Les amateurs de bruit et de boucane en ont eu plein la vue et les oreilles, samedi.
Les amateurs de bruit et de boucane en ont eu plein la vue et les oreilles, samedi.

Challenge 255: une 14e édition sur la piste de la réussite

Matthieu Max-Gessler,  Initiative de journalisme local
Matthieu Max-Gessler, Initiative de journalisme local
Le Nouvelliste
BAIE-DU-FEBVRE — Les adeptes de courses de poids lourds étaient nombreux, samedi, au Challenge 255 de Baie-du-Febvre, malgré un ciel hésitant entre soleil et grisaille. Près de 50 000 personnes s’étaient donné rendez-vous pour cette grand-messe de l’adrénaline et de la puissance des moteurs, qui a fait le bonheur des petits et des grands pour une 14e année.

Les adeptes de courses de poids lourds étaient nombreux, cette fin de semaine, au Challenge 255 de Baie-du-Febvre, malgré un ciel hésitant entre soleil et grisaille. Près de 50 000 personnes s’étaient donné rendez-vous pour cette grand-messe de l’adrénaline et de la puissance des moteurs, qui a fait le bonheur des petits et des grands pour une 14e année.

«C’est la première fois que je viens ici, raconte le jeune Félix Laforêt, venu avec sa famille pour écouter les moteurs vrombir et voir les poids lourds s’élancer sur la piste aménagée dans Baie-du-Febvre. J’aime les gros semi-remorques, les voir courser. Et j’aime le bruit!»

C’est aussi le bruit et le plaisir de voir ces énormes véhicules qui ont incité Cédric à revenir cette année au Challenge 255. «J’aime les gros trucks, les moteurs, tout ce qui fait du bruit et qui tire, explique le jeune homme. Je passe la fin de semaine ici, on a loué un terrain de camping. Je trouve ça le fun. La compétition est bonne et les trucks tirent pas mal.»

Outre les courses, le Challenge est aussi l’occasion d’admirer des centaines de camions, lustrés et polis par leurs propriétaires, fiers de montrer l’engin dans lequel ils passent leur quotidien et qu’ils ont mis à leur goût, certains faisant preuve d’une grande créativité. S’il ne s’est pas privé du spectacle des courses, c’est ce second volet, le Show N’Shine, que préfère Yvon Cousineau, venu de Saint-Lazare pour une quatrième année.

«C’est surtout pour voir les camions, le plaisir qu’il y a à l’entour de ça. On fait beaucoup de festivals dans notre année et on aime bien ça ici. C’est une belle fin de semaine, pas mal plus agréable qu’être en camping tout le temps. Ici, il y a des activités pour toute la journée et toute la soirée», souligne-t-il.

Plusieurs visiteurs tenaient également à voir Lisa Kelly, camionneuse américaine qui a participé à la série de téléréalité Ice Road Truckers. Mme Kelly a remporté trois des cinq courses de camions lourds auxquelles elle participait, dimanche.

140 personnes ont pris part aux courses de camion lourd, de camionnette et de moto.

La fierté du métier
Pour les quelque 350 exposants venus montrer leur machine, le Challenge 255 est aussi l’occasion de se retrouver entre camionneurs. C’est pour voir et discuter avec leurs confrères que certains sont prêts à payer 150 $ pour avoir une place à l’événement. Et pour Étienne Bergeron, qui cumule près de 30 ans d’expérience comme camionneur, c’est l’occasion de montrer la fierté qu’il a à exercer ce métier.

«C’est une passion - presque une maladie, mais ça n’en est pas une! C’est une vie pleine de choses et on est très fiers de la mener, à voyager et voir toutes sortes de pays, de places, de montagnes et de rivières. Ça n’a pas de fin, tu rencontres plein de gens», relate-t-il.

Pour lui, le Challenge et les autres événements de ce genre auxquels il participe sont également l’occasion d’oublier un peu l’aspect plus difficile du métier: les dangers de la route, mais aussi le fait d’être loin de ses proches pendant de longs moments. «C’est une belle fin de semaine, ça nous permet de nous libérer de ce qu’on fait dans la semaine. On fait autre chose et on voit plein de monde», confie-t-il.

«C’est un job qui est dur, ajoute M. Bergeron. Les gens qui pensent qu’on est assis à ne rien faire dans nos camions, ils se trompent: il faut les charger, les décharger, les toiler et les détoiler. On conduit dans la neige et dans la slush et l’hiver, quand les gens restent chez eux parce que les routes sont mauvaises, nous, il faut qu’on y aille quand même.»

L’an dernier, près de 50 000 personnes sont venues au Challenge 255. L’organisation croit pouvoir battre ce record cette année.

Toujours plus gros
La popularité de l’événement ne semble pas diminuer. Le record de foule atteint l’an dernier, avec près de 50 000 personnes, pourrait bien être battu en cette 14e édition, croit Jean-Guy Houle, directeur général du Challenge 255.

«On a l’équivalent de l’an passé, peut-être même un peu plus de campeurs, se réjouit-il. Et si ça ressemble à l’an passé, ça veut dire que c’est excellent! Si on dépasse, tout le monde dans l’organisation sera très content.»

Le nombre d’inscriptions au Show N’Shine est lui aussi en progression. L’organisation en a dénombré une cinquantaine de plus que l’an dernier, soit près de 350 camions.
«On va manquer de place! Je ne sais pas trop comment on va faire pour en accueillir encore davantage, mais rendu là, c’est un beau problème», souligne M. Houle.
La popularité du drag de rue, qui avait lieu jeudi, est elle aussi en hausse, alors que les inscriptions ont grimpé de 30 %. Quant aux participants aux courses de camion, camionnette et moto, ils étaient au nombre de 140 cette année. Les spectacles de Guylaine Tanguay et de Steeve Desmarais, vendredi soir, ont aussi eu un bon effet d’attraction, selon le directeur général.