Dominic Therrien ne sera pas candidat à la chefferie du Parti conservateur du Canada.
Dominic Therrien ne sera pas candidat à la chefferie du Parti conservateur du Canada.

Chefferie du PCC: Dominic Therrien passe son tour

Mathieu Lamothe
Mathieu Lamothe
Le Nouvelliste
TROIS-RIVIÈRES — Après une période de réflexion de quelques semaines, Dominic Therrien a finalement décidé qu’il ne sera pas candidat à la chefferie du Parti conservateur du Canada.

Le candidat conservateur dans la circonscription de Trois-Rivières lors des élections de 2015 a annoncé sa décision, en soirée mercredi, dans une publication sur le réseau social Facebook.

L’avocat spécialisé en droit de l’immigration vivant en Colombie-Britannique et originaire de Trois-Rivières avait confirmé il y a quelques semaines qu’il avait été approché par des ténors de la formation conservatrice, provenant autant de l’Est que de l’Ouest du pays, et qu’il avait accepté de réfléchir à leur offre.

«La plupart des politiciens qui ne sautent pas dans une course électorale vous sortent les mêmes excuses préfabriquées, mais, comme vous le savez, c’est pas trop mon style alors je vais être franc avec vous. Je ne me présenterai pas à la chefferie car je ne vois pas de chemin vers la victoire. J’ai (je pense) certaines forces (entres autres mon bilinguisme, ma connaissance des enjeux politiques et ma capacité à aller chercher le financement nécessaire), mais j’ai un handicap de taille en ce moment: je manque de notoriété pancanadienne. Je ne suis pas assez connu d’un océan à l’autre et je crois que le format actuel de la course ne joue pas en ma faveur car il favorise les “insiders” du parti. Je ne critique pas ce choix qui fut fait par le parti, mais c’est une réalité qui existe et avec laquelle on doit composer dans une telle réflexion», peut-on lire sur sa page Facebook.

Par ailleurs, celui qui a évolué dans l’organisation des Braves d’Atlanta au baseball avant d’entreprendre sa carrière de juriste indique que le fait qu’il soit le père de trois jeunes enfants a également pesé dans la balance lorsqu’est venu le temps de prendre une décision.

«J’ai une jeune famille qui souffrirait de mon manque de disponibilité dans les cinq prochains mois. Je ne suis pas prêt à faire ce sacrifice pour me lancer dans une aventure qui se soldera par une défaite certaine. Si un jour je brigue la chefferie du Parti conservateur du Canada, ce sera pour la gagner. Finalement, je souhaite laisser toute la place aux quelques candidats de qualité qui, contrairement à moi, ont une chance réelle d’être à la tête du Parti conservateur du Canada après le 27 juin prochain et j’invite tout(e) candidat(e) potentiel(le) sans chance de gagner de faire de même», poursuit-il.