De gauche à droite: Dany Carpentier, conseiller du district de La-Vérendrye, Claude Ferron, conseiller du district des Rivières, Sonia LeBel, ministre de la Justice, Pierre Montreuil, conseiller du district du Carmel, Jean Boulet, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, et Denis Roy, conseiller du district Marie-de-l’Incarnation.

Changements climatiques: élèves et élus veulent travailler ensemble

TROIS-RIVIÈRES — Des élèves de trois écoles secondaires de Trois-Rivières ont rencontré des élus municipaux et les ministres Sonia LeBel et Jean Boulet, vendredi après-midi, dans le cadre d’une discussion sur la lutte aux changements climatiques.

En plus des deux ministres, les conseillers Claude Ferron, François Bélisle, Denis Roy, Dany Carpentier et Pierre Montreuil étaient présents, de même que deux fonctionnaires municipaux. Cette rencontre s’inscrivait dans la foulée de la Déclaration d’urgence climatique, à laquelle ont participé 15 000 élèves de la région, le 6 décembre, et de l’appui à cette déclaration adopté par le conseil municipal de Trois-Rivières, le 18 décembre.

Les jeunes citoyens ont à nouveau lu la Déclaration devant les élus et les ont interpellés sur plusieurs mesures visant à lutter contre la pollution, comme le bannissement des sacs de plastique et du suremballage. Bien que leurs suggestions d’actions se soient heurtées aux limites des pouvoirs des élus municipaux, ainsi qu’aux réalités budgétaires et logistiques, les élèves semblaient satisfaits des résultats de cette rencontre.

«C’est vraiment le fun de voir qu’on a de l’appui, et ils nous ont donné plein de ressources pour plus tard, pour qu’on puisse avoir un impact plus grand, relève Éloïse Dubuc, l’une des élèves présentes. Mais parce qu’en politique, ça prend les accords venant de plus haut, de telle ou telle personne de différents départements, ça empêche d’agir maintenant. C’est sûr que ça me déçoit, mais c’est normal.»

«On pouvait poser nos questions et on avait des vraies réponses, note pour sa camarade Ariane Gélinas. Ils nous ont dit ce qu’ils pouvaient faire et ce qu’ils ne pouvaient pas faire.»

«On voit plein de beaux projets naître dans nos écoles et c’est le fun de voir des adultes, dans le gouvernement, nous appuyer, souligne Maude Mainville. C’est encourageant, surtout qu’ils nous ont invités à prendre contact auprès d’eux pour organiser.»

«Premier événement d’une série»?

En plus du soutien de membres du personnel de leur école respective, les élèves ont pu compter sur l’implication de la directrice générale du Conseil régional de l’environnement de la Mauricie, Lauréanne Daneau, et du conseiller du district du Carmel, Pierre Montreuil, qui ont agi comme facilitateurs. Ce dernier s’était d’ailleurs engagé auprès des élèves venus lire la Déclaration d’urgence climatique au conseil municipal, en décembre, à faire des démarches auprès des élus fédéraux et provinciaux de la région pour qu’ils soient présents.

«Quand des étudiants de secondaire 1 à secondaire 5 viennent interpeller les élus et nous disent qu’ils sont inquiets, il faut les écouter et les aider, soutient-il. J’ai essayé de leur dire, de leur montrer que les politiciens vont faire du mieux qu’ils peuvent, selon leurs moyens, pour faire changer les choses.»

La rencontre a duré près d’une heure et demie. Bien qu’ils aient dû partir avant la fin, les ministres Sonia LeBel et Jean Boulet ont invité les élèves à entrer en contact avec eux et à les talonner sur les enjeux qu’ils veulent voir bouger. Les élus municipaux étaient également satisfaits des résultats de cette rencontre. Pierre Montreuil promet par ailleurs de faire des démarches pour qu’une telle rencontre ait lieu à nouveau, cette fois-ci avec des élus fédéraux de la Mauricie.