Michel Livernoche, président de l’Association des trappeurs du Haut Saint-Maurice et Richard Blais, vice-président de la FédéCP de la Mauricie, invitent la population à participer à cette journée.
Michel Livernoche, président de l’Association des trappeurs du Haut Saint-Maurice et Richard Blais, vice-président de la FédéCP de la Mauricie, invitent la population à participer à cette journée.

Chasseurs, pêcheurs et trappeurs sous un même toit

Audrey Tremblay
Audrey Tremblay
Le Nouvelliste
LA TUQUE — La Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs (FédéCP) et l’Association des trappeurs du Haut Saint-Maurice se réuniront sous un même toit le 22 février prochain à l’École forestière de La Tuque dans le cadre du grand rassemblement annuel de la FédéCP de la Mauricie. En plus des kiosques, démonstrations et ateliers, deux conférences seront présentées.

La vétérinaire Guylaine Séguin sera la première invitée de la journée. Elle viendra discuter avec les amateurs de maladies chez les animaux sauvages du Québec.

«Elle va parler de pathologie animale. Il sera question notamment de zoonose, c’est-à-dire des maladies qui peuvent être transmissibles à l’humain. Ces dangers peuvent guetter à l’occasion autant les chasseurs, les pêcheurs que les trappeurs», souligne Richard Blais, vice-président de la FédéCP de la Mauricie.

La deuxième conférence sera présentée par Yves Martineau, le fondateur de l’Association des conducteurs de chiens de sang du Québec.

«Ce qui est encore plus intéressant, c’est qu’il a fait une étude concernant les parties vitales des animaux, à savoir où elles sont vraiment situées que ce soit un ours, un orignal, un cerf de Virginie… Il vient nous présenter l’étude qu’il a faite. Ce sont deux très bons conférenciers et je pense que ça vaut la peine», insiste M. Blais.

D’ailleurs, les conférences sont totalement gratuites, il suffit de s’inscrire.

Depuis plusieurs années, le cerf de Virginie est au cœur des discussions de ce grand rendez-vous annuel à La Tuque alors qu’on réclamait le droit de le chasser sur le territoire. La chasse sera désormais autorisée dans la zone 26 ouest.

«Ça faisait plusieurs années qu’on travaillait le dossier. Ce n’était pas toujours facile, mais le ministère a finalement décidé d’aller de l’avant. Maintenant, ce sera ouvert pour la Mauricie, plus exactement la zone 26 ouest. Ce sera une période de six jours à l’arc et à l’arbalète et trois jours au fusil ou à la poudre noire. Ça devrait faire beaucoup d’heureux», souligne M. Blais.

«Il va également y avoir une réglementation pour l’appâtage des animaux. Ce sera permis du 1er septembre jusqu’à la fin du mois de novembre, ça n’inclut pas le sel. La période de chasse sera du 7 au 15 novembre», a-t-il ajouté.

D’ailleurs, les membres de l’Association des trappeurs du Haut Saint-Maurice ont constaté la présence en grand nombre des cerfs de Virginie sur le terrain dans les dernières années.

«On en voit beaucoup dans le bois et la population est très en santé», confirme Michel Livernoche, président de l’Association.

Pour la première fois, les deux organismes ont décidé d’unir leurs forces et de se réunir pour la présentation de l’événement.

«C’est en s’unissant qu’on fait la force. Les chasseurs, pêcheurs et trappeurs partagent le même territoire! Les conférences sont autant pour l’un que pour l’autre», affirme Richard Blais.

Durant la journée, l’Association des trappeurs du Haut Saint-Maurice va faire des démonstrations avec les jeunes notamment. Même si on note des records d’inscription au cours de trappage, on s’inquiète de la relève et on veut attirer les jeunes à s’intéresser au trappage.

«Mon combat, c’est définitivement la relève. Il faut recruter», insiste M. Livernoche.

Les deux organismes tiendront également leurs assemblées générales annuelles respectives lors de cette journée.