Dès lundi prochain, les CHSLD Laflèche et Mgr Paquin accueilleront de nouveaux résidents.
Dès lundi prochain, les CHSLD Laflèche et Mgr Paquin accueilleront de nouveaux résidents.

CHSLD Laflèche et Mgr Paquin: prêts pour de nouveaux résidents

TROIS-RIVIÈRES — Lourdement touchés par la pandémie de COVID-19, les CHSLD Laflèche de Shawinigan et Mgr Paquin de Saint-Tite accueilleront dès lundi prochain des nouveaux résidents, une première depuis trois mois.

«Étant donné la levée de l’éclosion cette semaine, on commence à accepter les admissions dans ces deux CHSLD», confirmait vendredi Kellie Forand, agente d’information au Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec.

Les nouvelles admissions se feront graduellement, car un protocole de prévention de la COVID-19 doit être respecté. «Les nouveaux résidents doivent avoir un test de COVID-19 négatif et ils doivent demeurer en isolement dans une chambre pendant deux semaines à leur arrivée», précise Kellie Forand.

«Il devrait y avoir d’un à deux nouveaux résidents par jour en fonction des besoins d’hébergement. Il n’y a pas une arrivée massive qui débute lundi prochain.»

La capacité d’accueil au CHSLD Laflèche est de 154 lits, alors qu’il est de 38 lits au CHSLD Mgr Paquin. En raison des décès survenus durant la pandémie, le taux d’occupation au CHSLD Laflèche est actuellement de 57 % alors qu’il est de 50 % au CHSLD Mgr Paquin.

Rappelons que le CHSLD Laflèche a particulièrement été affecté par la pandémie. Pas moins de 107 résidents, sur 132, ont contracté la COVID-19. De ce nombre, 44 en sont décédés. Les employés aussi ont été durement touchés, avec 84 cas d’infection au coronavirus.

Lors des jours les plus meurtriers de la pandémie au CHSLD Laflèche, un conteneur réfrigéré a été installé à l’extérieur de l’établissement de soins de longue durée de Shawinigan pour entreposer des corps. Ce conteneur était toujours là vendredi, mais il ne sert plus depuis un bon moment et le CIUSSS MCQ a manifesté son intention de le retirer rapidement.

Le CHSLD Laflèche, au même titre que le CHSLD Cloutier-du Rivage de Trois-Rivières qui compte 52 morts, font partie de la liste des 25 CHSLD au Québec où l’on déplore le plus de victimes de la COVID-19, selon des données obtenues du ministère de la Santé du Québec. Plus précisément, à l’exception des CHSLD les plus touchés des régions de Montréal, Laval et Montérégie, c’est en Mauricie qu’on retrouve les deux CHSLD ayant eu le plus de décès liés à la pandémie au Québec.

Plus petit, le CHSLD Mgr Paquin de Saint-Tite a aussi été durement touché par la pandémie. On dénombrait sur place 25 cas de COVID-19 chez les résidents et 21 chez les membres du personnel. Treize résidents ont été emportés par la pandémie. Une morgue temporaire avait aussi été installée à cet endroit.

Après des mois extrêmement difficiles pour les résidents et le personnel de ces deux établissements, le CIUSSS MCQ a annoncé plus tôt cette semaine la fin des éclosions dans ces CHSLD de même qu’au CHSLD Roland-Leclerc de Trois-Rivières. Une éclosion est déclarée terminée lorsqu’aucun nouveau cas n’a été dépisté pendant 28 jours.  

Retour des conjoints aux échographies

Vendredi matin, la nouvelle concernant la possibilité pour les conjoints d’assister à nouveau aux échographies de leur conjointe enceinte a fait grand bruit. L’article du Nouvelliste annonçant les nouvelles mesures en place au CIUSSS MCQ après une directive nationale émise par le ministère de la Santé du Québec a grandement attiré l’attention des futurs parents de la région. Rappelons que lors des trois premiers mois de la pandémie, les femmes enceintes devaient assister seules aux rendez-vous de suivi de grossesse ainsi qu’aux échographies.

La nouvelle directive autorisant la présence d’un accompagnateur aux échographies en obstétrique ne s’était toutefois pas rendue vendredi matin aux agents de sécurité qui contrôlent l’accès au Centre hospitalier régional de Trois-Rivières. 

Quelques conjoints se sont d’ailleurs fait refuser l’accès tôt vendredi matin. Toutefois, la situation a rapidement été corrigée. Selon des témoignages reçus de lecteurs, des pères ont aussi dû attendre à l’extérieur de l’établissement et ont pu rejoindre leur conjointe uniquement lorsque celle-ci était appelée dans la salle d’examen.  

Rappelons toutefois que des mesures de restriction sont toujours en place à l’unité des naissances. Le conjoint d’une femme qui vient d’accoucher doit demeurer présent en tout temps. S’il doit s’absenter, il ne peut pas revenir auprès de sa conjointe et de son nouveau-né, tant que ceux-ci demeurent hospitalisés.