Sur la photo, on reconnaît Yves Blanchette, directeur général du Regroupement des organismes de base en santé mentale des régions de la Mauricie et du Centre-du-Québec, Amélie Vallée, directrice générale de la Fondation SSS de l’Énergie, Caroline Viviers, directrice du développement de la Fondation régionale pour la santé de Trois-Rivières, Philippe Malchelosse, directeur de Point de rue, France Bouffard, directrice du TrÀsh à Shawinigan, Rebecca Heinisch, directrice d’Anna et la mer et Paul Lacoursière de Bell cause pour la cause.

Cinq organismes se partagent 85 500 $

TROIS-RIVIÈRES — C’était jour de célébration pour plusieurs organismes œuvrant dans le domaine de la santé mentale dans la région. Cinq d’entre eux ont vu leur projet retenu dans le cadre du Fonds communautaire Bell Cause pour la cause. Ainsi, ils se partageront une enveloppe de 85 500 $. Les organismes retenus sont Anna et la Mer, Fondation de la santé et des services sociaux de l’Énergie, Fondation régionale pour la santé de Trois-Rivières, le TrÀsh et Point de rue, où se déroulait, par ailleurs, la conférence de presse.

Bell cause pour la cause est une initiative pour faire la promotion de santé mentale notamment par des campagnes de sensibilisation et de lutte à la stigmatisation. L’initiative la plus connue est sans doute la Journée Bell cause pour la cause qui se tiendra le 30 janvier 2019 et qui permet d’amasser des cinq sous pour chaque appel et texto envoyés par les clients du fournisseur de service mobile.

Pour le TrÀsh à Shawinigan, les sous arrivent à point. «Ça nous permet de poursuivre un super beau projet d’accueil, un lieu où les gens peuvent venir briser leur isolement en participant à des activités. Il y a plusieurs personnes qui n’ont pas ou peu de contacts avec d’autres personnes dans la collectivité. Quand ils viennent chez nous, ils peuvent commencer à jaser avec d’autres gens et on peut tranquillement les amener vers des ressources plus spécialisées ou des soins de santé», se réjouit France Bouffard, directrice de TrÀsh à Shawinigan. «Sans ces sous-là, le service serait fermé. On n’aurait pas pu le maintenir puisqu’on a perdu notre financement fédéral. On était tributaire de notre petit bas de laine, alors on n’aurait pas pu tenir longtemps. Avec Bell, on a le vent dans les voiles et on peut continuer encore un bon bout.»

L’enthousiasme était partagé par Philippe Malchelosse, le directeur de Point de rue. «Ça fait tout un changement pour nous, ça nous permet d’offrir des soins de santé, l’accès au médecin et aux infirmières pour les personnes en situation de rue. C’est un changement immense dans leur vie.» Une travailleuse de rue sera donc embauchée à temps plein pour les accompagner dans la consultation médicale et les rassurer dans le processus.