La Cité de l’énergie s’apprête à tourner la page sur l’ère Robert Trudel. Le conseil d’administration devrait dévoiler l’identité de son successeur d’ici environ un mois.

Cité de l'énergie: le successeur de Robert Trudel connu cet automne

SHAWINIGAN — Le processus pour trouver un successeur à Robert Trudel à la direction générale de la Cité de l’énergie est amorcé et si tout se déroule comme prévu, la nouvelle personne devrait entrer en fonction en octobre. Trois candidats ont déjà fait parvenir leur curriculum vitae à la firme de ressources humaines Altifica, qui a affiché ce poste pour la première fois sur son site le 28 août.

Parmi les qualités recherchées, notons l’obtention d’un diplôme universitaire dans une discipline pertinente, au moins 10 ans d’expérience en gestion et pouvoir travailler en collaboration avec un conseil d’administration. Aucune date limite n’est précisée dans cet appel de candidatures, une procédure normale selon Danielle Fafard, vice-présidente, acquisition de talents chez Altifica.

«Nous recevons les candidatures tant que le mandat n’est pas terminé», explique-t-elle. En fait, l’organisation se protège au cas où la personne choisie décidait de changer d’idée. Mme Fafard croit être en mesure de livrer le mandat dans un horizon d’un mois.

Pendant ce temps, la Cité de l’énergie s’apprête à conclure sa saison estivale. Au-delà du succès du spectacle Nezha, le centre de sciences, incluant le Musée Jean-Chrétien et le secteur historique demeurent ouverts au public jusqu’au 23 septembre. Par la suite, seuls les groupes pourront visiter ces attractions jusqu’à la saison estivale 2019.

Rappelons qu’au printemps, la Cité de l’énergie a été emportée dans une tourmente à la suite d’un reportage d’ICI Radio-Canada Mauricie - Centre-du-Québec portant sur des comportements inappropriés à caractère sexuel de l’ex-directeur général, Robert Trudel, à l’endroit de cinq femmes, dont une avait témoigné à visage découvert. À la suite de ces allégations, M. Trudel a décidé de se retirer, d’un commun accord avec son conseil d’administration. Il a obtenu une indemnité, dont le montant est protégé par une clause de confidentialité.

La Sûreté du Québec ne peut toujours pas confirmer si une enquête a été ouverte sur Robert Trudel au sujet de ces présumés agissements. Chose certaine, l’ex-directeur général ne fait présentement face à aucune accusation reliée à ces dénonciations.

Enfin, le président du conseil d’administration de la Cité de l’énergie, Roland Désaulniers, ne veut pas encore s’avancer sur les conclusions de l’enquête sur le climat de travail pendant le règne de M. Trudel.

«On travaille notre affaire à l’interne et quand on sera prêt à dire des choses, nous vous les dirons», indique-t-il. «On fait ce qu’on a à faire. Je n’ai rien à dire de plus.»