Yves Lévesque se réjouit de l'accession au cabinet des ministres de François-Philippe Champagne.

C'était une question de temps, dit Yves Lévesque

L'accession de François-Philippe Champagne au cabinet des ministres du gouvernement Trudeau était non seulement méritée, mais ce n'était qu'une question de temps. C'est du moins l'avis du maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, qui estime que M. Champagne faisait à tout le moins déjà le travail d'un ministre digne de ce nom pour la région.
«Est-ce que c'est un plus pour notre région? Assurément oui, mais en même temps, M. Champagne faisait déjà un travail extraordinaire comme député. J'ai toujours dit que ça prend un député au pouvoir si on souhaite faire avancer les dossiers, et on constate que M. Champagne a beaucoup d'influence au niveau gouvernemental. Il a amené beaucoup de ministres, et même le premier ministre dans la région. Il a démontré qu'il est capable de négocier avec les gens de son parti», mentionne Yves Lévesque.
Ainsi, le sachant désormais ministre, M. Lévesque ne doute pas que la région en tirera certains bénéfices, lui qui attend déjà le nouveau ministre du Commerce international avec une certaine liste d'épicerie qu'il souhaite lui soumettre. De ce nombre, notons le dossier de l'aéroport de Trois-Rivières, du train à haute vitesse ainsi que de l'aide financière et de la norme du béton pour les victimes de la pyrrhotite. 
«Ce sont des dossiers qui ont été amorcés bien avant qu'il soit nommé ministre. On souhaite obtenir une subvention pour la modernisation de l'aérogare, ce qui permettra d'accueillir des vols internationaux.
Par ailleurs, les coûts pour avoir accès à l'agence de sécurité sont trop élevés par rapport à certains aéroports de même envergure, et ça se refléterait dans le coût des billets ce qui nous rendrait moins compétitifs pour accueillir des vols internationaux. Nous souhaitons avoir l'équité avec les autres», mentionne M. Lévesque.
En ce qui concerne le train à grande vitesse, le maire espère bien recevoir un signal clair, lors du prochain budget fédéral, pour la modification du réseau actuel afin de permettre l'implantation du train à grande vitesse sur la rive nord entre Québec et Montréal. 
D'ailleurs, le ministre des Transports Marc Garneau sera à Trois-Rivières vendredi, et le maire compte bien l'entretenir à ce sujet.
«C'est une belle opportunité pour nous de le rencontrer et de lui faire part de nos revendications. Et avec M. Champagne devenu ministre, on a la chance d'avoir une bonne écoute de son côté aussi alors nous sommes confiants», a-t-il fait savoir.