Jean-Christian Champagne est en pleine action avec la chienne Zelda.
Jean-Christian Champagne est en pleine action avec la chienne Zelda.

Championnat du monde de berger allemand: «C’est comme les Jeux olympiques»

Audrey Tremblay
Audrey Tremblay
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — Jean-Christian Champagne se rendra à Modène en Italie avec l’équipe qui va représenter le Canada au Championnat du monde du berger allemand. Les compétitions auront lieu du 2 au 6 octobre.

«Cette compétition en Italie, c’est la compétition la plus relevée dans le monde et la plus difficile aussi. On se prépare très longtemps d’avance […] Pour moi, c’est comme les Jeux olympiques cette compétition-là», lance Jean-Christian Champagne.

Plus de 130 participants de 37 pays sont attendus pour la compétition qui se divise en plusieurs étapes en plus des tests vétérinaires.

«Il y a premièrement des tests de tempérament qui sont effectués sur le chien. Il y a une épreuve de pistage, une épreuve d’obéissance et il y a aussi une épreuve de défense. On pourrait comparer ça à un travail de chien de police», explique celui qui est aussi propriétaire du Centre canin de la Mauricie.

Les épreuves sont très physiques selon lui. Les chiens devront, entre autres, effectuer un saut d’un mètre avec un objet de deux livres dans la bouche. Les épreuves de défense sont exigeantes au niveau cardiovasculaire, note-t-il, puisque la compétition a lieu sur un terrain de football.

Jean-Christian Champagne a toujours aimé les bergers allemands.

D’ailleurs il en sera à sa troisième participation à cette compétition au sein de l’équipe canadienne.

«Je suis professionnellement entraîneur de chien depuis 30 ans à Trois-Rivières. J’ai toujours aimé le berger allemand. C’est un chien qui est polyvalent. Il est très endurant aussi […] C’est la troisième fois que je fais l’équipe canadienne. J’ai déjà été en Allemagne où j’avais fini 23e et j’ai été en Slovénie quelques années plus tard ou j’avais fini 32e».

Il se rend en Italie avec Zelda, une chienne de 3 ans et demi dont il est le manieur, mais pas le propriétaire.

«C’est un éleveur et un ami de longue date qui m’a demandé de prendre cette chienne-là pour travailler. On est rendu au Championnat du monde...», lance M. Champagne.

Le Trifluvien devra toutefois patienter jusqu’en début de semaine pour savoir s’il sera sur la ligne de départ.

«Il y a cinq représentants par pays, on est six au Canada. Je suis réserviste en ce moment, mais il y a des chiens qui ont eu des problèmes physiques, je vais savoir lundi si je participe.»

«Dans des championnats comme ça, ce sont les meilleurs de chaque pays qui se rencontrent alors c’est très bon pour découvrir de nouvelles façons d’entraîner, de nouveaux outils... C’est toute une expérience. Nouvelles idées, nouvelles techniques, c’est tout un happening», a-t-il conclu.