Sandie Letendre devient la nouvelle directrice générale à la Cité de l’énergie.

Cité de l'énergie: Sandie Letendre confirmée à la direction générale

SHAWINIGAN — C’est à une jeune femme de 34 ans que le conseil d’administration de la Cité de l’énergie confie la succession du seul directeur général qu’elle ait connu. En conférence d’information mercredi après-midi, Sandie Letendre a été confirmée à ce poste laissé vacant à la suite du départ à la retraite de Robert Trudel, au printemps dernier, après un reportage sur des allégations d’inconduites sexuelles au cours des dernières années.

Fébrile, visiblement très fière de l’opportunité qui se présente à elle, Mme Letendre a été approchée par la firme Altifica l’été dernier, dans le cadre de ce concours. Le président du conseil d’administration de la Cité de l’énergie, Roland Désaulniers, ne pouvait préciser le nombre de candidatures reçues, mais il paraissait fort satisfait du dénouement.

«Nous savons qu’il y a eu beaucoup d’intérêt pour le poste», commente-t-il. «La firme nous a présenté les candidats qui se sont démarqués et nous vous présentons la candidate qui s’est démarquée le plus! Nous sommes bien heureux.»

«Nous ne cherchions pas quelqu’un pour sauver la Cité de l’énergie», ajoute M. Désaulniers. «On voulait quelqu’un pour les années à venir. On cherchait quelqu’un pour nous aider à passer à une autre étape.»

Depuis 2014, Mme Letendre occupe le poste de directrice générale et artistique de la Corporation de développement des arts et de la culture de La Tuque, où elle a réalisé une profonde réorganisation. Elle prévoit d’ailleurs une transition d’environ trois mois, le temps de compléter ses mandats avec une équipe qu’elle apprécie visiblement au plus haut point.

Elle poursuit actuellement des études en maîtrise en administration des affaires à l’Université du Québec à Montréal. Elle a déjà complété des études en entrepreneuriat, en enseignement et en communication. Enfin, elle préside le conseil d’administration de Culture Mauricie depuis juin 2017.

Bref, la jeune femme possède un impressionnant bagage à 34 ans. Elle confie qu’elle ne cherchait pas d’emploi, mais l’opportunité qui lui a été présentée l’a sortie de sa zone de confort.

«La Cité de l’énergie, c’est une organisation qui constitue un pilier dans le tourisme en Mauricie», rappelle-t-elle. «J’adore ma région et je ne serais pas partie nécessairement dans une autre. Ça aussi, je trouvais ça intéressant dans cette offre. À sa lecture, je me reconnaissais dans le profil recherché.»

Mme Letendre se définit comme une mobilisatrice, une femme d’action. Elle respire aussi la confiance.

«Je n’appréhende pas ce défi», laisse-t-elle tomber. «Je sais que j’ai les outils, les capacités. Le profil qui était recherché me ressemble beaucoup. Je n’ai pas senti que j’avais à devenir quelqu’un d’autre pour travailler ici. C’est un défi que j’accueille à bras ouverts. Je suis habituée à travailler dans des équipes restreintes, avec donc une très grande charge de travail. Mes expériences m’ont rendue très organisée, très polyvalente.»

En équipe

Pour le moment, sa priorité consistera à rencontrer les employés bien davantage qu’à tabler sur de nouveaux projets. Mme Letendre participera sans doute également à la négociation d’une nouvelle entente de partenariat avec la Ville de Shawinigan et Hydro-Québec.

«J’ai des idées, mais la priorité est de faire une photo actuelle», propose-t-elle. «Je veux prendre le temps de bien connaître et comprendre l’opérationnel, de rencontrer l’équipe et les partenaires, d’apprendre d’eux. Mais des projets, ça ne manque pas. L’équipe sera mise à contribution. Je suis quelqu’un qui mise beaucoup sur la gestion participative. Je ne veux pas arriver avec mes gros sabots. Les possibilités de développement sont là. C’est un terreau fertile!»

La nouvelle directrice générale ne quittera pas La Tuque sans ressentir un petit pincement au cœur.

«C’est un choix déchirant», reconnaît-elle. «Je ne suis pas attachée à un endroit, mais aux gens. J’ai particulièrement un attachement envers les gens de La Tuque, à mon équipe de la Corporation de développement des arts et au conseil d’administration, qui m’a fait confiance depuis quatre ans et demi. Les gens vont me manquer beaucoup, mais avec l’avantage de la proximité géographique, je vais continuer à aller à La Tuque, où j’ai des amis et de la famille.»