La candidate du Parti québécois dans Laviolette-Saint-Maurice, Jacynthe Bruneau.

«Cet enjeu est crucial»

SHAWINIGAN — La candidate du Parti québécois dans Laviolette-Saint-Maurice, Jacynthe Bruneau, entend faire de la lutte contre la pauvreté son cheval de bataille.

«Ce défi est réel chez nous. La Mauricie est l’une des régions du Québec où le salaire disponible par habitant est le plus bas. Comme députée de Laviolette-Saint-Maurice, je vais m’assurer que les citoyens de la circonscription puissent avoir les ressources nécessaires pour contribuer à la vie économique dynamique de notre région», a-t-elle laissé entendre mercredi.

Concerter les acteurs locaux, mieux soutenir les organismes communautaires et instaurer le salaire minimum à 15 dollars l’heure: voilà les trois volets de son plan.

Selon elle, il faut réunir tous les partenaires de la société civile, des villes et de la MRC afin d’adopter des stratégies concertées pour combattre la pauvreté et l’exclusion sociale. Et l’une d’elles pourrait être une politique de lutte contre le gaspillage alimentaire.

«Nous voulons permettre aux banques alimentaires d’obtenir plus de denrées en favorisant la redistribution des produits invendus et en imposant un plafond de gaspillage aux détaillants en alimentation», suggère Mme Bruneau.

À son avis, les nombreux organismes communautaires de son comté, qui viennent en aide à des milliers de citoyens, doivent être mieux soutenus.

«En matière de lutte contre la pauvreté, les organismes d’action communautaire font définitivement partie de la solution. Le manque de financement est un frein important à leur développement. Un gouvernement du Parti québécois va octroyer dès sa première année au pouvoir un montant supplémentaire et récurrent de 200 millions de dollars pour les acteurs du milieu communautaire», se plaît-elle à rappeler, tout comme la création d’un ministère responsable de l’application d’une politique de reconnaissance de l’action communautaire.

Et sa formation politique favorise un salaire minimum à 15 dollars l’heure. «Une proportion importante des salariés dans le comté travaillent au salaire minimum. Ça n’a aucun sens de travailler 40 heures par semaine et de ne même pas avoir un revenu au-dessus du seuil de la pauvreté», dénonce la candidate péquiste.

Finalement, cette dernière juge important de soutenir adéquatement les entreprises et les PME de la région «en effectuant des veilles stratégiques».