un site», croit-il.
Pour sa part, Mme Racine rappelle qu'il existe une table touristique dans Mékinac et que c'est sans doute à ce niveau que les échanges devraient avoir lieu.
«Je rencontre les maires un à un cet été pour prendre connaissance de leurs besoins et on va en discuter, car peu importe où la Classique va arrêter, elle aura les mêmes exigences.» Pour qu'une municipalité accepte de défrayer des milliers de dollars pour recevoir un tel événement, il faut qu'un conseil puisse aussi démontrer que les retombées économiques le justifient, reconnaît-elle.
«Pour l'instant, la position de la Chambre, c'est qu'il faut qu'il y ait un arrêt de la Classique dans la MRC de Mékinac. Je ne sais pas encore jusqu'où les maires sont prêts à aller, ainsi que les payeurs de taxes. Mais la chambre est ouverte à en discuter, car plusieurs de ses membres dont les activités se  déroulent sur le bord de la rivière siègent aussi à la table touristique. S'il y a une rencontre, on va y assister et faire tout en notre pouvoir pour faire la promotion de notre territoire», de conclure Mme Racine, qui se demande elle aussi si le temps n'est pas venu de revoir des façons de faire «qu'on faisait machinalement» depuis des années.