Patrick Charlebois en entraînement.

Charlebois complète son premier marathon dans des conditions difficiles

C'est une chose de courir un marathon. C'en est une autre de sillonner les 42,2 km à des températures oscillant entre - 20 ° C et - 30 ° C en affrontant des vents de 80 km/h. De réaliser le tout en trois heures, 32 minutes et deux secondes relève de l'exploit pour Patrick Charlebois, arrivé sixième au premier des sept marathons du World Marathon Challenge en Antarctique dans la nuit de dimanche à lundi.
Voici l'itinéraire que devra suivre Patrick Charlebois au cours des prochains jours.
Le vainqueur de ce premier d'une série de sept marathons en sept jours sur sept continents, l'Américain Michael Wardian, a terminé le circuit en 2:54:54. Un autre Américain, Ryan Hall, a précédé le Trifluvien en cinquième place avec un chrono de 3:26:31. Quant au dernier des 29 marathoniens, il a bouclé sa course en 7:28:34.
Jean Beauchesne demeure en contact avec Patrick Charlebois pendant les sept jours du défi, et sert de relais avec les médias durant l'aventure. 
«Il va bien. Ça a été quand même toute une épreuve. On parle de vents qui ont atteint les 50 miles à l'heure. Il me disait que non seulement il y avait des vents, mais il ne voyait rien! L'organisation avait beau avoir damé le tracé, il n'y avait rien à faire: il y avait de la neige, du vent, un cocktail pas idéal pour de la course», rapportait M. Beauchesne après avoir parlé au marathonien en fin d'avant-midi lundi. 
Malgré la rudesse des conditions dans lesquelles il a complété son premier marathon, le conseiller financier de 46 ans se réjouissait de sa performance.
«Il est très satisfait, très content. Ce qui est plaisant pour lui, c'est d'être le premier non-professionnel de cette épreuve-là. Les personnes qui le précèdent sont des gens qui gagnent leur vie à faire de la course. Lui se dit très heureux de se trouver le premier amateur de cette épreuve-là», indiquait M. Beauchesne en citant Patrick Charlebois.
Pour illustrer à quel point les conditions météo ont pu influencer les performances des coureurs en Antarctique, le marathonien trifluvien a comparé son chrono à celui de Ryan Hall, qui a terminé le marathon cinq minutes et 31 secondes avant lui. «Patrick a fini juste derrière Ryan Hall, qui est quand même une légende. Et pour lui (Ryan Hall), ça représente son pire chrono à vie pour un marathon», rapporte Jean Beauchesne.
Même s'il doit gérer les douleurs ou du moins les limitations provoquées par d'anciennes blessures, Patrick Charlebois semble satisfait de cette première étape du défi, selon son porte-parole. «C'est un peu surréel pour lui de côtoyer des grands comme ça, des Michael Wardian, des Ryan Hall, de voir ces gens-là sur la piste en même temps que lui...», constate M. Beauchesne.
«Patrick, sa cadence de course prévue était de quatre heures. Évidemment, 3:32 c'est excellent. Est-ce qu'il va poursuivre cette cadence-là? Il le souhaiterait. Son autre satisfaction de lundi c'est d'être à même pas trois minutes du record du marathon jusqu'à cette année. L'année passée, deux Américains avaient réussi ça, à peu près 3:30. Ça a été pulvérisé cette année par Michael Walden, qui veut faire les sept en moins de trois heures!», conclut Jean Beauchesne.
Patrick Charlebois et les autres participants au World Marathon Challenge devaient se retrouver sur la ligne de départ de la deuxième épreuve dans la nuit de lundi à mardi. Ce départ devait être lancé à Punta Arenas au Chili vers 5 h (heure locale, soit 3 h à notre fuseau). Par la suite, les coureurs poursuivront leur périple à Miami, Madrid, Marrakech, Dubai et Sydney.